30 juin 2010
25 juin 2010
AFRICATIME - Le rendez-vous de l'Afrique sur Internet
AFRICATIME - Le rendez-vous de l'Afrique sur Internet
Les réponses à la sécheresse dans les pays du Sahel et à la crise alimentaire qui en découle restent insuffisantes, malgré la mobilisation des Etats et de leurs partenaires, a relevé le Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) à travers un communiqué publié mercredi.
"A l'entrée de la campagne agricole 2010-2011, la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel, déjà préoccupante, risque de
Les réponses à la sécheresse dans les pays du Sahel et à la crise alimentaire qui en découle restent insuffisantes, malgré la mobilisation des Etats et de leurs partenaires, a relevé le Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) à travers un communiqué publié mercredi.
"A l'entrée de la campagne agricole 2010-2011, la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel, déjà préoccupante, risque de
24 juin 2010
Lutte contre la désertification: UN PROJET DE MURAILLE VERTE DE 7000 KM LANCE AU TCHAD
FRATMAT.INFO - Lutte contre la désertification: UN PROJET DE MURAILLE VERTE DE 7000 KM LANCE AU TCHAD
Le projet de la Grande Muraille Verte (Gmv) a été officiellement lancé ce 17 Juin à N’Djamena au
Le projet de la Grande Muraille Verte (Gmv) a été officiellement lancé ce 17 Juin à N’Djamena au
18 juin 2010
L'Afrique s'engage pour la "Grande Muraille verte" - LeMonde.fr
L'Afrique s'engage pour la "Grande Muraille verte" - LeMonde.fr
Onze pays africains, réunis pour un premier sommet sur le sujet, ont rappelé jeudi 17 juin à N'Djamena (Tchad) leur engagement à développer la Grande Muraille verte qui doit, à terme, enrayer l'avancée du
Onze pays africains, réunis pour un premier sommet sur le sujet, ont rappelé jeudi 17 juin à N'Djamena (Tchad) leur engagement à développer la Grande Muraille verte qui doit, à terme, enrayer l'avancée du
17 juin 2010
Touaregs : nouvelle lueur d’espoir pour « le Nord »
Niger – Touaregs : nouvelle lueur d’espoir pour « le Nord »* - Temoust.org Le portail du peuple touareg berbère Kel Tamasheq
Vérité, justice, équité et réconciliation : les clés de l’unité et de la cohésion nationales, donc d’une vie politique apaisée.
Le Niger vient de connaitre un nouvel épisode de
Vérité, justice, équité et réconciliation : les clés de l’unité et de la cohésion nationales, donc d’une vie politique apaisée.
Le Niger vient de connaitre un nouvel épisode de
3 juin 2010
22 mai 2010
10 mai 2010
4 mai 2010
Pr ALHOUSSEINI BRETAUDEAU, SECRETAIRE EXECUTIF DU CILSS - Les Editions Le Pays
"Le Sahel peut se nourrir"lundi 3 mai 2010
Famine au Niger, insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest, plus particulièrement au Sahel, période de soudure qui s’annonce. Autant de questions qui ont espéré avoir des réponses chez le Secrétaire exécutif (SE) du CILSS (Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel), le Pr Alhousséïni Brétaudeau. Pour y répondre, cet ancien professeur malien d’agronomie et d’agriculture qui a enseigné pendant une trentaine d’années son sacerdoce dans de nombreux pays africains, a daigné nous recevoir. C’était le samedi 1er mai 2010 dans
28 avr. 2010
19 avr. 2010
Desert song : en immersion chez les touaregs - Temoust.org | Le portail du peuple touareg berbère Kel Tamasheq
Desert song : en immersion chez les touaregs - Temoust.org Le portail du peuple touareg berbère Kel Tamasheq
Dans le désert algérien, une guitare électrique. C’est Tamikrest. Le groupe chante la colère et la douleur des Touaregs, peuple de nomades obligés de
Dans le désert algérien, une guitare électrique. C’est Tamikrest. Le groupe chante la colère et la douleur des Touaregs, peuple de nomades obligés de
16 avr. 2010
14 oct. 2009
Tinariwen, porte-voix musical et politique berbère - LeMonde.fr
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Tinariwen a été le porte-voix de la rébellion touarègue au Mali, au début des années 1990. Il attire un public jeune, enthousiaste, qui n'a aucune notion de
Tinariwen a été le porte-voix de la rébellion touarègue au Mali, au début des années 1990. Il attire un public jeune, enthousiaste, qui n'a aucune notion de
17 août 2009
Les Touaregs... - A l'affiche - WebArabic
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Les Touaregs racontés aux enfants. Ils vivent dans dans le Sahara central, l’Algérie, la Libye et sur les bordures du Sahel, Niger, Mali, et Burkina Faso : les Touaregs. A travers ce livre, Jean-Marc Durou et David Giraudon font découvrir aux
Les Touaregs racontés aux enfants. Ils vivent dans dans le Sahara central, l’Algérie, la Libye et sur les bordures du Sahel, Niger, Mali, et Burkina Faso : les Touaregs. A travers ce livre, Jean-Marc Durou et David Giraudon font découvrir aux
10 août 2009
Seneweb news : Environnement - La Grande Muraille Verte, ‘’ une réponse africaine à un drame africain’’, selon Djibo Kâ
Seneweb news : Environnement - La Grande Muraille Verte, ‘’ une réponse africaine à un drame africain’’, selon Djibo Kâ
L’édification de la Grande Muraille Verte, du Sénégal à Djibouti, est ‘’une réponse africaine à un drame africain’’, a déclaré samedi le ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature des Bassins de rétention et
L’édification de la Grande Muraille Verte, du Sénégal à Djibouti, est ‘’une réponse africaine à un drame africain’’, a déclaré samedi le ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature des Bassins de rétention et
3 août 2009
Alger : 2 000 ans sous la terre - Le Monde.fr
Alger : 2 000 ans sous la terre - Le Monde.fr
LE MONDE 01.08.09 13h59 • Mis à jour le 01.08.09 13h59
Alger Envoyé spécial
élicatement tamponnée avec une éponge humide, la mosaïque polychrome révèle, après quinze siècles d'oubli, l'éclat de ses rouges, de ses jaunes, de ses noirs et la délicatesse de ses motifs. La chaleur de l'été algérois a tôt fait d'évaporer l'eau. Les tesselles perdent immédiatement leur éclat, s'affadissent en couleurs passées, brûlées par la lumière trop crue,
comme s'évanouit un rêve.
Les archéologues viennent de mettre au jour le sol décoré d'une basilique paléochrétienne, datant à première vue du Ve ou du VIe siècle. Ils ne peuvent s'attarder dans cette contemplation, affiner la datation ou vérifier leurs hypothèses. Ils ont déjà repéré, en dessous, des vestiges plus anciens, un mur datant du Ier ou du IIe siècle de notre ère, qu'il faut vite excaver.
Tout autour du chantier, gronde la rumeur impatiente d'Alger. Place des Martyrs, au pied de la Casbah et de la grande mosquée Djamâa el-Jdid, là où bat le coeur de la capitale, deux larges trous ont été ouverts de chaque côté d'un monument érigé en l'honneur des héros de la guerre d'indépendance. A la pelleteuse et au pinceau, les fouilles exhument, palier après palier, le riche passé de la ville.
Vingt mètres sous terre passera bientôt la première ligne de métro, qui devrait être achevée à la fin de 2009. Une station doit être percée, place des Martyrs. Or le pays s'est doté d'une loi qui protège les monuments historiques. Le périmètre est en outre classé par l'Unesco au Patrimoine mondial de l'humanité depuis 1992. Les autorités ont donc commandé des sondages du sol, sous la responsabilité conjointe du Centre national de la recherche archéologique, de l'Office national de gestion et d'exploitation des biens culturels et de la Direction de la culture de la wilaya d'Alger.
L'Algérie a demandé l'appui technique de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) français, rodé à ce type de fouilles express, sous la pression des aménageurs. "Nous ne faisons pas à la place des Algériens, précise François Souq, 53 ans, directeur de l'Inrap Méditerranée. Nous transmettons un savoir-faire." Quatre archéologues français et une douzaine de confrères algériens creusent ainsi depuis un mois, six jours par semaine, neuf heures par jour, par plus de 40 ºC.
Sous la croûte de bitume, les traces de la première colonisation française ont été relevées. Puis l'étage ottoman a été excavé, laissant apparaître ce qui pourrait être une mosquée, quelques rues au pavement de galets et les traces d'un souk. La strate médiévale a été plus décevante, signalant un déclin de la cité à cette époque que relatent d'ailleurs la plupart des textes. Puis, il y eut la découverte de la basilique, large d'une vingtaine de mètres, flanquée de sépultures dont les ossements ont - hélas ! - mal résisté au temps. Des bases de colonnes subsistent également. Affleure juste en dessous le Bas-Empire.
Il reste encore trois bons mètres à excaver avant de heurter le tablier de roche schisteuse. Avec l'espoir d'atteindre l'époque de l'apogée romaine et, qui sait, l'ancien comptoir phénico-punique, connu dans les livres sous le nom d'Ikosim, dès le IIIe siècle avant notre ère. "Des sites comme celui-ci, on en a une ou deux fois dans sa vie, assure François Souq. Nous faisons remonter deux mille ans d'histoire sur 7,50 mètres de stratigraphie. Et c'est à Alger, une ville emblématique." Le temps presse. Les archéologues ont huit semaines pour achever leur diagnostic et rédiger un rapport sur leurs découvertes. "Nous ne devons pas être considérés comme ceux qui bloquent les projets de développement", disait Kamel Stiti, 44 ans, l'archéologue algérien qui codirige le chantier avec François Souq. Les ministères de la culture et des transports ferrailleront pour décider de l'ampleur des fouilles qu'il conviendra d'accomplir ensuite, débat classique entre défenseurs du passé et promoteurs de l'avenir.
Dans la jeune République algérienne, née des affres de la guerre d'indépendance, se greffe une autre considération, plus politique. Jamais des recherches préventives d'une telle ampleur n'avaient été entreprises. Tout juste avait-on trouvé, au hasard des coups de pioche, quelques pièces puniques ou les restes d'une domus romaine.
Le pays ancre son nationalisme dans la lutte contre le colonialisme. Mais l'histoire de cette terre est celle de l'assimilation successive par les populations berbères des apports extérieurs, qu'ils soient envahisseurs ou protecteurs encombrants. La ville aura été Ikosim, Icosium, El-Djezaïr puis Alger. Phéniciens, Romains, Vandales, chrétiens, pirates, conquérants arabes, janissaires de l'Empire ottoman ont ainsi laissé leurs empreintes successives dans le sol, pris et donné, pillé et enrichi.
Les Français sont venus à leur tour. Ils ont remanié la basse Casbah, au milieu du XIXe siècle, ont construit des immeubles haussmanniens avec les matériaux trouvés sur place. Mais chaque nouvel arrivant semble avoir fait de même, comme l'atteste le réemploi des pierres. "Nous découlons d'un brassage des civilisations", en conclut Kamel Stiti. Très suivi par les médias algériens, le chantier archéologique est ainsi devenu une quête identitaire.
Benoît Hopquin
L'Algérie en six dates
IIIe siècle avant notre ère Fondation d'Ikosim, un comptoir phénico-punique, sur une côte où vivaient les Amazighs, devenus les Berbères. La cité dépend bientôt du royaume de Maurétanie, sous Juba II (environ - 25 à 23 de notre ère).
40 de notre ère Rome accentue sa domination. Icosium est un municipe jusqu'en 372, où les Berbères se révoltent. La ville passe sous domination vandale.
VIIe siècle Arrivée de l'islam et implantation de la tribu des Beni Mezrenna.
960 Le Berbère Bologhine Ibn Ziri refonde la cité, qui tombe bientôt aux mains des Almoravides et des Almohades.
1516 Les frères Barberousse prennent possession de la ville.
1830-1962 Colonisation française.
Article paru dans l'édition du 02.08.09
LE MONDE 01.08.09 13h59 • Mis à jour le 01.08.09 13h59
Alger Envoyé spécial
élicatement tamponnée avec une éponge humide, la mosaïque polychrome révèle, après quinze siècles d'oubli, l'éclat de ses rouges, de ses jaunes, de ses noirs et la délicatesse de ses motifs. La chaleur de l'été algérois a tôt fait d'évaporer l'eau. Les tesselles perdent immédiatement leur éclat, s'affadissent en couleurs passées, brûlées par la lumière trop crue,
comme s'évanouit un rêve.Les archéologues viennent de mettre au jour le sol décoré d'une basilique paléochrétienne, datant à première vue du Ve ou du VIe siècle. Ils ne peuvent s'attarder dans cette contemplation, affiner la datation ou vérifier leurs hypothèses. Ils ont déjà repéré, en dessous, des vestiges plus anciens, un mur datant du Ier ou du IIe siècle de notre ère, qu'il faut vite excaver.
Tout autour du chantier, gronde la rumeur impatiente d'Alger. Place des Martyrs, au pied de la Casbah et de la grande mosquée Djamâa el-Jdid, là où bat le coeur de la capitale, deux larges trous ont été ouverts de chaque côté d'un monument érigé en l'honneur des héros de la guerre d'indépendance. A la pelleteuse et au pinceau, les fouilles exhument, palier après palier, le riche passé de la ville.
Vingt mètres sous terre passera bientôt la première ligne de métro, qui devrait être achevée à la fin de 2009. Une station doit être percée, place des Martyrs. Or le pays s'est doté d'une loi qui protège les monuments historiques. Le périmètre est en outre classé par l'Unesco au Patrimoine mondial de l'humanité depuis 1992. Les autorités ont donc commandé des sondages du sol, sous la responsabilité conjointe du Centre national de la recherche archéologique, de l'Office national de gestion et d'exploitation des biens culturels et de la Direction de la culture de la wilaya d'Alger.
L'Algérie a demandé l'appui technique de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) français, rodé à ce type de fouilles express, sous la pression des aménageurs. "Nous ne faisons pas à la place des Algériens, précise François Souq, 53 ans, directeur de l'Inrap Méditerranée. Nous transmettons un savoir-faire." Quatre archéologues français et une douzaine de confrères algériens creusent ainsi depuis un mois, six jours par semaine, neuf heures par jour, par plus de 40 ºC.
Sous la croûte de bitume, les traces de la première colonisation française ont été relevées. Puis l'étage ottoman a été excavé, laissant apparaître ce qui pourrait être une mosquée, quelques rues au pavement de galets et les traces d'un souk. La strate médiévale a été plus décevante, signalant un déclin de la cité à cette époque que relatent d'ailleurs la plupart des textes. Puis, il y eut la découverte de la basilique, large d'une vingtaine de mètres, flanquée de sépultures dont les ossements ont - hélas ! - mal résisté au temps. Des bases de colonnes subsistent également. Affleure juste en dessous le Bas-Empire.
Il reste encore trois bons mètres à excaver avant de heurter le tablier de roche schisteuse. Avec l'espoir d'atteindre l'époque de l'apogée romaine et, qui sait, l'ancien comptoir phénico-punique, connu dans les livres sous le nom d'Ikosim, dès le IIIe siècle avant notre ère. "Des sites comme celui-ci, on en a une ou deux fois dans sa vie, assure François Souq. Nous faisons remonter deux mille ans d'histoire sur 7,50 mètres de stratigraphie. Et c'est à Alger, une ville emblématique." Le temps presse. Les archéologues ont huit semaines pour achever leur diagnostic et rédiger un rapport sur leurs découvertes. "Nous ne devons pas être considérés comme ceux qui bloquent les projets de développement", disait Kamel Stiti, 44 ans, l'archéologue algérien qui codirige le chantier avec François Souq. Les ministères de la culture et des transports ferrailleront pour décider de l'ampleur des fouilles qu'il conviendra d'accomplir ensuite, débat classique entre défenseurs du passé et promoteurs de l'avenir.
Dans la jeune République algérienne, née des affres de la guerre d'indépendance, se greffe une autre considération, plus politique. Jamais des recherches préventives d'une telle ampleur n'avaient été entreprises. Tout juste avait-on trouvé, au hasard des coups de pioche, quelques pièces puniques ou les restes d'une domus romaine.
Le pays ancre son nationalisme dans la lutte contre le colonialisme. Mais l'histoire de cette terre est celle de l'assimilation successive par les populations berbères des apports extérieurs, qu'ils soient envahisseurs ou protecteurs encombrants. La ville aura été Ikosim, Icosium, El-Djezaïr puis Alger. Phéniciens, Romains, Vandales, chrétiens, pirates, conquérants arabes, janissaires de l'Empire ottoman ont ainsi laissé leurs empreintes successives dans le sol, pris et donné, pillé et enrichi.
Les Français sont venus à leur tour. Ils ont remanié la basse Casbah, au milieu du XIXe siècle, ont construit des immeubles haussmanniens avec les matériaux trouvés sur place. Mais chaque nouvel arrivant semble avoir fait de même, comme l'atteste le réemploi des pierres. "Nous découlons d'un brassage des civilisations", en conclut Kamel Stiti. Très suivi par les médias algériens, le chantier archéologique est ainsi devenu une quête identitaire.
Benoît Hopquin
L'Algérie en six dates
IIIe siècle avant notre ère Fondation d'Ikosim, un comptoir phénico-punique, sur une côte où vivaient les Amazighs, devenus les Berbères. La cité dépend bientôt du royaume de Maurétanie, sous Juba II (environ - 25 à 23 de notre ère).
40 de notre ère Rome accentue sa domination. Icosium est un municipe jusqu'en 372, où les Berbères se révoltent. La ville passe sous domination vandale.
VIIe siècle Arrivée de l'islam et implantation de la tribu des Beni Mezrenna.
960 Le Berbère Bologhine Ibn Ziri refonde la cité, qui tombe bientôt aux mains des Almoravides et des Almohades.
1516 Les frères Barberousse prennent possession de la ville.
1830-1962 Colonisation française.
Article paru dans l'édition du 02.08.09
20 juil. 2009
13 juil. 2009
Tinariwen : L'EMBLÈME DE LA CULTURE TOUARÈGUE
Tinariwen : L'EMBLÈME DE LA CULTURE TOUARÈGUE in L'ESSOR
C'est le groupe de musique le plus célèbre du nord de notre pays. Il parcourt le monde pour faire connaître l'art des hommes bleus. Originaire de Tessalit dans la région de Kidal, Tinariwen "les déserts" en tamasheq, est un groupe de musique touareg bien connu sur la scène internationale. Dans cette partie du Mali, les nomades mènent une vie dure et solitaire parfois. Pour combler le vide et oublier le quotidien difficile, les touareg improvisent des chants pour réduire les distances qu'ils soient à pied ou à dos de chameau, et ainsi dissiper leur blues. Ces chants sont rythmés par le tendé. Un instrument traditionnel de percussion battu à la cadence des chameaux. C'est cette musique traditionnelle que le groupe Tinariwen tente de moderniser avec l'introduction de la guitare acoustique.Au fil du temps, sa musique est devenue une sorte de mélange avec le rock and roll et le blues américain, sur fond de musique traditionnelle. Ce qui a permis à Tinariwen d'être adopté par les siens et de conquérir de nombreux mélomanes à travers le monde.
Initié par Ibrahim Ag Alhabib dit "Abraybone", Alhassane Ag Touhami et feu Intayaden, lors d'un festival à Alger en 1982, trois amis qui jouaient une guitare acoustique, puis le groupe "les voix du hoggar" leur a offert une première guitare électrique.Après la signature du Pacte national en 1992 à Tamanrasset, c'est le retour de la paix, le groupe s'est consacré à la diffusion de la culture touarègue grâce à sa musique et à des paroles évoquant l'amour pour le désert et les souffrances du monde touareg. Certains membres du groupe qui avaient participé à la rébellion ont troqué les fusils contre des instruments de musique.A partir de cet instant, Tinariwen participe à de nombreux festivals au Mali et en Europe. C'est en 2000 que le groupe signe son premier album "The Radio Tisdas Session" enregistré à Kidal par Justin Adams et Lo'Jo, un groupe français. Puis c'est l'album "Amassakoul" le voyageur en tamasheq, édité en 2004 qui confirme la notoriété du groupe. Tinariwen fait figure d'ambassadeur des touareg à travers le monde avec ses tournées en Europe, aux Etats-Unis, au Canada et en Asie. Dès lors, le groupe partage la scène avec des grands groupes et des stars du rock comme les Rolling Stones, Carlos Santana, Robert Plant, Taj Mahal ou Elvis Costelle... Une tournée qui sera suivie de la sortie de leur troisième album "Aman Iman" (l'eau c'est la vie) qui vient confirmer le succès du groupe puisqu'il a été entre autre disque d'argent en Grande Bretagne.Tinariwen est devenu une sorte d'emblème pour les touareg du monde entier. Actuellement en tournée en Europe, le groupe sortira dans quelques mois son quatrième album intitulé "Imidiwan" (les compagnons ou les amis) en tamasheq. Le groupe mis deux mois pour travailler sur cet album à Tessalit.Entre chants d'espoir et de blues, Tinariwen, ces fils du désert réinventent la musique qui touche le corps, le cœur et l'âme. Tinariwen est le groupe le plus célèbre des groupes de musique touareg. C'est le messager de la culture du monde touareg.
Assaleck Ag TITA
l'Essor n°16483 du - 2009-07-13
C'est le groupe de musique le plus célèbre du nord de notre pays. Il parcourt le monde pour faire connaître l'art des hommes bleus. Originaire de Tessalit dans la région de Kidal, Tinariwen "les déserts" en tamasheq, est un groupe de musique touareg bien connu sur la scène internationale. Dans cette partie du Mali, les nomades mènent une vie dure et solitaire parfois. Pour combler le vide et oublier le quotidien difficile, les touareg improvisent des chants pour réduire les distances qu'ils soient à pied ou à dos de chameau, et ainsi dissiper leur blues. Ces chants sont rythmés par le tendé. Un instrument traditionnel de percussion battu à la cadence des chameaux. C'est cette musique traditionnelle que le groupe Tinariwen tente de moderniser avec l'introduction de la guitare acoustique.Au fil du temps, sa musique est devenue une sorte de mélange avec le rock and roll et le blues américain, sur fond de musique traditionnelle. Ce qui a permis à Tinariwen d'être adopté par les siens et de conquérir de nombreux mélomanes à travers le monde.

Initié par Ibrahim Ag Alhabib dit "Abraybone", Alhassane Ag Touhami et feu Intayaden, lors d'un festival à Alger en 1982, trois amis qui jouaient une guitare acoustique, puis le groupe "les voix du hoggar" leur a offert une première guitare électrique.Après la signature du Pacte national en 1992 à Tamanrasset, c'est le retour de la paix, le groupe s'est consacré à la diffusion de la culture touarègue grâce à sa musique et à des paroles évoquant l'amour pour le désert et les souffrances du monde touareg. Certains membres du groupe qui avaient participé à la rébellion ont troqué les fusils contre des instruments de musique.A partir de cet instant, Tinariwen participe à de nombreux festivals au Mali et en Europe. C'est en 2000 que le groupe signe son premier album "The Radio Tisdas Session" enregistré à Kidal par Justin Adams et Lo'Jo, un groupe français. Puis c'est l'album "Amassakoul" le voyageur en tamasheq, édité en 2004 qui confirme la notoriété du groupe. Tinariwen fait figure d'ambassadeur des touareg à travers le monde avec ses tournées en Europe, aux Etats-Unis, au Canada et en Asie. Dès lors, le groupe partage la scène avec des grands groupes et des stars du rock comme les Rolling Stones, Carlos Santana, Robert Plant, Taj Mahal ou Elvis Costelle... Une tournée qui sera suivie de la sortie de leur troisième album "Aman Iman" (l'eau c'est la vie) qui vient confirmer le succès du groupe puisqu'il a été entre autre disque d'argent en Grande Bretagne.Tinariwen est devenu une sorte d'emblème pour les touareg du monde entier. Actuellement en tournée en Europe, le groupe sortira dans quelques mois son quatrième album intitulé "Imidiwan" (les compagnons ou les amis) en tamasheq. Le groupe mis deux mois pour travailler sur cet album à Tessalit.Entre chants d'espoir et de blues, Tinariwen, ces fils du désert réinventent la musique qui touche le corps, le cœur et l'âme. Tinariwen est le groupe le plus célèbre des groupes de musique touareg. C'est le messager de la culture du monde touareg.
Assaleck Ag TITA
l'Essor n°16483 du - 2009-07-13
28 mai 2009
Un potager dans le désert malien – Metro
Un potager dans le désert malien – Metro
L’agroécologie montre la voie d’un développement rural durable.
A Tacharane, les jardins maraîchers se multiplient au bord du fleuve. Aubergines, salades, tomates et piments poussent aux portes du Sahara. Dans ce village du nord-est du Mali, qui s’étire sans fin sur les rives du Niger, les villageois parlent d’agroécologie, produisent un bon compost et des pesticides naturels.
Les “arroseurs” des jardins de Tacharane. Photo : Amélie Griveau
Cette originalité ne résulte pas d’un miracle, mais a pris ses racines lors de la visite de Pierre Rabhi en 1997. Fondateur du mouvement agroécologique, qui prône une agriculture responsable et respectueuse du monde vivant, cet agriculteur français d’origine algérienne a immédiatement séduit ce village sahélien par ses idées faciles à appliquer, même dans le dénuement le plus total. Ici, il est perçu comme un demi-dieu.
A sa demande, les villageois se sont rassemblés en une association : l’Union pour un avenir écologique et solidaire (Uaves).
Travaillant en partenariat avec Terre et humanisme (l’association de Pierre Rabhi), l’Uaves a mis en place 20 jardins maraîchers agroécologiques. Des pesticides à base d’ail et de pimentLes jardiniers, formés par l’association, enrichissent les sols avec du compost, enseignent aux paysans la rotation des cultures (qui permet aux sols de se régénérer), protègent les plants avec des pesticides naturels à base d’ail, de piment ou de margousier, un arbre de la région. “Nous les vaporisons sur les plantes à l’aide d’un balai en paille, un pulvérisateur en plastique étant trop coûteux pour un paysan malien”, précise Boncana Touré, jardinier à l’Uaves.
Parallèlement, les formateurs de l’association tentent de sensibiliser les villageois à la dégradation de leur environnement. L’association organise des chantiers populaires de construction de diguettes, afin de lutter contre l’érosion des sols. Bâties en pierres de la région, ces barrières naturelles retiennent l’eau de pluie, le temps que celle-ci s’infiltre.
Mohamadou Assagaye, le jeune responsable de ce programme, affirme participer à la lutte contre l’exode rural : “J’ai 25 ans, et pas un seul de mes amis n’a quitté le village. Nous offrons du travail pendant la période de soudure (entre les récoltes et la saison des pluies), en payant chaque brouettée, chaque mètre de diguette construit.” La démarche agroécologique se veut en effet accessible à tous : il s’agit de produire localement, en prenant en compte la spécificité des sols et les moyens financiers des populations.
Loin d’être issue d’une agriculture de seconde zone, la production maraîchère de Tarachane commence à se faire connaître dans la région. En se promenant dans le marché de Gao, la ville voisine, on peut voir d’autres producteurs vendre leurs salades traitées chimiquement, et acheter celles de Tacharane pour leur consommation personnelle.
Au village, les habitants savourent les légumes dans leur riz, se préoccupent de leur environnement, et surtout travaillent ensemble. Mohamed Lamine, le chef coutumier du village, ne tarit pas d’éloges sur Pierre Rabhi : “La première fois que nous nous sommes rencontrés, il m’a dit qu’un jour, des étrangers viendraient pour voir notre travail. Aujourd’hui, ça n’arrête pas.”
L’agroécologie montre la voie d’un développement rural durable.
A Tacharane, les jardins maraîchers se multiplient au bord du fleuve. Aubergines, salades, tomates et piments poussent aux portes du Sahara. Dans ce village du nord-est du Mali, qui s’étire sans fin sur les rives du Niger, les villageois parlent d’agroécologie, produisent un bon compost et des pesticides naturels.

Les “arroseurs” des jardins de Tacharane. Photo : Amélie Griveau
Cette originalité ne résulte pas d’un miracle, mais a pris ses racines lors de la visite de Pierre Rabhi en 1997. Fondateur du mouvement agroécologique, qui prône une agriculture responsable et respectueuse du monde vivant, cet agriculteur français d’origine algérienne a immédiatement séduit ce village sahélien par ses idées faciles à appliquer, même dans le dénuement le plus total. Ici, il est perçu comme un demi-dieu.
A sa demande, les villageois se sont rassemblés en une association : l’Union pour un avenir écologique et solidaire (Uaves).
Travaillant en partenariat avec Terre et humanisme (l’association de Pierre Rabhi), l’Uaves a mis en place 20 jardins maraîchers agroécologiques. Des pesticides à base d’ail et de pimentLes jardiniers, formés par l’association, enrichissent les sols avec du compost, enseignent aux paysans la rotation des cultures (qui permet aux sols de se régénérer), protègent les plants avec des pesticides naturels à base d’ail, de piment ou de margousier, un arbre de la région. “Nous les vaporisons sur les plantes à l’aide d’un balai en paille, un pulvérisateur en plastique étant trop coûteux pour un paysan malien”, précise Boncana Touré, jardinier à l’Uaves.
Parallèlement, les formateurs de l’association tentent de sensibiliser les villageois à la dégradation de leur environnement. L’association organise des chantiers populaires de construction de diguettes, afin de lutter contre l’érosion des sols. Bâties en pierres de la région, ces barrières naturelles retiennent l’eau de pluie, le temps que celle-ci s’infiltre.
Mohamadou Assagaye, le jeune responsable de ce programme, affirme participer à la lutte contre l’exode rural : “J’ai 25 ans, et pas un seul de mes amis n’a quitté le village. Nous offrons du travail pendant la période de soudure (entre les récoltes et la saison des pluies), en payant chaque brouettée, chaque mètre de diguette construit.” La démarche agroécologique se veut en effet accessible à tous : il s’agit de produire localement, en prenant en compte la spécificité des sols et les moyens financiers des populations.
Loin d’être issue d’une agriculture de seconde zone, la production maraîchère de Tarachane commence à se faire connaître dans la région. En se promenant dans le marché de Gao, la ville voisine, on peut voir d’autres producteurs vendre leurs salades traitées chimiquement, et acheter celles de Tacharane pour leur consommation personnelle.
Au village, les habitants savourent les légumes dans leur riz, se préoccupent de leur environnement, et surtout travaillent ensemble. Mohamed Lamine, le chef coutumier du village, ne tarit pas d’éloges sur Pierre Rabhi : “La première fois que nous nous sommes rencontrés, il m’a dit qu’un jour, des étrangers viendraient pour voir notre travail. Aujourd’hui, ça n’arrête pas.”
9 avr. 2009
8 avr. 2009
30 mars 2009
Le patrimoine immatériel du Sahara se cherche un plan de sauvetage
Les Afriques Le patrimoine immatériel du Sahara se cherche un plan de sauvetage le journal de la finance Africaine - Afrique Economie Bourse Banque Assurance Investissement
23-03-2009
Ecotourisme
La diversité culturelle qui se niche dans le désert est fragile. Développement de l’écotourisme et actions de l’Unesco sont nécessaires à la défense des musiques et des langues menacées de disparition.
Par Faycal Métaoui à Tamanrasset
La voie évidente de l’écotourisme
Aux fins de réaliser les fameux Objectifs du Millénaire (tracés par l’ONU en 2000), l’UNESCO a élaboré le programme « le Sahara des cultures et des peuples » pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine culturel matériel et immatériel et du patrimoine naturel. Ce projet concerne l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Soudan, le Tchad, la Libye et l’Egypte. Il s’inscrit dans le cadre du suivi du Sommet de Québec sur l’écotourisme de 2002, et répond aux exigences du plan d’action de la Déclaration universelle sur la diversité culturelle. Le programme, qui s’appuie également sur le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), cible une relance durable du tourisme, perçu comme outil au service du développement et de la lutte contre la pauvreté, « en particulier au Sahara qui est un écosystème désertique, à la fois très fragile et présentant une grande richesse patrimoniale et humaine, avec des cultures et des savoir-faire ancestraux ». En Algérie, l’Office du parc national de l’Ahaggar (OPNA), qui couvre une superficie de 450 000 km² (presque la superficie de l’Espagne), travaille pour joindre la protection du patrimoine aux impératifs de l’activité touristique. L’OPNA s’apprête à ouvrir dans ses locaux à Tamanrasset un musée, le premier du genre, sur les arts et traditions sahariens. Outre l’imzad, le tindé, autre instrument symbole des touaregs, est en bonne place dans cet espace. Joué par les femmes, le tindé, un tambour composé d’un mortier en bois recouvert d’un morceau de cuir de chèvre mouillé, est également en situation délicate. D’où les travaux de collecte et d’investigation faits par l’OPNA et le CNRPAH. Cependant, il n’existe pas encore de coordination avec d’autres pays où le tindé est joué, comme le Mali et le Niger, pour mieux protéger cet héritage séculaire.
L’ouverture de vols charters directs avec plusieurs villes européennes comme Paris, Berlin, Barcelone, Rome et Londres, a donné un coup d’accélérateur à l’activité touristique dans l’Ahaggar.
Des parler locaux en voie de disparaître
Selon Dida Badi, ethno-musicologue et chercheur au CNRPAH, la poésie qui accompagne l’imzad, déclamée en tamachaq, la langue parlée par les Touaregs, est en danger. Il en est de même pour le zénète. Cette variante du tamazight, est selon la dernière édition de l’Atlas des langues en danger de l’UNESCO, en situation critique. Elle n’est plus parlée que par 50 000 personnes.
Le tidikelt, utilisé par à peine 30 000 locuteurs autour de In-Salah, au coeur du Sahara, risque de disparaître lui aussi. Farid Ighilahriz, jeune préhistorien et directeur de l’OPNA, fait face à un autre problème, celui du pillage des pièces archéologiques et des gravures rupestres par certains touristes. Une cinquantaine de postes de surveillance ont été installés le long du parcours du parc, et un bureau de contrôle a été ouvert au niveau de l’aéroport de Tamanrasset. Dans ce domaine comme dans les précédents, il n’existe aucune action concertée entre les pays sahélo-sahariens pour protéger un patrimoine commun à toute l’humanité.
Le tourisme repart dans l’Ahaggar
La haute saison touristique dans le Grand Sud algérien se terminera avec la fin du printemps. La moisson de cette année aura été meilleure que celle des années précédentes, selon des agences de voyages de Tamanrasset (2000 km au sud d’Alger). D’après des statistiques locales, le nombre des touristes qui ont visité la région depuis le début de la saison jusqu’à septembre 2008, a dépassé les huit mille. Du jamais vu depuis des années. Sur l’année 2008, le nombre total des touristes a atteint les 27 000 soit 4000 de plus qu’en 2007. L’ouverture de vols charters directs entre plusieurs villes européennes comme Paris, Berlin, Barcelone, Rome et Londres, a donné un coup d’accélérateur à l’activité touristique dans l’Ahaggar. Les vols de nuit d’Air Algérie sont complets durant la saison. Le pic est atteint à la fin décembre. Beaucoup de personnes, dont des Algériens du Nord, se déplacent pour célébrer le réveillon sous les étoiles à l’Assekrem, qui culmine à 2730 mètres d’altitude, et assister aux couchers de soleil dans ce massif montagneux où le père Charles de Foucauld a construit son ermitage en 1911.
L’Ahaggar, qui est divisé en deux parties par le tropique du Cancer, a repris sa place dans les guides des principaux tours opérateurs européens, nord-américains et asiatiques. Les mauvaises nouvelles sur l’enlèvement de touristes au Mali et au Niger n’ont visiblement que très peu de retombées négatives sur le tourisme d’aventure dans le Sahara. L’Ahaggar et le Tassili N’ajjer autour de Djanet (sud-est algérien) constituent les plus grands musées à ciel ouvert au monde. Les gravures et les peintures rupestres qui y existent, datent de douze mille ans avant l’ère chrétienne.
23-03-2009
Ecotourisme
La diversité culturelle qui se niche dans le désert est fragile. Développement de l’écotourisme et actions de l’Unesco sont nécessaires à la défense des musiques et des langues menacées de disparition.
Par Faycal Métaoui à Tamanrasset
La voie évidente de l’écotourisme
Aux fins de réaliser les fameux Objectifs du Millénaire (tracés par l’ONU en 2000), l’UNESCO a élaboré le programme « le Sahara des cultures et des peuples » pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine culturel matériel et immatériel et du patrimoine naturel. Ce projet concerne l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Soudan, le Tchad, la Libye et l’Egypte. Il s’inscrit dans le cadre du suivi du Sommet de Québec sur l’écotourisme de 2002, et répond aux exigences du plan d’action de la Déclaration universelle sur la diversité culturelle. Le programme, qui s’appuie également sur le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), cible une relance durable du tourisme, perçu comme outil au service du développement et de la lutte contre la pauvreté, « en particulier au Sahara qui est un écosystème désertique, à la fois très fragile et présentant une grande richesse patrimoniale et humaine, avec des cultures et des savoir-faire ancestraux ». En Algérie, l’Office du parc national de l’Ahaggar (OPNA), qui couvre une superficie de 450 000 km² (presque la superficie de l’Espagne), travaille pour joindre la protection du patrimoine aux impératifs de l’activité touristique. L’OPNA s’apprête à ouvrir dans ses locaux à Tamanrasset un musée, le premier du genre, sur les arts et traditions sahariens. Outre l’imzad, le tindé, autre instrument symbole des touaregs, est en bonne place dans cet espace. Joué par les femmes, le tindé, un tambour composé d’un mortier en bois recouvert d’un morceau de cuir de chèvre mouillé, est également en situation délicate. D’où les travaux de collecte et d’investigation faits par l’OPNA et le CNRPAH. Cependant, il n’existe pas encore de coordination avec d’autres pays où le tindé est joué, comme le Mali et le Niger, pour mieux protéger cet héritage séculaire.
L’ouverture de vols charters directs avec plusieurs villes européennes comme Paris, Berlin, Barcelone, Rome et Londres, a donné un coup d’accélérateur à l’activité touristique dans l’Ahaggar.
Des parler locaux en voie de disparaître
Selon Dida Badi, ethno-musicologue et chercheur au CNRPAH, la poésie qui accompagne l’imzad, déclamée en tamachaq, la langue parlée par les Touaregs, est en danger. Il en est de même pour le zénète. Cette variante du tamazight, est selon la dernière édition de l’Atlas des langues en danger de l’UNESCO, en situation critique. Elle n’est plus parlée que par 50 000 personnes.
Le tidikelt, utilisé par à peine 30 000 locuteurs autour de In-Salah, au coeur du Sahara, risque de disparaître lui aussi. Farid Ighilahriz, jeune préhistorien et directeur de l’OPNA, fait face à un autre problème, celui du pillage des pièces archéologiques et des gravures rupestres par certains touristes. Une cinquantaine de postes de surveillance ont été installés le long du parcours du parc, et un bureau de contrôle a été ouvert au niveau de l’aéroport de Tamanrasset. Dans ce domaine comme dans les précédents, il n’existe aucune action concertée entre les pays sahélo-sahariens pour protéger un patrimoine commun à toute l’humanité.
Le tourisme repart dans l’Ahaggar
La haute saison touristique dans le Grand Sud algérien se terminera avec la fin du printemps. La moisson de cette année aura été meilleure que celle des années précédentes, selon des agences de voyages de Tamanrasset (2000 km au sud d’Alger). D’après des statistiques locales, le nombre des touristes qui ont visité la région depuis le début de la saison jusqu’à septembre 2008, a dépassé les huit mille. Du jamais vu depuis des années. Sur l’année 2008, le nombre total des touristes a atteint les 27 000 soit 4000 de plus qu’en 2007. L’ouverture de vols charters directs entre plusieurs villes européennes comme Paris, Berlin, Barcelone, Rome et Londres, a donné un coup d’accélérateur à l’activité touristique dans l’Ahaggar. Les vols de nuit d’Air Algérie sont complets durant la saison. Le pic est atteint à la fin décembre. Beaucoup de personnes, dont des Algériens du Nord, se déplacent pour célébrer le réveillon sous les étoiles à l’Assekrem, qui culmine à 2730 mètres d’altitude, et assister aux couchers de soleil dans ce massif montagneux où le père Charles de Foucauld a construit son ermitage en 1911.
L’Ahaggar, qui est divisé en deux parties par le tropique du Cancer, a repris sa place dans les guides des principaux tours opérateurs européens, nord-américains et asiatiques. Les mauvaises nouvelles sur l’enlèvement de touristes au Mali et au Niger n’ont visiblement que très peu de retombées négatives sur le tourisme d’aventure dans le Sahara. L’Ahaggar et le Tassili N’ajjer autour de Djanet (sud-est algérien) constituent les plus grands musées à ciel ouvert au monde. Les gravures et les peintures rupestres qui y existent, datent de douze mille ans avant l’ère chrétienne.
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