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"Le désert est beau, ne ment pas, il est propre." Théodore MONOD.



11 juil. 2012

REBELLION AU NORD-MALI : Injuste, injustifiée et inopportune | Les Echos

REBELLION AU NORD-MALI : Injuste, injustifiée et inopportune | Les Echos

REBELLION AU NORD-MALI : Injuste, injustifiée et inopportune

C’est en ce terme que le Collectif des ressortissants du Nord (Coren) qualifie la rébellion des Touaregs qui sévit au nord du Mali. Coup de projecteur sur un irrédentisme qui sape les fondements de la société malienne.
Les régions du Nord sont abusivement et faussement appelées Azawad expliquait l’historien Bakary Kamian appuyé dans sa thèse par le Pr. Mohamedoun Dicko, samedi dernier au cours d’une conférence débats sur la genèse et la gestion de la rébellion touareg au Mali de 1963 à nos jours.
Pour ces éminents historiens – et ils ne sont pas les seuls – l’Azawad n’a jamais été un Etat organisé. L’espace revendiqué est en réalité une cuvette située entre Araouane et Tombouctou. Pour le Coren, la rébellion des Touaregs particulièrement celle que le pays vit présentement, comme celles de 1963 et 2006, est injuste, injustifiée et inopportune au double plan de la gouvernance et des investissements socioéconomiques.
En effet, les résultats du Recensement général de la population et de l’habitat de 2009, indiquent que tous les Nomades confondus ne représentent que 11,61 % des régions de Tombouctou, Gao et Kidal et seulement 0,92 % de la population du Mali.
Cependant, du fait de la bonne entente entre communautés, les populations sédentaires ont toujours accepté que les Touaregs occupent un leadership de premier plan dans la gestion des collectivités territoriales au niveau des régions, des cercles et des communes dans le cadre de la décentralisation, a noté Sadou H. Diallo, maire de la Commune urbaine de Gao.
C’est ainsi qu’ils, c’est-à-dire les Touaregs, occupent la présidence des trois des quatre Assemblées régionales (Tombouctou, Gao et Kidal) et la présidence de plusieurs conseils de cercle.
Au plan national, sur les 19 députés du Nord, 8 sont sédentaires et 11 sont d’origine touarègue. Leur représentativité au niveau des institutions de la République est donc réelle et visible jusqu’au sommet de ces institutions notamment le Haut conseil des collectivités territoriales, le gouvernement, l’Assemblée nationale.
En somme, contre les règles démographiques et démocratiques, les sédentaires, majoritaires au nord, ont propulsé les minorités au sommet. Dans le but de ménager, protéger et promouvoir leurs droits et surtout de préserver un tissu social apaisé aux prix et concessions politiques et de règles régissant la bonne entente, gage de la cohésion sociale, a expliqué le Coren samedi dernier à Ouaga aux chefs d’Etat de la Cédéao. Cette rébellion est d’autant plus absurde et insensée que rien, sur le plan économique, ne peut la justifier.
Plus de 1500 milliards de F CFA investis
A preuve, l’analyse faite par la commission économique du Coren en février 2012, indique qu’entre 1992 et 2011, 1500 milliards de F CFA ont été investis dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal dans le cadre de projets et programmes majeurs tels que le Programme décennal de développement des régions du Nord.
En plus des projets majeurs de désenclavement et de développement étaient en cours lorsque le MNLA et ses alliés terroristes ont choisi l’option d’attaquer le Mali. Parmi ces projets, on peut citer la construction des routes Niono-N’Goma Coura-Léré- Niafunké-Goundam-Diré- Tombouctou ; Gao-Bourem-Anéfis-Kidal ; le barrage de Taoussa et l’aménagement hydro-agricole y afférent. De plus, tous les projets de développement d’envergure destinés au nord sont gérés par de ressortissants Touaregs.
Ce rappel des faits n’est point dans l’intention de stigmatiser nos frères touaregs, mais s’impose pour contrer la désinformation qui circule concernant le prétendu désengagement de l’Etat malien des régions du Nord et le supposé ostracisme qui frappe les communautés touarègues du Mali.
« Sans être des va-t-en-guerre, nous estimons que quel que soit le bout par lequel on appréhende la crise au Mali, la guerre aux envahisseurs semble une solution incontournable. Ne serait-ce que pour bouter hors de nos frontières les différents groupes terroristes », a tranché le Coren.
Ce collectif a déploré que le gouvernement malien n’ait pas encore posé un seul acte concret allant dans le sens de la résolution de la crise, malgré les multiples rencontres avec le Premier ministre, pour lui apporter les messages de détresse des populations et le sentiment d’abandon.
C’est pour cette raison que, face à l’inaction du gouvernement de CMD, le Collectif des ressortissants du Nord a demandé à la Cédéao d’intervenir militairement pour libérer les régions occupées et au PM CMD de faire parvenir une lettre de requête à cette institution et à l’ONU à cette fin.
Denis Koné

Le Web, sauveur et bourreau des langues en danger | Rue89 Culture

Le Web, sauveur et bourreau des langues en danger | Rue89 Culture
Aurélie Champagne | Journaliste Rue89


La e-résistance contre l’appauvrissement de notre patrimoine linguistique, criant sur le Net, se dote d’un nouvel outil : la plateforme de collecte de données de Google.

Google au secours des langues en voie de disparition, qui l’eût cru ? Global, anglo-saxon et uniforme, le groupe ne projette pas précisément l’image d’un défenseur de la diversité culturelle et linguistique. C’est peut-être la raison pour laquelle il a décidé, à rebours de cette image, de faire cause commune avec l’Unesco, qui a inclus les langues au sein du patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2003 et lancé la même année un atlas des langues en voie de disparition.
Aujourd’hui, les 7 milliards d’humains qui peuplent la terre parlent entre 6 000 et 7 000 langues. D’ici 2100, la moitié d’entre elles auront disparu, prédit l’Unesco. Des linguistes estiment qu’une langue meurt en moyenne tous les quinze jours.

Une plate-forme de données linguistiques

Pour prêter main forte aux langues en danger Google a créé une plate-forme de collecte de données linguistiques.
Vidéo de présentation du projet Google pour les langues en danger
Sur la plate-forme de Google, on trouve en vrac :
  • le koro, langue du nord-est de l’Inde pratiquée par un millier de locuteurs ;
  • le reyesano, langue bolivienne pour laquelle on ne recense plus que douze locuteurs ;
  • le poitevin (quelques locuteurs) ;
  • le yugh en Russie (deux ou trois locuteurs).
Il s’agit d’« un énorme travail de recensement », explique Anne-Gabrielle Dauba-Pantanacce, porte-parole de Google France.
« Pour Google.org, l’idée est toujours de mettre à disposition notre expertise et notre technologie. Le but est d’être une ressource pour les chercheurs. »

Un budget resté secret

Les trois causes de la mort des langues
Dernièrement, une linguiste, Colette Grinevald rappellait les trois principales causes de mortalité des langues :
  • « Le meurtre » : lorsqu’une communauté est décimée, sa langue disparaît avec elle.
  • « La discrimination » : l’éradication des langues minoritaires par certaines politiques linguistiques.
  • « Le suicide liguistique » : le renoncement à transmettre une langue à ses enfants, pour ne pas les défavoriser en les excluant de la société.
Depuis le lancement de la plate-forme, le 21 juin, Google a réuni :
  • 479 documents papier,
  • 1 927 fichiers audio,
  • 291 vidéos concernant 3 050 des 7 000 langues en danger recensées sur la plate-forme.
Google garde secret le budget alloué à l’opération.
« Google ne donne pas d’argent mais fournit sa technologie pour développer sa plate-forme », note Rozen Milin, à la tête du programme Sorosoro pour la protection des langues.
« Ensuite, ils comptent sur les internautes pour la remplir de contenus. S’il n’y a pas de contrôle, on risque d’obtenir un contenu qui ne sera pas très fiable, où il y aura des conneries.
La dernière fois que je suis allée sur la plate-forme pour voir ce qu’on mettait sur le breton, il y avait tous les livres d’André Breton. »

Le risque Wikipédia

Face au risque de compiler des erreurs et des contenus douteux, comme aux premières heures de Wikipédia, Google souligne la possibilité pour l’internaute de « signaler des contenus douteux : on travaille avec des associations, des experts ».
D’ici quelques mois, Google entend céder la gestion de sa plateforme à des universitaires : le First peoples’ cultural council et à l’Institute for Language Information and Technology (Ilit) de l’Eastern Michigan University.

La domination anglaise

Quelques chiffres
  • 500 langues sont parlées par moins de 100 locuteurs.
  • 96% des langues ne sont parlées que par 4 % de la population mondiale.
  • 68% de la population mondiale parle des 85 plus grandes langues.
  • L’anglais compte 328 millions de locuteurs de langue maternelle, et le mandarin 845 000 000.
(Source : Sorosoro.)
Sur le Web :
  • 90% des contenus sont rédigés en seulement 12 langues ;
  • dont 45% en anglais (alors que c’est la langue maternelle de seulement 5% de la population mondiale).
« On est complètement conscient de ça », insiste la porte-parole de Google France.
« C’est en partie pour cela que la plate-forme est en sept langues et aussi que nous voulions créer l’Institut culturel [qui administre la plate-forme depuis Paris, ndlr] dans un environnement non anglo-saxon. »
Si l’anglais s’est imposé sur Internet au détriment des autres langues, le Web est à contrario devenu un endroit de résistance et de militantisme pour de nombreuses langues en danger.

« Un dialecte et une armée »

Mais cette e-résistance aura du mal à rivaliser avec les méthodes d’antan, plus violentes. « Le lobbying est longtemps passé par le plastique », ironise Rozen Milin (elle parle du plastique qui fait boum). Avec des résultats :
« La langue corse, par exemple, est aujourd’hui enseignée dans 50% des classes et Sarkozy a octroyé des programmes de télévision en Corse. »
La survie d’une langue repose sur le fait d’avoir « un dialecte et une armée », répétait pour sa part le linguiste spécialiste du yiddish Max Weinreich, et toute la communauté scientifique avec lui.
A défaut de plastique ou d’armée, avoir une télévision en langue minoritaire, avec des relais sur le Web, constitue une arme de poids.
Le programme Sorosoro – dont le nom signifie « souffle » et « parole » en araki (langue du Vanuatu parlé par 8 personnes) – était financé jusqu’à récemment par la Fondation Chirac. Il met à disposition ses ressources sur son site Internet. Rozen Milin :
« L’idée est d’envoyer des équipes de tournage pour collecter la substantifique moelle de la langue et de la culture en danger, en partenariat avec des linguistes qui eux, effectuent un travail de description linguistique. [...]
On rassemble une trentaine d’heures de rush par langue, on filme dans des zones reculées. Une fois transcrit, traduit et dérushé, on dépose cette matière à l’Inathèque, qui fait office de dépôt légal. Les dernières missions effectuées en Guyane portent sur la langue Kali’Na et en Nouvelle Calédonie, sur trois langues kanaks. »

Modifier son clavier

En marge de ces opérations plus ou moins institutionnelles, Global Voices souligne les enjeux de faire vivre les langues menacées sur le Web, au fil de blogs et de forums de discussion, comme AfricanLocalisation le propose pour les langues africaines.
Divers outils permettent aussi de faire vivre des langues minoritaires sur Internet via des modifications du clavier Qwerty et des applis Facebook et Twitter.
Certaines initiatives ciblent l’impérialisme des langues dominantes sur les réseaux sociaux. IndigenousTweets recense par exemple la présence de langues minoritaires dans les tweets.

Et en France ?

Breton, languedocien, occitan... « En France métropolitaine et dans les DOM, on compte environ 70 langues en danger », explique Rozen Milin.
Pour cette ancienne directrice générale de TV Breizh, comme pour la communauté scientifique, la disparition des langues est tout sauf une fatalité :
« Le breton avait encore 500 000 locuteurs il y a trente ans, comme le gallois. Aujourd’hui, il n’en compte plus que 200 000 qui ont pour la plupart plus de 60 ans, et il est classé par l’Unesco comme “ langue sérieusement en danger ”. Pendant ce temps, le gallois, lui, a gagné 100 000 locuteurs. »

10 juil. 2012

«Afghanistan du Sahel» : Fabius à Alger pour inciter les Algériens à ne pas rester «les bras croisés» | DNA - Dernières nouvelles d'Algérie

«Afghanistan du Sahel» : Fabius à Alger pour inciter les Algériens à ne pas rester «les bras croisés» | DNA - Dernières nouvelles d'Algérie
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Le président français l’avait dit à ses ministres lors d’un Conseil tenu mercredi 13 juin : la solution à la crise malienne se trouve « notamment en Algérie ». Pour ébaucher cette solution pour ce Mali en passe de venir l’« Afghanistan du Sahel », le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, sera à Alger dimanche 15 et lundi 16 juillet. Objectif : évoquer avec les dirigeants algériens la situation dans ce pays voisin dont une bonne partie de ces territoires du nord est tombée entre les mains des islamistes d’AQMI, du Mujao et d’Ansar Dine.

Selon le Canard Enchainé du mercredi 4 juillet, la mission du ministre français est d’inciter ses interlocuteurs algériens « avec toute la courtoisie requise » de pas « rester les bras croisés face à ‘l’Afghanistan africain’ qui s’installe à leur porte ».
Mission compliquée car les Algériens ne souhaitent pas intervenir militairement dans ce bourbier et craignent, selon Le Canard, « les retours de bâton terroriste ».
De plus, ajoute l'hebdomadaire satirique, les autorités algériennes se disent hostiles « à toute ingérence étrangère, notamment française, aux confins de ‘son’ Sahara. »
Depuis la chute, début avril des villes du nord du Mali, entre les mains des islamistes et des touaregs du MNLA, l’Algérie martèle qu’elle privilégie la solution politique plutôt que l’option militaire.
Ballet médiatique à Alger
C’est ainsi que depuis juin dernier, Alger enregistre un ballet médiatique incessant de ministres africains et européens et de responsables militaires pour tenter de trouver une issue à cette poudrière terroriste qu’est devenu le nord du Mali avec lequel l'Algérie partage plus de 1300 kms de frontières.
Mais les Français ne sont pas les seuls à pousser les Algériens à ne pas rester « les bras croisés ». L’administration américaine en fait de même, sans doute avec autant de courtoisie et de tact que Paris.
Une source diplomatique américaine qui s’est confiée récemment à DNA confirme la volonté de Washington de voir les Algériens jouer un rôle prépondérant dans la crise malienne.
Comprendre : envoyer des troupes sur place, ou à tout le moins, offrir une logistique militaire conséquente pour traquer les groupes islamiques qui y font désormais régner leur loi. C’est encore plus vrai que les Algériens possèdent une expérience reconnue dans la lutte contre le terrorisme.
Mais là encore Alger refuse d’autant plus que les Américains rechignent à vendre aux Algériens leurs fameux drones, ces petits avions espions qui survolent déjà le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.
Des drones américains au Mali
D’accord pour prêter aide et assistance, pour coopérer et partager des informations dans le cadre de la lutte contre le terrorisme islamiste, mais cette très haute technologie US n’est pas à vendre.
C’est que les Américains disposent d’une bonne vingtaine de ces drones dans plusieurs pays de l’Afrique subsaharienne, notamment au Burkina Fasso.
C’est le quotidien américain The Washington Post qui révélait le 14 juin dernier l’existence de ce programme en fournissant moult détails.
Le Post évoquait ainsi un programme de surveillance et d’intelligence dénommé Sand Creek, opérant à partir d’une petite base aérienne installée sur le côté militaire de l'aéroport international de la capitale Ouagadougou, par des dizaines de militaires américains et des entrepreneurs.
Base secrète
De cette base secrète, des avions espions américains, non armés, volent des centaines de miles au nord vers le Mali, en Mauritanie dans le Sahara, où ils recherchent des combattants d'Al-Qaïda au Maghreb islamique. Selon le Washington Post, le programme a pris une importance accrue à la suite d'un coup d'Etat de mars contre le président malien.
Ce projet s'appuie sur des petits avions à turbopropulseurs non-armés déguisés en avions privés et équipés de capteurs cachés pouvant enregistrer une vidéo, suivre les tendances de chaleur infrarouge et les signaux des radios et téléphones mobiles, expliquait encore The Post.
« Des responsables américains ont affirmé que les opérations de surveillance en Afrique sont nécessaires pour assurer le suivi des groupes terroristes qui ont pris racine dans les États défaillants sur le continent et menacent de déstabiliser les pays voisins », écrivait le quotidien américain.
L'Algerie opposée à une option militaire
L’Algérie s’étant fortement opposée à l’intervention de l’OTAN en Libye pour dégager Kadhafi et freine des quatre fers à propos d’un scénario identique en Syrie pour déloger Bachar El Assad, elle voit donc d’un très mauvais œil le débarquement de troupes étrangères sur le sol malien.
Un engagement militaire est d’autant plus aléatoire que sept diplomates algériens sont détenus depuis le 5 avril dernier par le Mujao qui réclame 15 millions contre leur libération. Il est encore plus risqué que ce groupe qui vient de rompre les négociations avec les Algériens sur le sort de ces otages a déjà frappé à deux reprises en organisant des attentats kamikazes à Tamanrasset (3 mars) et à Ouargla (29 juin).

La présence des drones américains en Afrique selon le graphique révélé par The Washington Post (Cliquez sur l'image pour accéder à l'article original)



Nord-Mali : La grande menace, selon Medelci
Le chef de la diplomatie algérienne Mourad Medelci a mis en garde lundi 9 juillet contre « la grande menace » que fait peser sur l'Algérie et toute la région maghrébine l'activité des groupes terroristes.
S'exprimant à l'ouverture à Alger de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union du Maghreb arabe (Algérie, Tunisie, Libye, Mauritanie et Maroc), M. Medelci a jugé « plus grave encore (l'existence d'un) lien direct entre les groupes terroristes et les réseaux criminels », citant notamment « le phénomène du blanchiment d'argent qui a pris de l'ampleur (...) et qui constitue, d'une manière ou d'une autre, un soutien au terrorisme et au crime dans la région ».
Le blanchiment d'argent conjugué à la circulation des armes et la multiplication des réseaux criminels sont autant de préoccupations communes aux pays de la région, a-t-il ajouté en plaidant « pour la nécessité de mettre en place une approche maghrébine commune afin de faire face à toutes ces menaces ». (Source AP)
Lire l'article original : «Afghanistan du Sahel» : Fabius à Alger pour inciter les Algériens à ne pas rester «les bras croisés» | DNA - Dernières nouvelles d'Algérie

Tinariwen ou la rébellion du peuple touareg - Culture d'été - Musique - France Info

Tinariwen ou la rébellion du peuple touareg - Culture d'été - Musique - France Info
le Lundi 9 Juillet 2012 à 06:49

Depuis 30 ans, les chants du groupe Tinariwen incarnent la rébellion du peuple touareg. Tinariwen se forme en 1982, en Algérie, autour de plusieurs musiciens en exil.

©tinariwen
Tinariwen est le nom donné par les touaregs, minorité nomade mal aimée, aux déserts qu'ils occupent entre l'Algérie, le Burkina Faso, la Libye, le Mali et le Niger.
Dans ses chansons, le groupe Tinariwen revient sur les opérations de "nettoyage" lancées par le Mali et le Niger dans les zones contrôlées par les touaregs et qui aboutirent à de nombreux massacres.
Chaque membre du groupe "porte la cause des touaregs dans ses poumons", explique Eyadou ag Leche, le bassiste du groupe Tinariwen.
Les Tinariwen montent sur scène dans leur habit traditionnel, une grande robe en coton le visage enveloppé dans un grand turban qu'ils enroulent autour de leur visage.
Cet été les Tinariwen seront sur la route des festivals :
A Nice (06), le mardi 10 Juillet 2012 à 19h00 - Place Massena - Jardin Albert Ier dans le cadre du Nice Jazz Festival.
A Monts (37), le dimanche 15 Juillet 2012 à 14h00 - Château De Cande à Monts dans le cadre du festival Terres du son.
A Lyon (69), le lundi 23 Juillet 2012 à 20h30  - Théâtres romains de Fourvière dans le cadre des Nuits de Fourvière.
A Clergoux (19), le vendredi 27 Juillet 2012 à 20h30  - Domaine de Sédieres dans le cadre du Festival de Sédières.

8 juil. 2012

Pourquoi l’Algérie n’interviendra pas au Mali L’ONU rejette l’option militaire - Liberté Algérie , Quotidien national d'information

Pourquoi l’Algérie n’interviendra pas au Mali L’ONU rejette l’option militaire - Liberté Algérie , Quotidien national d'information
Par : Djilali BENYOUB
Pour la troisième fois, le Conseil de sécurité accorde la priorité à l’option politique qui prône le dialogue  et le retour à l’ordre constitutionnel tout en garantissant l’intégrité territoriale du Mali.

La position de l’Algérie se trouve ainsi confortée, elle qui a toujours plaidé pour une solution politique et appelé à un dialogue entre toutes les parties maliennes excluant cependant l’atteinte à l’intégrité et à la souveraineté du Mali. Tout comme elle refuse toute intervention militaire.
Tout comme elle fait une nette distinction entre les parties maliennes impliquées dans la déstabilisation du Nord et les groupes terroristes qui profitent de cette situation pour se renforcer et mener leurs activités criminelles.
L’ONU a appelé encore une fois à l’élaboration d’une stratégie intégrée tout en rappelant son rejet de l’indépendance déclarée par les rebelles de l’Azawad mais surtout que la menace vient d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
La Cédéao qui a, au départ, opté pour une intervention militaire semble revenir à la solution politique. Malgré l’annonce de sa disposition à l’envoi d’une force de 3 000 hommes, ses objectifs restent vagues. Bamako voudrait stabiliser le Sud en proie à un désordre depuis le coup d’État du 22 mars suivi malheureusement par l’agression du président par intérim, Dioncounda Traoré, alors que la junte avait signé un accord pour le retour à l’ordre constitutionnel au mois d’avril. Dans les faits, la situation est encore instable, la junte refusant tout de même de se soumettre entièrement aux accords.
Le SG de l’ONU a appelé les pays de la région et la communauté internationale, après l’agression du président par intérim, à assurer la sécurité des personnalités, président et membres du gouvernement ainsi que les institutions et les points stratégiques et sensibles du pays. Consciente de la nécessité et de l’urgence de protéger les institutions de transition et en réponse à l’appel de l’ONU aux pays amis du Mali, l’Algérie a décidé de répondre en apportant son soutien pour le renforcement de la stabilité au Mali. Cette réponse exclut, cependant, l’intervention ou la présence physique de militaires ou d’experts algériens à Bamako. Ce soutien, a-t-on appris de sources sûres, sera sous forme de formation du personnel appelé à assurer la sécurité des personnalités et des sites sensibles, d’assistance et de conseil pour assurer cette mission. En aucun cas, l’Algérie, qui rejette dans le principe toute intervention militaire ou atteinte à la souveraineté du Mali, s’impliquera dans cette crise comme le souhaitent des capitales occidentales et africaines.
Par ailleurs, le soutien qu’apporte l’Algérie aux autorités de transition est en conformité à la fois avec la législation algérienne en matière de sécurité des infrastructures, sites et points sensibles ainsi qu’aux accords bilatéraux signés avec le Mali concernant la sécurité, l’entraide et l’assistance en la matière.
La stabilisation du Sud peut ouvrir la voie à la solution dans le Nord. L’Algérie a appelé les parties en conflit, le MNLA et Ançar Eddine à privilégier la voie de la négociation et à ouvrir le dialogue avec Bamako.
La même option à laquelle est revenue la Cédéao avec la désignation du président burkinabé, Blaise Compaoré comme médiateur.
Le Conseil de sécurité de l’ONU appuie cette initiative et insiste sur la mutualisation des efforts des pays amis du Mali, des pays de la région, de la Cédéao ainsi que l’Union africaine en adoptant une stratégie globale pour le Mali incluant le développement et la lutte contre Aqmi qui représente, selon le Conseil de sécurité de l’ONU, une menace pour la paix internationale.

D B.

L'Afrique de l'Ouest veut un gouvernement d’union nationale au Mali avant le 31 juillet - Mali / Cédéao - RFI

L'Afrique de l'Ouest veut un gouvernement d’union nationale au Mali avant le 31 juillet - Mali / Cédéao - RFI

Debut du message Reste du message

7 juil. 2012

Le Figaro - Flash Actu : Fabius met en garde contre un ''sahelistan''

Le Figaro - Flash Actu : Fabius met en garde contre un ''sahelistan''

Nord-Mali : Des raisons de la rébellion au Nord-Mali, de l’indépendance à nos jours - maliweb.net

Nord-Mali : Des raisons de la rébellion au Nord-Mali, de l’indépendance à nos jours - maliweb.net

Mali, l'inquiétude internationale - Le Point

Mali, l'inquiétude internationale - Le Point

Tombouctou sous l'assaut des barbares

Tombouctou sous l'assaut des barbares
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Capture d'écran d'une vidéo montrant la destruction d'un mausolée, à Tombouctou, par des membres d'Ansar Eddine.
Capture d'écran d'une vidéo montrant la destruction d'un mausolée, à Tombouctou, par des membres d'Ansar Eddine. | AFP/STR

Silence, on démolit. Dans Tombouctou interdite depuis que les groupes armés salafistes l'ont envahie début avril, les destructions de mausolées et de lieux saints de l'islam se poursuivent à huis clos. Les Touareg ont fui, journalistes, travailleurs humanitaires et observateurs étrangers sont bannis, les habitants se terrent chez eux, trop effrayés pour oser témoigner par téléphone sous leur nom.

Tombouctou, "la perle du désert", ville mythique du Mali aux confins du delta intérieur du fleuve Niger et du Sahara, tremble sous les coups de pioche et la furie destructrice des nouveaux maîtres de la région. En quelques mois, les groupes islamistes radicaux ont pris possession de cet immense territoire du nord du Mali et, profitant notamment de la faiblesse du pouvoir central, fragilisé par un coup d'Etat le 22 mars à Bamako, ont imposé leur loi. Cette loi, c'est la charia. Un moment alliés, les rebelles touareg ont été débordés et chassés. L'alcool a été interdit, les bars fermés, les maisons des chrétiens pillées, les femmes mises au pas.
Depuis une semaine, les salafistes – dont il est difficile d'établir avec certitude s'ils relèvent d'Al-Qaida au Maghreb islamique ou du groupe malien Ansar Eddine – s'attaquent aux mausolées de la "cité des 333 saints". Sept, peut-être huit, de ces monuments ont déjà été détruits. Pour ces salafistes, le culte ancestral des saints, que pratiquent les musulmans soufistes de la région, porte atteinte à la pureté du culte de Dieu. Le salafisme, version puritaine wahhabite de l'islam sunnite fondée en Arabie saoudite, ne s'accommode pas de cette religiosité populaire et entend l'éradiquer.
Grand centre intellectuel de l'islam depuis sa création au XIIe siècle, Tombouctou, inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco, abritait à partir du XVe siècle une des plus prestigieuses universités du monde musulman, celle de la mosquée de Sankoré. Une collection unique de manuscrits de cette époque a été reconstituée ces dernières décennies. Elle abrite quelque 30 000 documents, rassemblés au sein du Centre de documentation et de recherche islamiques Ahmad Baba, qui, selon certaines informations, aurait également été saccagé.
Cette offensive rappelle inévitablement l'obscurantisme des talibans et la destruction des statues de bouddhas de Bamiyan, en Afghanistan. Ce ne sont pas seulement les mausolées de Tombouctou qui sont, aujourd'hui, menacés par ces groupes armés intégristes. C'est tout l'héritage d'ouverture et de tolérance de l'islam de cette région, c'est la liberté de choix de ses habitants. "L'enjeu, souligne très justement l'anthropologue Gilles Holder, ce n'est pas les mausolées, c'est la charia."
Les pays occidentaux et arabes qui ont participé à l'intervention en Libye ne peuvent assister à cette offensive les yeux fermés. Elle est la conséquence indirecte de l'afflux d'armes provoqué par la guerre en Libye dans la région, qui attire à présent les extrémistes de tous bords. La préservation de Tombouctou et de ses symboles est la responsabilité de tous.

Intolérance: après les bouddhas de Bamiyan, les mausolées de Tombouctou

Intolérance: après les bouddhas de Bamiyan, les mausolées de Tombouctou
Personne n'ignore que depuis plusieurs mois, la moitié du Mali en Afrique est occupée par une rébellion autonomiste touareg, le MNLA et un mouvements islamiste intégriste "Ansar Dine" se réclamant plus ou moins d'Al Quaïda. Or, voici quelques temps, Ansar Dine a chassé les partisans du MNLA (Mouvement National de Libération de l'Azawad) de Gao et surtout de Tombouctou.
Cette dernière est une ville sainte composée d'anciens mausolés abritant les tombeaux de saints musulmans issus du courant dit malikite. Malheureusement, au regard des nouveaux maîtres de Tombouctou, ces mausolées ne correspondraient pas à ce que devrait être le vrai Islam. Ils ont donc décidé de détruire ces mausolées, témoins d'une histoire régionale glorieuse et admirable.
De tels actes de destruction rappellent ceux commis par les Talibans (dont l'intégrisme est similaire à celui d'Ansar Dine) contre les bouddhas de Bamiyan en Afghanistan, il y a déjà plus d'une décennie. À travers ces actes, Ansar Dine cherche peut-être, comme les Talibans à l'époque avec leurs rivaux seigneurs de guerre, à humilier leurs adversaires régionaux du MNLA et plus encore à chercher la "reconnaissance" ou la visibilité auprès du monde entier. C'est une "réussite" dans ce domaine, malheureusement. Mais là encore, force est de constater que la destruction de monuments historiques ne fait guère bouger ce monde qu'on ne pourrait réduire à l'indéfinissable "communauté internationale".
Destruction des bouddhas de Bamiyan en Afghanistan
Quand les bouddhas de Bamiyan furent détruits, je fus à l'époque très affecté, car ils incarnaient le syncrétisme magnifique de l'Asie et de l'hellénisme issu des conquêtes foudroyantes d'Alexandre le Grand. Mais après que furent commis ces actes, les chancelleries occidentales avaient rappelé que la vie des hommes étaient plus importantes que la destinée de ces monuments. Je compris partiellement cet argument, mais il n'excusait pas l'inertie et la destruction d'oeuvres elles aussi humaines.
Enfin, jusqu'à aujourd'hui, le peu de cas du monde pour les populations afghanes comme touareg depuis années fait que l'argument de la primauté ds vies résonne comme une belle hypocrisie. Disons donc les choses clairement : il n'est pas normal que l'on laisse le Nord-Mali sombrer et que ces monuments soient détruits au su de tous.
Les Touaregs comme les autres ethnies sont pris en otage par ce groupe Ansar Dine. Certes, ils ont un droit à l'autonomie, mais ils sont tous pris au piège d'une intolérance importée et financée par des pays qui n'acceptent pas que plusieurs courants historiques au sein de l'Islam puissent exister. Les pays d'Occident se retrouvent à nouveau face à leur relation avec l'Islam et sa pluralité, mais aussi avec l'Afrique et les peuples qui la composent.
Que peuvent-ils faire ? Soutenir probablement une initiative militaire régionale (ce qui n'est pas évident face à un groupe armé comme celui-ci et dans une telle région où les frontières sont réelles que de nom), mais également des pourparlers diplomatiques, afin que Ansar Dine ne se retrouve pas en situation d'humiliation au risque de mener des actions plus agressives envers la culture, le patrimoine, et plus loin les populations locales.
Le monde tourne, les hommes naissent et disparaissent, mais pas les oeuvres qu'ils forgent par leur génie et transmettent aux générations suivantes. Refusons donc que de tels groupes armés fassent ainsi leur loi au détriment de l'histoire de l'humanité !

6 juil. 2012

Gouvernement d’Union nationale : Dr Cheick Modibo Diarra opposé à tout remaniement de son équipe - maliweb.net

Gouvernement d’Union nationale : Dr Cheick Modibo Diarra opposé à tout remaniement de son équipe - maliweb.net

Tombouctou, ville fantôme | MaliActu

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Rétrospective : Le Mali sacrifié au nom des Droits de l’Homme - maliweb.net

Rétrospective : Le Mali sacrifié au nom des Droits de l’Homme - maliweb.net
Une compatriote depuis  la capitale française, Melle Fata Traoré dite « Fah »  fait savoir sa colère sur ce qui nous arrive au pays sans que la classe politique française n’en fasse cas dans la campagne présidentielle passée. Outrée, bouleversée et dérangée dans sa chair, elle le fait savoir à travers une correspondance précise. Lisez- plutôt !
« Si la presse écrite et les radios françaises ont largement couvert le conflit qui sévit actuellement au Mali, depuis le putsch du 21 mars dernier, à la télé, je m’étonnais de ne voir que des brèves, jusqu’à ce que le 20h de France 2 en fasse sa Une, le 3 avril. Il était temps que les médias prennent le problème à bras le corps, pour ne pas laisser un pays s’asphyxier dans l’indifférence.
Je m’étonnais…
Je m’étonnais aussi, surtout en période électorale, de ne pas ou peu entendre les politiques français discourir sur le dossier, qui, inévitablement, allait prendre de l’ampleur dans toute sa gravité. Etait-il donc inutile, est-il donc inutile, de parler de politique étrangère, Messieurs Dames les politiciens français ? J’en doute.
Un « merci !’ ironique à Nicolas Sarkozy
Mais au-delà de tout ça, et à mesure que les jours passaient (sans que personne ne bouge, sauf les rebelles touareg et AQMI), un détail me mettait en colère. Chaque jour, je disais à ma mère, « on peut  dire merci à Nicolas  Sarkozy, qui est en grande partie responsable de ce qui se passe au Mali. Et personne ne dit rien ? »
Jusqu’à ce que le journaliste Éric Zemmour mette en évidence la corrélation existant entre la chute du régime Kadhafi, et la crise politique et militaire qui gagne le Mali, dans l’une des chroniques matinales sur la station de radio RTL.
Nicolas Sarkozy a crée le chaos dans le pays voisin…
En effet, Nicolas Sarkozy a combattu l’ancien dictateur libyen (qu’il avait pourtant reçu en grandes pompes à l’Élysée en 2007), au nom des Droits de l’Homme. Mais par la même occasion, il a accéléré, sinon créé le chaos dans le pays voisin… sans pour autant solutionner le problème. Les rebelles  – et AQMI en l’occurrence, auraient-ils pu mettre à genoux l’armée malienne, sans les armes et chars libyens entrés illégalement dans le pays ? Je souligne la question.
L’ancien président a mis le feu à la poudre…
Disons-le clairement : lorsqu’il a décidé d’attaquer la Libye, l’ancien président de la République française a mis le feu aux poudres dans la région du Sahel, alors qu’il la savait déjà instable. Je me souviendrai de lui comme d’un président ayant  semé la pagaille sur le continent africain. Et sur la scène internationale, cela a démontré un véritable manque de stratégie politique de sa part, sur le long terme.
A la décharge de Sarkozy, la France se trouve dans une position inconfortable…
Toutefois, il est important de noter, et à la décharge de  M. Sarkozy, que la France se trouve actuellement dans une position très inconfortable. Car rappelons qu’AQMI détient toujours six otages français dans la région, totalement dévastée. Nicolas Sarkozy aura donc la responsabilité d’assumer les conséquences de ses actes politiques.
Le nouveau Président doit être indulgent avec les prochains immigrés
Il n’a pas été réélu, tandis la situation s’est empirée au Mali… Alors que le nouveau président soit indulgent avec les prochains émigrés maliens qui frapperont aux portes de la France, puisque son prédécesseur leur aura pourri la vie sur place. Je suis convaincue que ce dernier n’avait pas songé à cela, lui qui avait voulait à tout prix réduire l’immigration dans l’Hexagone. Alors, que M. Hollande soit indulgent avec les émigrés maliens, au nom des Droits de l’Homme.
NB : Les intertitres sont de la rédaction.

Fata TRAORE, dite « Fah »
Franco-Malienne de 33 ans
Région parisienne

Mali : le sommet de la dernière chance ? - Afrik.com : l'actualité de l'Afrique noire et du Maghreb - Le quotidien panafricain

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Sommet de Ouagadougou : Eclatement et redistribution des postes | MaliActu

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Mini-sommet à Ouaga ce weekend : les « Amis » du PM dénoncent et accusent… | MaliActu

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Malijet - La France salue l'adoption de la résolution 2056 du Conseil de sécurité sur le Mali

Malijet - La France salue l'adoption de la résolution 2056 du Conseil de sécurité sur le Mali

La France salue l'adoption de la résolution 2056 du Conseil de sécurité sur le Mali

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La France salue l'adoption de la résolution 2056 du Conseil de sécurité sur le Mali
Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a salué dans une déclaration publié jeudi l'adoption par le Conseil de sécurité des Nations Unies de la résolution 2056 sur le Mali, "à l'initiative de la France", et a déclaré que la France est pleinement mobilisée pour mettre eu oeuvre "les volets politiques de cette résolution".
"La résolution 2056, placée sous le chapitre VII de la Charte des Nations Unies, fixe le cadre d'une solution politique globale au Mali et témoigne de la mobilisation de la communauté internationale", a souligné le ministre français.
"Le Conseil de sécurité fixe d'abord très clairement ses attentes pour avancer dans la mise en oeuvre de la transition : il exige la dissolution de la junte et appelle les autorités civiles à élaborer une feuille de route en concertation avec l'ensemble des partis politiques maliens et la société civile pour consolider la transition au Mali", a poursuivi M. Fabius.
"Le Conseil de sécurité appelle en outre tous les Etats à coordonner leurs efforts pour lutter contre le terrorisme d'AQMI, du MUJAO et de leurs soutiens et appelle à l'adoption de sanctions. La France relaie avec force cet appel : la communauté internationale doit mettre tout en oeuvre pour lutter contre le terrorisme au Mali et au Sahel, qui menace de déstabiliser l' ensemble de la région", selon la déclaration. "Le Conseil de sécurité se déclare enfin prêt à examiner la demande de la CEDEAO et de l'UA d'autoriser le déploiement d'une force de stabilisation au Mali dès qu'il aura reçu des précisions sur les objectifs et les moyens d'une telle force car de telles précisions sont indispensables avant toute décision", a-t-il précisé.
"La France est pleinement mobilisée pour aider les autorités maliennes, la CEDEAO et l'UA à mettre en oeuvre dès aujourd'hui les volets politiques de cette résolution, qui est le premier résultat de nos efforts sur ce sujet au Conseil de sécurité. Elle continuera par ailleurs à mobiliser l'ensemble de ses partenaires, au sein du Conseil de sécurité, de l'Union européenne et dans toutes les enceintes internationales concernées, pour progresser vers une solution politique globale au Mali", a conclu le ministre français.

Malijet - Le sort du Mali se joue en partie à Ouagadougou

Malijet - Le sort du Mali se joue en partie à Ouagadougou
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Le sort du Mali se joue en partie à Ouagadougou
Les négociations en vue d’un gouvernement d’union condamnent la classe politique malienne à s’entendre avec elle-même pour commencer de régler les vrais problèmes du pays.

D’abord annoncé, le président Dioncounda Traoré du Mali ne viendra plus à Ouagadougou, pour «raisons médicales», affirment ses proches. Un signe avant-coureur? La rencontre de Ouagadougou est en fait un mini-sommet ouest-africain devant permettre de trouver une issue à la crise du Nord Mali.
Cette crise voit d’ailleurs se multiplier les manifestations de colère face aux abus des groupes islamistes. Reste donc à savoir quels acteurs politiques viendront effectivement deBamako pour prendre part aux travaux devant déboucher sur la formation d’un gouvernement d’union nationale.

Ouaga, «nouvelle capitale» du Mali

Au sommet de samedi 7 juillet à Ouagadougou, le présidentBlaise Compaoré du Burkina Faso et différents chefs d’Etat de la région doivent échanger avec des représentants de la classe politique et de la société civile du Mali.
Ceci, en vue de constituer un gouvernement d’union nationale devant être, selon la Cédéao, «plus inclusif» que le cabinet actuel dirigé par le Premier ministre Cheick Modibo Diarra. On espère que la nouvelle équipe gouvernementale de transition pourra davantage répondre à la crise dans le nord du Mali.
En tout cas, pour l’heure, la ville de Ouagadougou semble être devenue provisoirement la nouvelle capitale du Mali. Depuis trois mois, le Mali se trouve coupé en deux. Après un épisode marqué par les revendications indépendantistes du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), les choses se sont compliquées avec l’occupation du terrain par des groupuscules terroristes encadrés par Aqmi.
Ces derniers, presque sans adversaires en face, ont pris plaisir ces derniers temps à commettre des sacrilèges et à réprimer publiquement les personnes ne se conformant pas aux exigences de la charia, selon la compréhension qu’ont les nouveaux occupants illégaux et illégitimes du Nord Mali.
C’est donc visiblement à Ouagadougou que va se jouer le destin du Mali ce week-end et dans les prochains jours. Il faut de toute urgence, à ce pays, un gouvernement d’union nationale ayant les faveurs de tous. Reconnu au plan international, celui-ci détiendra alors toutes les cartes entre les mains. Lui reviendra, entre autres, la tâche de gérer la mobilisation contre l’occupant illégal, notamment en donnant une âme à l’armée malienne.

Trouver un consensus

Médiateur officiel, Blaise Compaoré, le chef de l’Etat burkinabè, sera entouré à l’occasion de certains de ses homologues. Les semaines passées à rencontrer les différents protagonistes et à chercher le bout du tunnel, n’auront certainement pas été faciles.
Dans des litiges du genre, il faut parfois savoir serrer les dents, à la fois ouvrir et fermer les yeux comme la bouche, se boucher les oreilles et s’empêcher de sentir les odeurs autant que les émotions. Ne s’engage pas dans la médiation en Afrique, qui craint d’avoir à gérer des susceptibilités. Il faut avoir appris à ménager la chèvre et le chou, et surtout faire preuve de patience et d’écoute active.
Car, il y va aussi de la préservation de la paix dans l’ensemble de la sous-région qui comprend plus d’une quinzaine de pays et plus d’une centaine de millions d’habitants. La responsabilité est lourde et toute erreur de jugement ou de stratégie pourrait être fatale.
C’est aussi pourquoi les acteurs politiques maliens attendus à Ouagadougou devront s’efforcer de surmonter leur ego, pour trouver des solutions consensuelles à leurs problèmes. Ils doivent comprendre que les Africains se désolent de plus en plus de les voir s’entredéchirer, alors que l’ennemi se trouve ailleurs, dérange la quiétude des populations et nargue un peu tout le monde par leur propre faute.
Il y a urgence à taire les divergences, pour sortir le peuple malien de la détresse dans laquelle l’ont justement plongé les acteurs politiques eux-mêmes. Plutôt que de sommeiller, il faut chercher à se réhabiliter à ses yeux, en passant outre les sempiternelles querelles de chiffonniers. Celles-ci auront conduit à exposer inutilement la République et ses populations aux diktats d’aventuriers en tous genres.

La classe politique devant ses responsabilités

Dans la capitale burkinabè, les représentants maliens ne devront pas dormir, à l’image des nombreux réfugiés qui souffrent aujourd’hui des conséquences de leur manque de clairvoyance. Car, la situation que vit ce pays voisin et frère, résulte bien de la mal-gouvernance. De cela, toute la classe politique doit se sentir responsable. Il faut arrêter de trouver des boucs émissaires un peu partout, et se dépêcher de regarder dans la même direction.
Ceux qui accourent au chevet du Mali, n’ont pas la même part de responsabilité dans la gestion de la crise que ceux qui ont déjà eu à gérer le pays ou en sont présentement les principaux acteurs, au pouvoir ou non.
Chacun doit se convaincre que de sa bonne foi et de son ardent désir de paix et d’entente, dépendra véritablement la préservation de l’héritage de Soundiata Keïta et des légendaires régnants de ce grand pays. Il ne sert à rien de ruer dans les brancards, encore moins de fourbir les armes, quand on n’est pas prêt pour le combat.
Par contre, il convient de s’ouvrir au dialogue, s’accepter mutuellement au nom des souffrances qu’il faut éviter à tout prix à ses propres concitoyens et aux autres populations. Dans la situation actuelle, s’abstenir de tout aventurisme constitue un impératif. A la classe politique malienne d’arrêter de tourner en rond et de s’assumer.
La réunion de Ouagadougou ne doit pas être une réunion de plus; mais une réunion qui consacre le début de la fin d’une crise qui n’a que trop duré, avec son cortège de morts, de désolations et de souffrances inadmissibles.

Source: Slate

Mali : mini-sommet samedi pour "aller vers un gouvernement de large consensus" | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Mali : mini-sommet samedi pour "aller vers un gouvernement de large consensus" | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
La création d’un gouvernement d’union nationale censé être "à même de mieux gérer les défis que connaît le Mali" sera à l’ordre du jour d’un mini-sommet qui doit réunir samedi 7 juillet les chefs d'État ouest-africains avec des représentants de la classe politique et de la société civile malienne, a annoncé le ministre des Affaires étrangères burkinabè, Djibrill Bassolé .
« Les pays du groupe de contact sur le Mali vont se retrouver » samedi 7 juillet à Ouagadougou dans le but de mettre en place un « gouvernement d’union nationale » a annoncé lundi la médiation conduit par le Burkina Faso. Ce mini-sommet doit réunir les chefs d'État ouest-africains avec des représentants de la classe politique et de la société civile du Mali. Les dirigeants du Bénin, du Niger, du Nigeria, du Togo, du Liberia, du Burkina Faso ainsi que le chef de l'État ivoirien Alassane Ouattara, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), seront notamment présents.
Titre de l'encart
La médiation burkinabaise a beau privilégier la stabilisation de Bamako et vouloir entamer des pourparlers avec les groupes du nord Mali, elle a vivement réagi à la démolition ce week-end de sept des seize mausolées de saints musulmans, et de la porte d'entrée d'une des trois plus grandes mosquées de la ville, lundi 2 juillet.
« La destruction de ces monuments historiques, de ces mausolées déchire le coeur des Maliens et de tous ceux qui ont connu ces lieux saints », a déclaré le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé. « Les affrontements récents à Gao (nord-est) et la destruction des mausolées sont pour nous de graves incidents qui de toute façon ne vont pas dans le sens de l'apaisement », a-t-il ajouté devant la presse.
« Il va bien falloir que nous redoublions d'ardeur pour convaincre les parties de cesser toute forme d'hostilité et de s'engager dans la recherche des meilleures conditions de confiance et d'apaisement pour le dialogue constructif », a poursuivi le ministre burkinabè. « Une délégation du groupe islamiste Ansar Eddine présente depuis plus de deux semaines à Ouagadougou pour des discussions avec la médiation est partie aujourd'hui (lundi), nous avons eu l'occasion de leur dire ce que nous pensons tous, nous regrettons tous que ce genre d'événements puisse se produire », a-t-il souligné. « Ce ne sont pas les événements comme ceux-ci qui pourront renforcer la cohésion et la réconciliation. Il faut très vite qu'on puisse les dépasser et que les différentes communautés apprennent à se respecter et à respecter les valeurs des uns et des autres », a-t-il conclu. (Avec AFP)
« Les chefs d'État auront l'occasion d'échanger avec des représentants de la classe politique malienne, de la société civile : il nous faut envisager d'aller vers un gouvernement de large consensus, un gouvernement d'union nationale qui sera à même de mieux gérer les défis que connaît le Mali », a indiqué le ministre des Affaires étrangères burkinabè, Djibrill Bassolé, après un entretien entre son président Blaise Compaoré et le représentant spécial de la France pour le Sahel, Jean Felix-Paganon. « La gestion de la crise du Nord » malien, et la création de « conditions » pour « la tenue d'élections présidentielles pour sortir de la transition », seront ainsi au centre des discussions. « C'est une réunion d'évaluation, nous voulons que les Maliens organisent une espèce d'union sacrée autour des grands objectifs à atteindre », a précisé le ministre burkinabè.
"Transition la plus inclusive possible"
Selon le représentant français reçu lundi à Abidjan par le président Ouattara avant de se rendre à Ouagadougou, la priorité de Blaise Compaoré est de stabiliser la situation à Bamako, sans exclure d’entamer en parallèle des pourparlers avec « l'ensemble des groupes du Nord » et le Premier ministre malien. « Nous, Français, c'est un objectif que nous partageons pleinement. Nous faisons pleinement confiance à la médiation pour permettre cet élargissement de l'assise de la transition », a-t-il relevé.  Blaise Compaoré estime primordial de doter le Mali d’un gouvernent « plus inclusif, qui rassemble le plus large spectre possible des forces politiques maliennes et donc qui permette une transition la plus inclusive possible », a poursuivi Jean Felix-Paganon.
Un ordre du jour qui sonne comme un désaveu pour le gouvernement de transition mis en place après le coup d'État du 22 mars à Bamako, dont la faiblesse et la complaisance envers l'ancienne junte est critiquée par la classe politique et la société civile au Mali, comme par certains chefs d'État de la Cedeao. Réunis en sommet le 29 juin à Yamoussoukro, ces derniers avaient déjà appelé l’équipe du Premier ministre Cheick Modibo Diarra à être plus « inclusif ».
(Avec AFP)

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Vers la sortie d’un gouvernement de parents, amis et copains ? | MaliActu

Vers la sortie d’un gouvernement de parents, amis et copains ? | MaliActu

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Politique: La troisième honte du Mali

Politique: La troisième honte du Mali
Actualité au Mali - C’est par presse interposée, surtout étrangère, que les Maliens, et même le gouvernement Cheick Modibo Diarra ont appris avec stupéfaction que la classe politique, ainsi que la société civile, sont invitées le samedi 7 juillet à un « mini-sommet » à Ouagadougou, sous l’égide de la CEDEAO, pour tenter de former un gouvernement fort et discuter de l’éventuel envoi d’une force militaire  dans le Nord du Mali.

Et le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibril Bassolé, dont le pays assure une médiation dans la crise malienne, de déclarer: « il nous faut envisager d’aller vers un gouvernement de large consensus, un gouvernement d’union nationale, qui sera à même de mieux gérer les défis que connaît le Mali ». Déjà, la 41ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO, tenue les 28 et 29 juin à Yamoussoukro, avait donné le ton, avec 14 mesures spécifiques dont la formation d’un gouvernement inclusif d’union nationale.

Le problème n’est pas là. Il est à un autre niveau. Il s’agit de la forme. D’abord, le fait d’annoncer un mini sommet pour former un gouvernement au nom du Mali, sans au préalable en informer Bamako, est une insulte grave. Ensuite, pourquoi la CEDEAO veut-elle former un gouvernement à la place des autorités de Bamako? Et pourquoi sortir du pays pour discuter de problèmes internes et étaler nos divergences politiciennes au grand jour, devant d’autres personnalités.
Si elles acceptent d’aller à Ouaga samedi prochain, la classe politique et la société civile malienne vont signer la troisième honte du Mali, sous la transition de Cheick Modibo Diarra. La première a été le premier voyage effectué à Ouagadougou dans la première décade du mois d’avril dernier. Les forces vives s’étaient copieusement insultées dans la capitale burkinabé, devant le Président du Faso. Les pros et anti putsch ne s’étaient pas fait des cadeaux et n’ont pas modéré leurs propos.

La deuxième honte du Mali, pour cette période transitoire, a été l’agression barbare et inqualifiable du Président Dioncounda Traoré, qui peine toujours à recouvrer sa santé à Paris. Irons-nous de honte en honte, sans jamais pouvoir gérer la préoccupation majeure de l’heure, la libération du Nord du Mali?
Héritier de grands empires, de savants et érudits, le Mali ne mérite pas ce sort, imposé par le destin pour certains et pour d’autres par ses propres fils, lesquels ont mal géré durant les  décennies écoulées notre Maliba.

Si les Maliens ont honte aujourd’hui, au dedans comme au dehors, c’est en partie à cause des mauvais comportements de leurs dirigeants. La convocation à Ouagadougou pour former un gouvernement d’union nationale est la preuve que notre pays est sous tutelle.

Le Premier ministre ne peut-il pas continuer ici ses concertations politiques, lesquelles seront certainement sanctionnées par un nouvel attelage gouvernemental? Pourquoi ne pas lui donner la chance de tenter la formation d’une nouvelle équipe, sans amener qui que ce soit à se déplacer à Ouagadougou? La méthode de la CEDEAO ne vise ni plus ni moins qu’à affaiblir le Chef du gouvernement. Si l’on veut renforcer les autorités de la transition, il faut leur laisser la plénitude de leurs prérogatives constitutionnelles.

La situation que vit le Mali exige sans doute un gouvernement d’union nationale. Mais qu’on laisse à Bamako les pleins pouvoirs pour en discuter avec les forces en présence et convenir de sa mise en place. Sinon, tout ce qui viendra de la CEDEAO apparaitra comme une imposition de l’extérieur, une violation de notre souveraineté ou du moins de ce qui en reste. Ce fut le cas lors de la désignation de Dioncounda Traoré comme président intérimaire, avec les conséquences que l’on sait.

Il y a eu beaucoup de crises en Afrique mais c’est la première fois qu’un sommet de chefs d’Etat est organisé pour décider uniquement de la formation d’un gouvernement d’union nationale dans un pays tiers. C’est une honte et nous la dénonçons comme telle. Mais il faut aussi dire à notre classe politique que, tant qu’elle ne changera pas d’attitude et de comportement, les autres pays de la communauté vont continuer à faire avaler des couleuvres aux Maliens.

Chahana Takiou

22 Septembre du 05 Juillet 2012

Crise malienne: de quoi va accoucher le sommet de Ouaga?

Crise malienne: de quoi va accoucher le sommet de Ouaga?

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Mali : le Premier Ministre accuse l'ONU - L'EXPRESS

Mali : le Premier Ministre accuse l'ONU - L'EXPRESS

Mali : le Premier Ministre accuse l'ONU

Par Vincent Hugeux, publié le 04/07/2012 à 16:10
En privé, le Premier ministre du Mali, Cheikh Modibo Diarra, éreinte volontiers les instances internationales qui s'efforcent - en vain pour l'heure - d'oeuvrer à la restauration de l'intégrité territoriale de son pays, dont une nébuleuse de rébellions djihadistes et touareg occupe les deux tiers nord. "Que l'ONU, l'Union africaine et la Cedeao [Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest] nous fichent la paix ! a récemment confié l'ancien astrophysicien à un visiteur. Nous pouvons très bien régler ça entre Maliens. Si les efforts de médiation en cours échouent, il y aura la guerre. Si nous la gagnons, tant mieux. Sinon, le Mali deviendra une République islamique. Où est le problème ?" Commentaire atterré d'un ancien chef d'Etat subsaharien : "Voilà qui démontre combien la nomination de Diarra à la primature fut une tragique erreur de casting."