Mali : Aide et Action International suspend ses activités - Communiqué
Aide et Action - 11/04/2012 17:41:13
Alors que les villes au nord du Mali tombent peu à peu aux mains des rebelles touaregs, la junte militaire au pouvoir s'apprête à fonder un premier gouvernement d'union nationale. Face à ces troubles politiques, Aide et Action International au Mali est forcé de fermer son bureau de Sévaré et de
suspendre la plupart de ces programmes.
« Nous avons été forcés de fermer le bureau de Mopti et de suspendre plusieurs de nos activités sur le terrain», explique Abdoulaye Diepkilé, Coordinateur Aide et Action International au Mali suite aux récents évènements qui ont bouleversé le pays. Depuis le 17 janvier 2012 le Mali connaît une résurgence, de la rébellion dite « Touareg », a conquit les régions de Kida, Gao, et Tombouctou. Le 22 mars 2012 un coup d'Etat militaire a mis fin au mandat du président démocratiquement élu Amadou Toumani Touré.
« Nous avons préféré fermer le bureau de Sévaré, qui nous permettait d'assurer un appui direct aux acteurs locaux impliqués dans la gestion du parrainage et de suivre les projets « Droits - Education - Formation - Insertion (DEFI) » et « Amélioration et Diversification et l'Offre Educative », mené en partenariat avec l'Alliance ICCO et le ministère français des affaires étrangères. La plupart de nos partenaires ont suspendu leurs activités. Parmi eux, l'USAID, qui soutient notre projet Alternatives éducatives en milieu nomade », explique Abdoulaye Diepkilé. « Seul le projet de Lutte Contre les IST, le VIH et le Sida, récemment signé avec l'Union Européenne se poursuit », précise Abdoulaye Diepkilé.
Les activités liées au parrainage ont également été impactées. « Les correspondances aux parrains de mars du projet DEFI ne pourront pas être rédigées, puisque les comités de parrainage ne sont pas accessibles. Les correspondances du projet Alternatives éducatives en milieu nomade seront envoyées avec du retard.», ajoute Abdoulaye Diepkilé.
A l'heure actuelle, le Mali attend la mise en place des organes de transition chargés de conduire le pays à des élections libres, transparentes, démocratiques sur l'ensemble du territoire national. Un gouvernement de transition, dirigé par un premier ministre de consensus, a désormais pour mission de gérer la crise du nord du Mali et d'organiser les élections dans les prochains mois.
Du fait des circonstances exceptionnelles que connaît le pays, le mandat des députés est prorogé jusqu'à la fin de la transition, afin de permettre au parlement de voter l'amnistie générale des membres de la junte, l'indemnisation totale des victimes de la rébellion du nord et du coup d'Etat du 22 mars.
En retour de cette décision de la junte militaire de céder le pouvoir aux civils, la Cedeao s'engage à lever son embargo diplomatique, économique et financier imposé depuis lundi au Mali. Elle se propose aussi de mettre à la disposition du pays un fonds d'assistance humanitaire appropriée en faveur de la population victime du putsch et de la rébellion touareg et des islamistes. Quant aux populations, une grande majorité fuit actuellement vers les pays limitrophes (Burkina, Niger, Mauritanie et Algérie) et à l'intérieur du pays. Cette situation du Mali constitue un facteur de tension pouvant engendrer des implications majeures dans la région du sahel.
Aide et Action reprendra progressivement ses activités au mali au rythme de la reprise d'une vie normale.
11 avr. 2012
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