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8 avr. 2012

Mali: les islamistes renforcent leur présence à Gao - Mali - RFI

Mali: les islamistes renforcent leur présence à Gao - Mali - RFI
Tandis que plusieurs sources font état ces dernières 24 heures du renforcement des salafistes à Gao dans le Nord-Est du Mali, un groupe dissident d'al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué ce dimanche 8 avril l'enlèvement du consul d'Algérie et de six membres de sa mission jeudi à Gao. La crise dans le Nord sous contrôle des rebelles touaregs du MNLA et de groupes islamistes reste une priorité absolue de la Cédéao. Beaucoup craignent désormais un affrontement entre les combattants du MNLA et les islamistes.

Notre dossier spécial Mali
Il n'y a pas d'image, un habitant qui souhaitait filmer en a été empêché. C'est « haram » -c'est péché- lui ont dit des hommes armés.
Mais désormais, ce sont bien les islamistes qui sont les plus visibles dans les rues de Gao. Un convoi d'une quinzaine de véhicules serait arrivé dans la nuit de vendredi à samedi, une vingtaine d'autres dans la journée de samedi.
Plusieurs témoins le confirment, les salafistes organisent des rencontres avec des messages clairs : oui à la charia, non aux pillages. Ils promettent à ceux qui ont perdu des biens de les récupérer, ils distribuent des numéros de téléphone où appeler pour signaler des vols. Et « comme ça, petit à petit, ils gagnent la confiance des gens en les embobinant », soupire un habitant.

Abdulkarim Ag Matafa
Président du conseil révolutionnaire du MNLA
Nous ferons face, que ce soit des salafistes, que ce soit de la Cédéao, que ce soit n'importe qui
 
08/04/2012 par Sarah Tisseyre
Mais confiance ou pas, la population de Gao craint maintenant des affrontements entre d'un coté ces islamistes qui refusent toute indépendance du Nord, et de l'autre les rebelles touaregs. Ce que n'exclut pas Abdoul Karim Ag Matafa, président du conseil révolutionnaire du MNLA, le Mouvement de libération nationale de l'Azawad.
La rupture est consommée et face à des mouvements qui ne peuvent pas cohabiter, les habitants de Gao attendent avec appréhension la suite des évènements
Confusion et concurrence entre groupes islamistes à Gao
Tour à tour depuis ces derniers jours, les patrons de bars de Gao ont reçu la visite d'hommes armés. Ils ne sont manifestement pas coordonnés entre eux, mais délivrent le même message, il n'est plus question de vendre de l'alcool.
Le patron d'un hôtel a confié à RFI avoir reçu la visite de six groupes différents. L'un d'eux, plus violent que les autres, composé d'hommes enturbannés et portant des barbes, aurait fouillé toute la maison pour débusquer les alcools qui n'étaient déjà plus à la vente, mais toujours entreposés dans une pièce.
A coup de tirs de kalachnikovs, ils auraient fait exploser les bouteilles, même celles qui étaient vide. Les enseignes publicitaires des marques de bière n'ont pas été épargnées. Cet homme n'a dû son salut qu'à l'arrivée in extremis d'hommes « plus gentils », dit-il, qui ont fait fuir les assaillants et ont laissé un numéro à appeler en cas d'urgence.
Au-delà des restrictions qui s'imposent aux débits de boisson, le harcèlement dont ils sont victimes illustre la confusion qui règne dans la ville, voire la concurrence entre les différents groupes qui cherchent à faire la loi dans Gao.

 Les ministres des Affaires Etrangères de l'Algérie, du Niger et de la Mauritanie étaient réunis à Nouakchott ce dimanche. Ils ont réclamé l'application « immédiate et inconditionnelle » de l'accord entre la Cédéao et la junte militaire.
Le chef de la diplomatie nigérienne Mohammed Bazoume est allé plus loin. Selon lui, il faut passer à l'offensive contre les rebelles touaregs le plus vite possible.

Mohammed Bazoume
Ministre des Affaires étrangères du Niger
On doit travailler à changer le rapport de force sur le terrain avant de parler de négociation
 
08/04/2012 par Laura Martel


Un groupe dissident d'Aqmi revendique le rapt de sept Algériens
Un groupe dissident d'al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué ce dimanche l'enlèvement du consul d'Algérie et de six membres de sa mission jeudi à Gao (nord-est du Mali), dans un message écrit transmis à l'AFP.
Avec notre correspondant à Bamako
Le message écrit est court, mais la revendication est claire. Le Mujao, mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest, affirme détenir le consul d’Algérie à Gao. Le consul, mais également six de ses collaborateurs.
Adnan Abu Walid Sahraoui, porte-parole du groupe, qui affirme être une dissidence d’al-Qaïda au Maghreb islamique, a rappelé ensuite la presse à l’aide d’un téléphone portable. Son numéro de téléphone indique qu’il était au Mali. On entendait d’autres voix d’hommes autour de lui, un peu comme s’il était entouré d’autres membres de ce groupe, qui prône le jihad en Afrique de l’Ouest.
A la question posée par RFI : « Avez-vous des revendications ? », réponse du porte-parole du Mujao : « Vous le saurez plus tard ».
Apparu il y a quelques mois, ce groupe islamiste a déjà revendiqué l’enlèvement de trois humanitaires européens, au cœur du territoire occupé par le mouvement indépendantiste Polisario, soutenu par l’Algérie. Le Mujao a également, en mars dernier, revendiqué un attentat perpétré au sud de l’Algérie. Le chef du groupe est un Mauritanien.
Autre particularité du Mujao, il est constitué de nombreux combattants originaires de l’Afrique noire. On y trouve notamment des Sénégalais, des Maliens, des Ivoiriens, des Guinéens, et même des Béninois.

CARTE AZAWAD

TV5MONDE : actualites : Mali: le transfert du pouvoir de la junte aux civils se prépare


Carte du Mali et de l'Azawad revendiqué par les rebelles touareg du MNLA
 

Mali: le transfert du pouvoir de la junte aux civils se prépare

TV5MONDE : actualites : Mali: le transfert du pouvoir de la junte aux civils se prépare
BAMAKO (AFP) - 08.04.2012 15:21

Le président de l'Assemblée nationale malienne, Dioncounda Traoré, est arrivé samedi à Bamako pour être nommé chef de l'Etat du Mali par intérim après l'engagement de la junte militaire, sous forte pression régionale et internationale, à rendre le pouvoir aux civils.
Le président de l'Assemblée nationale malienne, Dioncounda Traoré (C) et le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé, à l'aéroport de Bamako, le 7 avril 2012
Le président de l'Assemblée nationale malienne, Dioncounda Traoré, est arrivé samedi à Bamako pour être nommé chef de l'Etat du Mali par intérim après l'engagement de la junte militaire, sous forte pression régionale et internationale, à rendre le pouvoir aux civils.
Le capitaine de la junte malienne, le capitaine Amadou Sanogo (D), avec le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé, le 6 avril 2012 à Kati, près de Bamako

Un accord-cadre conclu vendredi entre la junte et des représentants de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) prévoit le transfert du pouvoir aux civils et la désignation d'un président de la République et d'un Premier ministre de transition jusqu'à la tenue d'élections présidentielle et législatives.

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg) a proclamé vendredi l'indépendance du Nord, l'Azawad, une déclaration unanimement rejetée en Afrique et dans le reste du monde.
AFP - Le futur président malien de transition, Dioncounda Traoré, devait poursuivre dimanche à Bamako ses consultations avant son investiture qui doit suivre le retrait du pouvoir de la junte issue du putsch qui a précipité la crise dans le Nord, aux mains de rebelles et d'islamistes. Lire le dossier
Arrivé samedi du Burkina Faso, qui a conduit la médiation ouest-africaine, M. Traoré doit rencontrer dans la journée le chef des putschistes, le capitaine Amadou Sanogo, selon l'entourage de la junte issue du coup d'Etat du 22 mars contre le président Amadou Toumani Touré (ATT).
Un accord-cadre conclu vendredi entre la junte et des représentants de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) prévoit le transfert du pouvoir aux civils et la désignation d'un président de la République et d'un Premier ministre de transition jusqu'à la tenue d'élections présidentielle et législatives.
L'accord stipule que le poste de chef de l'Etat intérimaire doit être occupé par le président de l'Assemblée nationale qui, avec son gouvernement, a théoriquement 40 jours maximum pour organiser des élections. Mais le texte prend acte de "l'impossibilité" de tenir ce délai vu les "circonstances exceptionnelles" et la crise au Nord, sans fixer une durée pour la transition.
Qui sera le chef du gouvernement de crise? De nombreux noms circulaient à Bamako ces dernières heures, dont celui d'un Arabe du Nord, Zahby Ould Sidi Mohamed, fonctionnaire de l'ONU au Soudan, et de plusieurs candidats à la présidentielle.
La Cédéao a décidé "la levée avec un effet immédiat de toutes les sanctions imposées au Mali", un embargo diplomatique, économique et financier qui menaçait d'asphyxier le pays. Les auteurs du coup d'Etat se voient offrir l'amnistie.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé la junte "à mettre rapidement en oeuvre les dispositions de l'accord-cadre qui prévoit un transfert du pouvoir aux autorités constitutionnelles". L'Union africaine, l'Union européenne et l'ex-puissance coloniale française, notamment, ont salué l'accord.
Lors d'une rencontre avec la classe politique samedi, Dioncounda Traoré a salué la junte pour avoir accepté de rétablir l'ordre constitutionnel, et affirmé que le Mali "a besoin de son armée pour recouvrer l'ensemble de son territoire".
Alors que les putschistes accusaient ATT d'"incompétence" dans sa gestion de la situation dans le Nord, le coup d'Etat a précipité le pays dans la plus grave crise de son histoire: la moitié septentrionale est passée il y a une semaine sous le contrôle de rebelles touareg, d'islamistes armés et de divers groupes criminels.
Les ministres des Affaires étrangères d'Algérie, du Niger et de la Mauritanie se réunissent dimanche à Nouakchott pour discuter de la situation au Mali, en l'absence de représentants de ce pays. Une réunion du Comité d'état-major opérationnel conjoint (Cemoc) de ces quatre pays - dits "du champ" - est attendue dans les prochains jours.



Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg) a proclamé vendredi l'indépendance du Nord, l'Azawad, une déclaration unanimement rejetée en Afrique et dans le reste du monde.



Sur le terrain, le MNLA ne semble en réalité plus maître du jeu, supplanté par les islamistes du mouvement Ansar Dine d'Iyad Ag Ghaly, figure des ex-rébellions touareg des années 1990, appuyé par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dont trois principaux chefs ont été vus à Tombouctou avec lui. L'un d'eux, Mokhtar Belmokhtar, est arrivé dans la nuit de vendredi à samedi à Gao, autre grande ville du Nord tombée récemment.



Aqmi retient en otages au Sahel six Français. Par ailleurs, le consul d'Algérie et six membres de sa mission ont été enlevés jeudi à Gao par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), un groupe dissident d'Aqmi.



La Cédéao a brandi de nouveau ce week-end la menace d'un recours à la force pour mettre fin à la partition du Mali. Elle envisage d'y envoyer une force de 2.000 à 3.000 soldats, mais sa mission et ses moyens restent très flous pour le moment.

© 2012 AFP

A ton appel Mali : Vont-ils répondre présents ? - maliweb.net

A ton appel Mali : Vont-ils répondre présents ? - maliweb.net
Nul besoin de rappeler l’histoire, notre histoire commune des grands empires, de tous ces braves hommes, guerriers et rois que la Terre du Mandé a engendré. Non, il n’est pas question de faire ici un cours d’histoire – « y a pas temps », d’autres s’en chargeront, car l’heure est grave, la situation est critique. Tous ces braves hommes, guerriers et rois morts, mais qui ne « sont pas morts » observent depuis leurs tombes ce que nous allons faire, ils attendent que nous nous montrons dignes de l’héritage qu’ils nous ont laissé.
Assis, tout au fond de leurs tombes, les deux mains sous les mentons, les yeux ensanglantés, ils attendent que nous leurs démontrons que leur combat d’antan, combat qui les ont conduit, là où ils sont aujourd’hui, n’a pas été vain. Alors, ils continuent d’observer sans ciller. Ils nous observent vous, nous, chacun et tous qui porte l’épithète « malien », peu importe où il se trouve. Ils nous observent de sous la terre et nous voient tous et chacun. Ils piaffent de voir notre réplique à cet affront qui leurs a été fait, qui nous a été fait, plus qu’une insulte grave, une atteinte directe à la dignité qui est la nôtre. Ils nous observent et s’indignent quelques fois en voyant ce malien qui se résigne en disant que c’est une histoire réservée à ceux qui ont les armes à feux, une histoire militaire – ou cet autre qui se lamente en disant « nous n’avons pas les moyens qu’il faut » – et encore cet autre qui déclare « ni moi, ni ma famille ne vivent au Mali, heureusement » – encore un autre qui pense être en sécurité, car malgré tout, il arrive à vivre sans être impacté par les agissements de l’ennemi, croyant ainsi que ça sera plutôt une mauvaise affaire pour lui de s’en mêler…
Maliens, l’heure est gravissime-ment critique, grave et délicate.
L’ennemi avance à pas géant sur les cadavres de nos frères, sœurs, pères et mères, grands-parents et ancêtres. Il crache sur tous ceux que nous avons durement construits ensemble, pendant tout ces temps passés et immémoriaux. L’ennemi avance, en bafouant nos édifices et tout ce qui nous sont chères. Cela est intolérable et inacceptable, sinon doit l’être pour chaque malien.
L’ennemi avance et il ne nous fera pas de cadeau, dans notre propre maison, à ce moment précis où malheureusement notre famille est malade à sa tête. Ce moment où les membres que constitue notre famille se disputent la chéchia laissée en héritage par le patriarche. L’ennemi avance, il prend un malin plaisir de nos différends et notre désunion le rend plus ambitieux. Il redouble d’effort dans son projet méphistophélique, dont le seul but est d’humilier notre famille, la rouler dans la boue, la maltraiter et finalement la tuer, la faire disparaître !
Alors, allons-nous rester là, les bras croisés ?
Ne savons-nous pas que le jour que nous attendions depuis belle lurette est afin arrivé ?
Ce jour où nous devrions prouver que nous ne formions qu’Un seul Peuple devant la tentative d’invasion ennemi - que nous devrions avoir qu’Un seul But, lorsque le Mali qui nous unit est attaqué, pour savoir que nous ne disposons que d’un seul choix, qui est d’être animé de la même Foi pour restituer le Mali dans son intégrité. Car nous n’avons pas le droit d’agir différemment. Nous avons chacun le devoir, la responsabilité de nous battre aux prix de notre sang, s’il le faut, pour ne pas perdre un seul iota de ce que nos aïeux nous ont laissé. Parce qu’à la fin, nous serons tous et chacun jugé sur la base de ce que nous avons fait et de ce que nous n’avons pas fait. Nul ne sera épargné !
C’est vrai qu’il y a eu des « erreurs » ou sinon des fautes au départ : mais pensez-vous que les innombrables critiques et accusations nous avanceront à quelque chose ?
Pensez-vous que l’ennemi en avançant, dans nos camps et en égorgeant nos frères se demande si le Mali est en démocratie ou en dictature ?
Pensez-vous que l’ennemi se préoccupe de savoir si nous sommes un Etat laïc ou cafre ?
Pensez-vous que l’ennemi en a cure de notre Constitution, qu’elle soit niquelle ou ancienne?
Evidemment, que non ! L’ennemi qui est le nôtre n’a qu’un seul objectif, une seule préoccupation : « prendre le Mali » un point c’est tout !
Alors, l’heure est très très très grave ! L’heure et gravement grave, elle est très gravement grave !
Cependant, si votre travail est de rester là à ne rien faire pour empêcher que votre Mali, notre Mali tombe, quel genre de malien êtes-vous donc ?
Si vous ne savez rien faire d’autre que de vous préoccuper de votre installation dans le fauteuil du roi : qu’allez-vous faire si le Mali ne nous ait plus donné ?
Si votre travail est de vous borner à dire « retour à l’ordre constitutionnel », sur quel peuple allez-vous appliquer votre constitution, lorsqu’il en aura plus ?
Si votre travail est de vous taper la poitrine en disant « je suis démocrate », qu’allez-vous faire de votre démocratie quand vous n’aurez plus d’identité ?
Vous qui êtes toujours au centre des combines de tout acabits et des manigances émétiques, croyez-vous que l’ennemi vous laissera les gouvernails à cause de la noblesse légendaire de votre famille, à cause de votre intelligence, votre charisme ou de vos bonnes attitudes de bonne gouvernance ?
Si vous pensez que oui, alors continuer à faire ce que vous faites. Car l’heure est grave, l’heure est saignement grave ! Elle est quintuplement gravissime !

Le Mali est UN PEUPLE !
A l’heure actuelle, tous les maliens doivent se mettre ensemble (ceux qui sont au Mali ou à l’étranger) pour ne former qu’Un : les garibouts, les prenti-sotramas, les élèves, les étudiants, les enseignants, les surveillants, les diplômés et non diplômés, les féticheurs, les chercheurs d’emploi, les chômeurs, la cultivateurs, les maçons, les bergers, les médecins et infirmiers, les kôrôbôrô-boutiqui-tikis, les menuisiers, les soudeurs, les croquemorts, les vendeuses du raïlda, dibida, les agents de l’Etat, ceux du secteur privé, les chauffeurs de taxi, de car, les internautes, les bouchers du village, les coiffeurs des hameaux, les gardiens, les vigiles, les jardiniers, les cordonniers, les maraîchers, les pompiers, les cuisiniers, les plongeurs, les commerçants, les quincaillers, les coxeurs, les tisserands, les fourou-fourou-yiranans du village, les journalistes, les griots, les photographes, les artistes, les politologues, les sociologues, les « rien-logues », les planificateurs, les imams, les pasteurs, les historiens, les informaticiens, les sportifs, les confréries des chasseurs, les mécaniciens, les informaticiens, bref, tous sans exception, chacun doit s’y atteler en développant plus ce qui nous rassemble afin que nous soyons débout comme un seul homme, un colosse pour mater l’insolent ennemi qui avance et qui cherche à nous humilier et nous tuer.

Le Mali a UN BUT
Notre ultime, seul et unique but doit être la riposte contre l’ennemi. Notre but doit être de tout mettre en œuvre et parvenir à neutraliser l’ennemi : tous pour un et un pour tous. Parce que si le Mali perd la face, chacun de nous perdra la face. Si l’ennemi réussit son coup, on ne parlera plus de vous, ni de nous, car s’il ne nous tue pas, nous deviendrons des captifs sur le sol de nos ancêtres. Notre identité disparaitra, l’épithète « malien » disparaitra avec ses épopées, ses légendes, car l’ennemi ne laissera rien à son état.

Le Mali a UNE FOI
Nous devrions tous être convaincus que ce combat, c’est aujourd’hui. L’histoire du Mali nous a réservé déjà ses plus belles pages à chacun de nous pour y faire son entrée. Alors, animés de la même foi, à l’image de ce samedi bénit au stade omnisports, dans l’union des prières musulmane, chrétienne et évangélique pour la paix au Mali. Oui ce combat tant attendu c’est aujourd’hui, comme l’écrit l’Ecclésiaste à son Chapitre trois aux versets un à huit et le verset onze : « Tout ce qui se produit dans le monde arrive en son temps. Il ya un temps pour naître et un temps pour mourir ; un temps pour planter et un temps pour arracher les plantes ; un temps pour tuer et un temps pour soigner les blessures ; un temps pour démolir et un temps pour construire. Il y a un temps pour pleurer et un temps pour rire ; un temps pour gémir et un temps pour danser. Il y a un temps pour jeter des pierres et un temps pour les ramasser. Il y a un temps pour donner des baisers et un temps pour refuser d’en donner. Il y a un temps pour chercher et un temps pour perdre ; un temps pour conserver et un temps pour jeter ; un temps pour déchirer et un temps pour coudre. Il y a un temps pour se taire et un temps pour parler. Il ya un temps pour aimer et un temps pour haïr ; un temps pour la guerre et un temps pour la paix. » ; « Dieu a établi pour chaque évènement le moment qui convient… »
Les pendules montrent le summum du gravissime de heure. Le temps présent est celui de se battre, se défendre contre l’ennemi. Cela n’est pas que l’affaire des seuls militaires, mais de chacun et de tous les maliens, du plus petit au plus grand, ceux qui ont fait l’école du blanc et ceux qui ne l’on pas fait, tout le monde doit s’y impliquer à son niveau et ensemble, à travers ce qu’il fait, avec les moyens qu’il dispose pour contribuer à la neutralisation parfaite de l’ennemi, son démantèlement, sa fin totale et définitive.
Tout le monde et chacun doit s’engager à cela et même pourquoi, ne pas pensez à mettre en place une plateforme rassemblant toutes les informations sur l’ennemi, d’où sera coordonner toutes les propositions, stratégies et idées allant dans un sens unique, celui de la défaite de l’ennemi. Chacun et tous doit travailler dessus. Tout le monde doit s’y atteler sans délai !
Existe-il de meilleure opportunité que celle-là pour enfin faire afin quelque chose pour son pays ?
Quand allez-vous arrêter de gaspiller votre énergie à critiquer, condamner et vous plaindre ?
Quand allez-vous comprendre que nous sommes dans le même camp, vous et nous ?
Quand allez-vous comprendre qu’aucun de nous n’aura de victoire en livrant bataille l’un contre l’autre ?
Quand allez-vous comprendre que nous n’avons qu’un seul ennemi commun et il est déjà dans nos murs !
Nous nous avons décidé de ne pas être de simples spectateurs. Nous répondons présents ! Et sommes résolus à aller au bout de nos efforts – et vous ?

Christophe M. Nyaku

Mali: normalisation à Bamako, le Nord reste contrôlé par les rebelles touaregs - maliweb.net

Mali: normalisation à Bamako, le Nord reste contrôlé par les rebelles touaregs - maliweb.net

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Mali: pour Alain Juppé le «problème touareg ne se réglera pas par la force» - maliweb.net

Mali: pour Alain Juppé le «problème touareg ne se réglera pas par la force» - maliweb.net

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MALI Le sursaut ou la mort

Chronique du vendredi : Le sursaut ou la mort - maliweb.net
Une nation humiliée. Trimballée également. Mise ensuite en lambeaux et à l’index. Avant d’être remorquée par une sous-région et un continent dont nombre de leaders ne doivent pas être excessivement mécontents de notre naufrage au port. Même si on se doute que dans ces Etats, pour la plupart, « faillis », aucun président ne peut tolérer ce qu’on peut appeler la jurisprudence de Kati. Telle est aujourd’hui la nation malienne, la tête plus basse que haute, l’allure plus orgueilleuse que fière. L’orgueil pour gérer un aval des moins beaux où s’entremêlent relents de pouvoir personnel, élans d’auto-amnistie, fuites en avant, procès faciles, sens du raccourci, jeux d’ambition et enjeux de positionnement.
Quant à la fierté, elle aurait joué en amont, usant de ses leviers et de ses garde-fous pour éviter à la nation de tomber aussi bas que ce 22 mars. Puisque ce jour-là, ce n’est pas seulement sur le chef suprême des armées que les mutins ouvraient le feu mais aussi sur la IIIè République, et quasiment le jour du vingt et unième anniversaire de celle-ci. On ne soulignera jamais assez la nuisance du coup de sang qui traversa ce jour nos soldats. Ce n’était ni la manière, ni le lieu, ni le moment. Et cette colère nous a ramené bien loin en arrière, amenant aux chevets du pays des médecins au cv démocratique contestable. Mais les acquis étaient fragiles, le pays a baissé la vigilance et si la junte en a été le bras malheureux, c’est bien la crise du Nord qui, en révélant la grande vulnérabilité systémique du pays, a mis ATT à découvert et à portée de tir d’une armée qui, répétons-le, est celle de nos compromis, pas de nos besoins.
Car tout est au rabais dans ce pays : l’enseignement, la santé, la politique, la gouvernance, la presse, la morale, l’éthique, la justice et fatalement… l’armée. Démocratiser l’excellence, pour emprunter sa formule au bloggeur Fatogoma Ouattara est l’opportunité qui s’ouvre à nous maintenant. Après l’orage comme il l’a dit. Et l’orage, le capitaine Sanogo et ses hommes ont les moyens de l’empêcher, s’ils en ont la sagesse.
Et fasse Dieu qu’ils l’aient. Non pas à cause des pressions de la Cedeao de l’Union africaine ou de la communauté internationale. Mais pour le Mali et pour les Maliens. Il faudra le faire parce que nous sommes en compétition avec d’autres pays. Il faudra le faire parce que nous sommes une vieille nation qui a appris à retomber sur ses jambes quand tout paraît perdu. Il faudra le faire parce que ce pays trahi par ses élites est aussi abandonné par ceux qui prétendent incarner la morale internationale et qui demandent à la rébellion qui nous sépare, viole nos filles, pille nos biens, non pas le retrait inconditionnel des territoires d’une nation aux limites reconnues par l’Onu mais simplement un cessez-le feu immédiat. Il faudra le faire parce que sinon ce pays qui ne le mérite pas sera davantage détruit.
Penser à ceux qui sont tombés, penser à tous ceux qui vont tomber dans l’épreuve, penser à la douleur de celles qui ont été violées à Gao, penser à cette vieille nation, à son histoire prodigieuse et au futur que nous avons l’opportunité de lui donner, en tirant toutes les leçons : voici ce qui doit être notre credo en ces heures douloureuses.

Adam Thiam

L’Algérie défend « l’intégrité territoriale du Mali » - maliweb.net

L’Algérie défend « l’intégrité territoriale du Mali » - maliweb.net

Vous connaissez bien le problème du Mali et des Touareg, pour avoir été un médiateur de ce dossier par le passé. Quelle est votre analyse de la situation ?


Le premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, jeudi 5 avril, au siège du gouvernement à Alger.

Ahmed Ouyahia : La situation est très, très préoccupante. C’est un foyer de tension important, à nos frontières, et qui a plusieurs dimensions. Il y a d’abord un problème entre les gens du Nord, les Touareg, et l’autorité centrale au Mali, lié au sous-développement et à la faiblesse d’un Etat à prendre en charge toute la problématique de son territoire. Nous sommes pour une solution qui passe par le dialogue. L’Algérie n’acceptera jamais une remise en cause de l’intégrité territoriale du Mali.

Et puis il y a l’autre volet, qui est le terrorisme. Cette mouvance déclare avoir pris les armes pour instaurer la charia et un Etat islamique au Mali -le fondement même de ce que l’Algérie a eu à subir et à combattre pendant plus d’une décennie et que nous appelons la tragédie nationale. C’est une réalité que nous condamnons.

Nous avions averti des conséquences potentiellement tragiques de tout ce qui partait comme armement de la Libye voisine, hors de tout contrôle. Ce que nous vivons à présent au Mali en est malheureusement la parfaite illustration.

Une région entière du Mali a échappé au contrôle de Bamako. Quel niveau de menace cela représente-t-il pour l’Algérie ?

C’est sans aucun doute un gros souci. D’abord, c’est notre voisinage immédiat, sur près d’un millier de kilomètres. Ensuite, je le répète, cela se double d’une dimension terroriste. Le MNLA [Mouvement national de libération de l'Azawad], mouvement porteur des revendications cycliques des populations touareg du Nord, s’est fait chasser des villes qu’il occupait par les forces terroristes du groupe Ansar Dine. Nous avons toujours été partisans d’une solidarité internationale contre le terrorisme, dont nous disons depuis 1994 qu’il ne connaît ni frontières ni nationalité.

Le terrorisme se combat. Notre doctrine est la suivante : 1. Traitement par l’assèchement du soutien au sein de la population. 2. Lutte implacable de l’Etat, avec toute la rigueur de sa loi et de sa force. C’est ce qui nous permet de temps en temps de mettre la main sur un groupuscule et d’abattre ceux qui n’acceptent pas de se rendre. 3.Une vigilance permanente.

Cette menace est une réalité que nous gérons chaque jour du nord au sud de notre territoire. Cela ne veut pas dire que le terrorisme est encore une démarche puissante en Algérie : il y a très peu de pays dans le monde qui ne soient pas en état de vigilance permanente.

Un attentat-suicide a tout de même été commis, le 3 mars, à Tamanrasset, contre une garnison de gendarmerie ?

Oui, cet attentat est le premier survenu dans cet espace du Sud profond. Le dispositif en place autour du site du commandement de la gendarmerie a empêché le terroriste d’y pénétrer, ce qui fait qu’il n’y a pas eu de morts, mais une quarantaine de blessés. Cela a été un choc. En même temps, l’enchaînement des événements -Tamanrasset le 3 mars, puis, un mois plus tard, la situation tragique au Mali- montre qu’il y a un lien et qu’il nous faut redoubler de vigilance au Sud.

Le président du Mali a été chassé du pouvoir par une rébellion militaire.

Qu’advient-il alors du Centre d’état-major commun antiterroriste (Cemoc) créé à Tamanrasset, en Algérie, avec le Mali, le Niger et la Mauritanie ? L’Algérie demande le rétablissement de l’ordre constitutionnel au Mali. Le Cemoc est toujours actif, il se réunira dans les prochains jours à Nouakchott [en Mauritanie]. Le Mali y sera-t-il ? Je ne saurais vous le dire. Mais la présence des militaires maliens dans ce cadre est impérative. Qu’il y ait des putschistes au pouvoir ou le régime républicain, il y a une armée qui existe en tant qu’institution.

Que peuvent faire les pays occidentaux ?

Chaque fois qu’un acteur étranger joue un rôle essentiel, c’est un dérapage programmé, immédiat ou six mois plus tard : les exemples sont nombreux. Mais il faut aider le Mali à faire face à ses problèmes de développement et à renforcer son armée.
S’il y a une leçon à tirer de la situation au Mali et des menaces de propagation qu’elle fait peser, et pas seulement sur l’Algérie, c’est qu’il faut plus de rigueur dans la lutte contre le terrorisme. Il faut, en particulier, qu’un terme soit mis au paiement des rançons pour les otages. Nous l’avons tragiquement subi chez nous et nous avons tragiquement résisté, nous avons perdu des civils. C’est une poulie qui tourne et alimente les criminels.
La deuxième leçon, c’est de continuer à intensifier cette coopération internationale et sous-régionale du Cemoc pour maîtriser le terrorisme dans cet espace terriblement vaste, terriblement vide, qu’est le Sahel.
Un peu plus d’un an après le début des révoltes arabes, quelle évaluation faites-vous de ce mouvement ? Il serait très prétentieux de vouloir tirer la conclusion d’un phénomène de cette ampleur et qui ne remonte qu’à quatorze mois. Je dirais, entre guillemets, que c’est le « Mai 68 du monde arabe » -au-delà de la France, Mai 68 a affecté plusieurs pays d’Europe et même les Etats-Unis. La compréhension de ce phénomène a pris du temps. Ici, il y a aussi cet aspect.
Quant à l’Algérie, sa situation est différente : la tragédie nationale qu’ont vécue les Algériens fait qu’ils connaissent le prix de l’anarchie. Et, en matière de pluralisme, nous avons peut-être tardé, mais nous prétendons être dans le peloton de tête.

Vous pensez donc que l’Algérie sera épargnée par la vague des révolutions arabes ?

Si cette vague est synonyme de violence, celle que nos amis arabes viennent de vivre ne constitue pas le dixième de ce que nous avons subi. Ce n’est pas que nous sommes épargnés : nous avons déjà lourdement payé ! Le chiffre de 200000 morts qui a été avancé est sans doute un peu dopé. Mais le problème n’est pas tant le chiffre que le traumatisme. Maintenant que ce drame est derrière nous, sans aller jusqu’à utiliser l’expression de guerre civile, nous nous sommes quand même battus avec nous-mêmes. C’est Mohammed qui tuait Mohammed. Et dans notre politique de réconciliation, il a fallu entraîner les familles des victimes, auxquelles il faut rendre hommage pour leur hauteur de vues.

Mais si l’on parle de contestation populaire ?

Je vous renvoie à 1988, et même à janvier 1991 : le pays a déjà connu une vague d’agitation.
L’Algérie va-t-elle continuer à abriter les enfants du colonel Kadhafi ?
Ils seront là tout le temps qu’ils le souhaitent et je suis heureux de vous dire que nos voisins libyens ont fini par comprendre. Car il n’est pas concevable dans nos traditions que la famille de votre voisin, fuyant un désastre, vienne dans votre maison et que vous la mettiez dehors. Ils sont chez nous en tant que citoyens libyens, étant entendu qu’ils ne se livrent à aucune hostilité ni subversion. Et c’est un contrat que nous arrivons à faire respecter.
Sylvie Kauffmann et Isabelle Mandraud (Alger, envoyées spéciales)

Des diplomates algériens pris en otage à Gao, au Mali
Des islamistes armés ont pris en otage le consul d’Algérie et six de ses collaborateurs en poste à Gao, dans le nord du Mali, que contrôle la rébellion depuis une semaine. Alger a confirmé que des assaillants « non identifiés » les ont emmenés « vers une destination inconnue ». Le porte-parole du MNLA, principale formation de la rébellion, a condamné cet enlèvement « par un commando terroriste » lors d’une opération qualifiée de « très violente », précisant que son groupe avait tenté en vain de protéger le consulat algérien. - (AFP.)
LE MONDE
06.04.2012

Moussa Ag Assarid du MNLA à propos d’une intervention militaire de la CEDEAO sur France 24  » Si jamais des soldats africains débarquent sur notre territoire, il y aura une coalition touareg pour les combattre «  - maliweb.net

Moussa Ag Assarid du MNLA à propos d’une intervention militaire de la CEDEAO sur France 24  » Si jamais des soldats africains débarquent sur notre territoire, il y aura une coalition touareg pour les combattre «  - maliweb.net

Après le coup d’Etat militaire intervenu le 22 mars, le Mali est coupé en deux. Et le MNLA semble dominé par Aqmi et Ansar dine, qui souhaitent instaurer la charia dans l’ensemble du territoire du Mali. Et, depuis la situation reste confuse pour bon nombre de Maliens qui se demandent qui contrôle quoi au Nord de notre pays ou les intérêts sont divergents.

Invité sur France 24 le mercredi 4 avril, le porte-parole du MNLA en France, Moussa Ag Assarid non moins écrivain et auteur du roman » Il n’y a pas d’embouteillage dans le Désert » a menacé de combattre les soldats de la CEDEAO s’ils débarquent sur leur «territoire». » Nous sommes prêts à discuter et dialoguer avec quiconque. Seulement, nous ne pouvons pas admettre que des militaires étrangers au Mali et à l’Azawad viennent sur notre territoire pour combattre la rébellion touareg. S’il y a une intervention, il y aura une coalition touareg » a averti Moussa Ag Assarid. Selon lui, les violences sont terminées à l’égard de l’armée malienne depuis la prise de Tombouctou. » La seule chose qui nous reste maintenant est la sécurisation de notre territoire » a-t-il indiqué. Avant d’ajouter « nous menons un combat légitime. Nous ne sommes pas des va-t-en guerre et nous savons ce que nous faisons ». Concernant la prise de Tombouctou par Ansar-dine, Moussa Ag Assarid précise que si les islamistes veulent entrer dans la légalité, ils peuvent présenter leur projet politique et c’est aux Azawadiens de décider » a-t-il souligné.

Rappelons que suite à la prise par les rebelles d’une partie du Mali, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a examiné les modalités d’une intervention militaire.

De même, les chefs d’Etat-major des pays de la Cédéao étudient actuellement le déploiement d’une force régionale.

Ramata TEMBELY

Des liens incontestables entre AQMI et le prétendu MNLA | MaliActu

Des liens incontestables entre AQMI et le prétendu MNLA | MaliActu
Le sujet a suscité beaucoup d’interrogations et d’attentions, à savoir s’il existe des liens entre le mouvement islamiste A.Q.M.I qui a élu domicile dans le sahel et le prétendu Mouvement National de Libération de l’Azawad qui a commencé ses hostilités depuis bientôt un mois, dans le Nord-Mali.
L’espace géographique dans lequel sévit le groupe terroriste, est un vaste territoire qui est difficilement contrôlable par les Etats du sahel notamment une partie qui se trouve dans le Nord-Mali lui offre des multiples avantages : les conditions de vie très précaires écartent la plupart des hommes, il existe de nombreux axes de communication hormis les routes transsahariennes répertoriées et des ressources importantes se trouvent dans la région.
Ces avantages tendent à étayer l’information selon laquelle AQMI aurait son sanctuaire dans la région montagneuse du Timétrine, au nord-ouest de l’Adrar des Ifoghas, à Kidal. Or, apparemment c’est dans la même zone que se trouvent les bases militaires du prétendu MNLA, une zone que maitrise parfaitement bien les rebelles mieux que quiconque.
Alors, il est totalement incroyable de penser à une haine du prétendu MNLA vis-à-vis de son acolyte AQMI. Les deux groupes opèrent ensembles depuis un bon moment et il y a entre eux une connivence avérée, puisque les membres du MNLA ont toujours servis de guides et de mercenaire pour AQMI.
Le partenariat a commencé après la signature des accords d’Alger de 2006, dans les clauses de ces accords, les régions du Nord-Mali doivent être gérées sur le plan sécuritaire et stratégiques par les anciens rebelles de l’alliance du 23 MAI dont : M’BA Ag Moussa, Iyad ag Agly et d’autres narcotrafiquants militaires-rebelles.
Il y aura la création des unités militaires spéciales qui seront dirigées par ces mafieux, aussi les barrières douanières seront contrôlées par eux-mêmes. C’est de là qu’a commencé le mal et la débauche s’est installée, AQMI va carrément occuper une bonne partie de l’espace sahélo-saharienne qui sera occupé par des vulgaires voyous, gens de sac et de corde fort à l’aise dans un espace saharo-sahélien qui grouille de trafiquants en tous genres et de toutes envergures.
Ils font argent de tout : produits de consommation courante (en profitant des différences de prix), véhicules, cigarettes, vrais ou faux médicaments, armes (notamment légères), drogue, émigrants clandestins. Connaissant seuls les tracés, les Touaregs (dont certains anciens combattants ont été intégrés – à des fins de réinsertion – dans les services des douanes, avec les conséquences que l’on peut imaginer) n’agissent pas seulement pour leur compte : ils sont les intermédiaires obligés de tous les réseaux désireux de transiter par cet espace.
Ainsi en va-t-il, notamment, pour les narcotrafiquants de Colombie et du Mexique (cocaïne arrivant par la Guinée-Bissau et le Sénégal ou dans le nord du Mali par “Air Cocaïne“), du Moyen-Orient (héroïne d’Afghanistan arrivant par la mer Rouge) et du Maghreb (cannabis du Maroc), pour lesquels la route transsaharienne (Nord-Mali) est la plus sûre et la moins coûteuse.
Nous sommes en présence d’une criminalisation économique évoluant (ou susceptible d’évoluer) en criminalité politico-religieuse : complicités politiques, policières et militaires dans les États concernés, narco-guérilla de certains Touaregs et narco-terrorisme d’AQMI, bref la complicité est d’une grande taille.
Aujourd’hui tous ces gens se retrouvent au sein du MNLA, par exemple M’Ba Ag Moussa fervent combattant du MNLA aujourd’hui, dirigé avant une unité spéciale à Kidal mais il n’a jamais pu empêcher ou même tenter d’arrêter les membres d’AQMI de faire leurs activités illicites.
Une autre preuve, les exactions et les exécutions sauvages perpétrés par MNLA à Aguel hoc sont des méthodes utilisées par les terroristes et tout récemment une branche d’AQMI qui se bat aux cotés du prétendu MNLA l’a carrément avoué. Aujourd’hui, chaque information qui passe parle d’une complicité d’AQMI avec le prétendu MNLA.
Mais, l’aile politique du MNLA qui se trouve à Paris continu toujours à nier cette réalité et les services secrets français continuent toujours à faire l’oreille sourde, fermant les yeux et préférant faire semblant de ne pas croire à ce qui se passe.
Le silence de la communauté internationale dans cette affaire est inadmissible et inacceptable. Aucune condamnation ferme des puissances occidentales n’a été faite face aux massacres perpétrés le MNLA au nom d’une guerre dépourvue de toute légitimé réelle au regard du droit international.
Par ailleurs, le Nord-Mali apparaît comme particulièrement convoité, tant par des États que par des entités non-étatiques, légales ou non. La France et les Etats-Unis se sont toujours dit prêts à combattre le terrorisme où qu’il se trouve, alors que, ce qui se passe aujourd’hui au Mali doit attirer l’attention de la communauté internationale à agir et à aider ce pays pauvres aux moyens militaires insuffisants à combattre un ennemi commun et à assurer : l’intégrité de son territoire, l’unité et la laïcité de son pays.
A l’heure actuelle, le Mali a des énormes difficultés pour faire face à cette rébellion qui est différente de celle des années précédente, il n’a pas les capacités militaires adéquates pour mettre ses forces armées dans des bonnes conditions avec un arsenal militaire approprié qui lui permettra de bien anéantir l’ennemi.
Par ce qu’il faut le reconnaitre, le prétendu MNLA avec la complicité d’AQMI est bien armé jusqu’aux dents, ils ont eu à récupérer des armes d’un peu partout : La guerre civile (février à octobre 2011 en Lybie) puis l’effondrement de la dictature permirent la résurgence de groupes armés islamistes dont la modération affichée demandera confirmation dans un proche avenir. De plus, les affrontements qui marquèrent les derniers mois de la dictature, se soldèrent par le pillage de multiples dépôts d’armes de toutes sortes qui ont pris diverses directions, notamment celle de la bande saharo-sahélienne.
Ainsi, les milliers de mercenaires recrutés par le dictateur aux abois revinrent très bien équipés dans leurs pays d’origine. Première conséquence observable, une « rébellion touarègue » s’est rallumée, en janvier 2012, dont le prétendu MNLA. Autre chose, les ifoghas et les idnans (touareg de Kidal) ont toujours injustement et cruellement rêvé de la création d’un Etat (azawad) qui couvrira les trois régions du Nord-Mali dans lequel ils vont régner en rois et colonisés les autre ethnies tels que les sonrhaïs, les peuls, les arabes et les imgads(leurs ennemis intimes), et AQMI promet de l’aider à mener cette lutte farouche jusqu’au bout. Et puis, juste après ils vont se partager les dividendes.

Tribune : Non au Syndrome Soudanais au Mali | MaliActu

Tribune : Non au Syndrome Soudanais au Mali | MaliActu

Quand l’information a été confirmée à Bamako, comme quoi un groupuscule de militants du MNLA avait été reçu (avec tapis rouge) au quai d’Orsay en France, nous pensions qu’il s’agissait d’une erreur d’appréciation de la situation au Nord du Mali.




Mais la déclaration sur Radio France Internationale du Ministre Français des Affaires Étrangères, Monsieur Alain Juppé, vient confirmer la stratégie de la France, de faire du MNLA un interlocuteur privilégié dans la gestion du Septentrion Malien, notamment avec l’espoir d’obtenir la libération des otages Français détenus par le groupe terroriste Aqmi.

Sinon comment comprendre que Monsieur Alain Juppé déclare que “la question Touareg ne se réglera pas par la force, mais par la négociation et le dialogue”. Une déclaration qui consiste à distiller par petite dose dans l’opinion publique internationale, l’idée d’une partition du Mali.

Négocier avec les rebelles du MNLA c’est négocier la partition du pays. Car c’est de ça qu’il s’agit, dans la mesure où la rébellion a clairement annoncé sa revendication indépendantiste, par la création “de la République de l’Azawade”.

Une revendication qui si elle aboutissait, consacrerait non seulement la partition du Mali et constituerait une réelle menace grave pour toute la bande Sahélo-Saharienne.



Une bande qui va de la Mauritanie au Tchad en pensant par le Mali, l’Algérie, le Niger, la Libye.

En fait, l’Azawade est un vaste territoire qui n’abrite pas que des Touaregs. Y vivent en parfaite harmonie, des Peulhs, des Songhoï, des Touaregs, des Bambaras etc…

Il convient de rappeler ici, les différents Accords conclus avec les différentes rébellions depuis 1990 (les Accords de Tamanarasset, le Pacte National, les Accords d’Alger etc…)

Rappeler aussi, les dizaines de Milliards de FCFA injecter pour le Développement Économique Social et Culturel des Régions Nord du Mali.



Aucun Malien n’acceptera la partition du pays entre le Nord et le Sud comme au Soudan.

Le Mali, avec sa devise Républicaine Un Peuple – Un But – Une Foi, restera uni et indivisible, n’en déplaise aux apprentis sorciers.

Nous en appelons aux amis du Mali, aux démocrates et progressistes Français pour que des voix se lèvent pour dénoncer cette attaque grave à l’intégrité territoriale du Mali et à son unité nationale.



Bamako le 06 Avril 2012,



Bassirou Diarra

Secrétaire Général du Parti UMRDA Faso Jigi

Secrétaire à la Communication du Front Uni

pour la Sauvegarde de la République et de la Démocratie

Officier de l’Ordre National du Mali

Chevalier de Légion d’Honneur de France.



Bassirou Diarra

La junte abandonne le pouvoir à Bamako | L'Afrique en chemin

La junte abandonne le pouvoir à Bamako | L'Afrique en chemin

Debut du message Reste du message

La rébellion touareg proclame la sécession dans le nord du Mali | L'Afrique en chemin

La rébellion touareg proclame la sécession dans le nord du Mali | L'Afrique en chemin

Debut du message Reste du message

Les rebelles touareg en guerre contre Al Qaida au Maghreb islamique ? | L'Afrique en chemin

Les rebelles touareg en guerre contre Al Qaida au Maghreb islamique ? | L'Afrique en chemin

Debut du message Reste du message

Le MNLA annonce la fin des opérations militaires | L'Afrique en chemin

Le MNLA annonce la fin des opérations militaires | L'Afrique en chemin

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L’accord de Bamako (texte, suite, détails, interrogations…) | L'Afrique en chemin

L’accord de Bamako (texte, suite, détails, interrogations…) | L'Afrique en chemin

Après une nuit d'euphorie, dans la foulée de la signature de l' Accord cadre de Bamako, qui précise le retour à l'ordre constitutionnel, et l'abandon du pouvoir par la junte du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'état (CNRDRE), une série de questions se posent pour la suite. Les hommes du capitaine Sanogo vont rendre le pouvoir aux civils, mais quand et comment ?

Pour commencer, il faut quelqu'un à la tête de l'état pour gérer cette période intermédiaire, en l'occurrence, le président de l'Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, arrivé du Burkina Faso dans l'après-midi de samedi. Pour qu'il devienne président dans le cadre d'une vacance du pouvoir, il faut qu'ATT commence par démissionner.
Il faut aussi trouver l'actuel premier ministre, Cissé Mariam Kaidama Sidibé. Elle est supposée être aux arrêts à Kati, mais ne se trouvait pas dans le groupe des prisonniers politiques de la junte qui ont pu rencontrer les délégations présentes pour les négociations ces jours derniers. Or, il revient au premier ministre de saisir la cour constitutionnelle, en même temps que le président de l'Assemblée nationale, pour que la vacance du pouvoir soit constatée et permettre à ce dernier d'être désigné à la tête de l'état. Pourvu qu'on trouve rapidement Cissé Mariam Kaidama Sidibé !
A première vue, tout ceci peut sembler compliqué, mais voilà la rançon du retour à l'ordre constitutionnel. C'est dans ce genre de débats que le chef de la junte pourrait essayer d'entraîner les discussions, afin de paralyser le processus qui le dépouille du pouvoir en plusieurs étapes, par effeuillage successif.
La constitution prévoit que des élections doivent se tenir dans les quarante jours après la nomination d'un président par intérim, délai qui semble impossible à tenir. Il faudrait plutôt parler de trois ou quatre mois, sans même tenir compte de la situation dans le Nord (environ 15% de l'électorat tout de même), mais en se basant sur des délais pour nommer un premier ministre, puis un Gouvernement d'union nationale dans lequel il faut s'attendre à voir apparaître quelques militaires, avant de se livrer au nettoyage des listes électorales, quitte à se résoudre à utiliser le RAS, le vieux fichier qui présente de graves défauts. "Chaque année, le nombre d'électeur augmente plus vite que la population du Mali", précise une source bénéficiant d'un accès direct à ces chiffres. Au total, il y aurait 8,15 millions d'électeurs sur ce fichier, c'est plus d'un million et demi en trop.
Mais le Mali n'en est pas là. Pour l'heure, il s'agit d'installer le nouveau pouvoir, puis de faire face aux deux urgences que constitue le règlement de la crise au Nord, cette partie du pays dont les rebelles du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) ont annoncé la sécession il y a trois jours. A Bamako, dans la rue comme dans la classe politique, "l'intégrité du territoire" n'est pas prise à la légère. Le Mali vit comme un traumatisme le fait de se voir coupé en deux, avec d'énormes incertitudes sur le sort des populations qui vivent dans cette moitié nord.
Ce sentiment est exprimé par Ibrahim Boubacar Keita, ex-premier ministre et candidat à l'élection présidentielle, qui vient de rendre public un communiqué abordant cette question : "L’une des missions essentielles du gouvernement d’union nationale de transition que j’appelle de tous mes vœux sera de reconquérir le territoire national avant d’entamer les négociations avec la rébellion. Cette reconquête devra se faire par notre armée nationale, réarmée moralement et rééquipée, avec l’appui logistique, matériel et en renseignements des pays amis qui souhaitent nous aider. Dans ce sens, j’apprécie l’annonce d’une loi de programmation et d’orientation militaire, comme je l’ai toujours proposé."

Vite, il faut sauver le Mali !

 Vite, il faut sauver le Mali !


(Journal du Jeudi Du 5 au 11 avril 2012 )
Les trompettes de la commémoration de l’indépendance du Sénégal, le 4 avril, ont une mélodie toute particulière cette année. Wade est parti deux jours plus tôt, laissant la place à une nouvelle alternance. Un président tout neuf, un mandat nouveau, et des défis à la pelle...
Tout avait commencé par un “Sall” temps pour Gorgui. Mais le vieux Wade n’y croyait guère et pensait tenir, dur comme fer, son pari. Seulement, la bourrasque électorale avait prévu d’autres plans pour le «pays de la Téranga». Sur fond de ventilateur et d’alternance. Le Sall temps de Macky est trop fort.
Après douze années de bons et loyaux services à la nation sénégalaise, Gorgui a passé la main le 2 avril dernier. Entre ovations et huées. Mais bon, on ne peut pas plaire à tout le monde. Même dans la vie. Les tambours étaient donc au rendez-vous de cette passation de pouvoir, même s’ils ne distillaient pas les mêmes sons. «Na dema dem» (Qu’il s’en aille), grondaient les uns, pressés de voir le «Pape du Sopi» prendre sa retraite! «Gorgui ligueyna Sénégal» (Le vieux a travaillé), scandaient les autres, admiratifs. Mais le sort en était jeté depuis cette fameuse soirée du 25 mars où Vieux Gorgui, sentant son échec cuisant, agrippa son bigophone et félicita son tombeur. Son élève, qu’il a roulé dans la farine, et qui est devenu décidément plus fort que son maître. Youssou Ndour pouvait déployer ses boubous avec gaieté et faire revivre le mbalakh avec bonheur.
Super Macky a donc gagné l’élection présidentielle de sa vie et tient fermement la barre du navire Sénégal depuis quelques jours. Une entrée en scène en fanfare, saluée aux quatre coins de la planète et ponctuée, déjà, par un dossier brûlant. Invité surprise de ce jour de gloire, le Mali était au centre de toutes les polémiques et de toutes les négociations.
Les têtes couronnées de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’étaient donné rendez-vous à Ndakarou, en marge de la cérémonie d’investiture de Super Macky, pour mettre le capitaine Sanogo au pied de son coup d’Etat de malheur. Embargo, sanctions, retour à la case départ et tout, et tout... Et ils ont à nouveau tapé du poing sur la table! Seulement, entre l’arbre du retour à la case constitutionnelle et la forêt de l’avancée victorieuse des rebelles sur la moitié nord du Mali, il faut savoir où placer ses forces.
En tout cas, les quelque 2 000 hommes déjà mis en alerte à titre préventif par la Cedeao pourraient bien entrer dans le jeu. Lundi dernier, à Dakar, les chefs d’Etat ont, en plus de l’annonce d’un «embargo total», sonné le gong d’une intervention militaire dans un pays sens dessus dessous. Les chefs d’état-major des pays membres de la communauté devraient se réunir incessamment pour «voir les modalités d’activation de cette force». D’ailleurs, ADO-la-force s’est voulu très ferme. «Toutes les mesures diplomatiques, économiques, financières et autres sont applicables (...) et ne seront levées que lorsque l’ordre constitutionnel (sera) effectivement rétabli », a-t-il martelé.
«Yes, we can!» semble lui avoir répondu le putschiste Sanogo, qui plaide cependant que «l’urgence est le recouvrement de l’intégrité territoriale» dans le Nord. Un Nord irrémédiablement perdu avec la prise annoncée de Tombouctou, haut lieu historique et touristique figurant sur le patrimoine mondial de l’Unesco, par les rebelles? En perdant le nord, le Mali n’est-il pas aussi en train de perdre son âme? Il faut sauver le Mali... Et vite !

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Les Touareg proclament l'état Azawad

AFRICATIMELes Touareg proclament l'état Azawad - Le rendez-vous de l'Afrique sur Internet

MALI: ALORS QUE LE PAYS EST LIVRÉ AU CHAOS: Les Touareg proclament l'état Azawad


(L'Expression 07/04/2012)

Unanime, le monde a condamné hier ce coup de force et refuse de reconnaître un précédent dangereux pour l'Afrique.

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (Mnla), composante de la rébellion touarègue malienne, a proclamé hier «l'indépendance de l'Azawad» dans une déclaration sur son site Internet et via un de ses porte-parole sur la chaîne France 24.

«Nous proclamons solennellement l'indépendance de l'Azawad à compter de ce jour», a déclaré Mossa Ag Attaher, qui a clairement affirmé la responsabilité de son mouvement dans la sécurisation de la région du Nord. «Nous venons de terminer un combat très important, celui de la libération», a-t-il ajouté. Dans une «Déclaration d'indépendance de l'Azawad» publiée hier sur leur site, les rebelles déclarent: «Nous, peuple de l'Azawad, rappelant les principes du droit international et les principaux instruments juridiques internationaux régissant le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, notamment, la Charte des Nations unies en ses articles 1 et 55, les dispositions pertinentes de la déclaration internationale des droits des peuples autochtones proclamons irrévocablement l'Etat indépendant de l'Azawad à compter de ce jour vendredi 6 avril 2012.»

Le texte proclame la «reconnaissance des frontières en vigueur avec les Etats limitrophes et leur inviolabilité», «l'adhésion totale à la Charte des Nations unies» et «l'engagement ferme du Mnla à créer les conditions de paix durable, à initier les fondements institutionnels de l'Etat basés sur une Constitution démocratique de l'Azawad indépendant». Tout en invitant l'ensemble de la Communauté internationale dans «un élan de justice et de paix à reconnaître sans délai» l'Etat de l'Azawad indépendant. Le Comité exécutif du Mnla, proclame également qu'il continuera, jusqu'à la mise en place de l'Autorité du Territoire de l'Azawad, à assurer la gestion de l'ensemble du territoire. La déclaration est signée par le secrétaire général du Mnla, Billal Ag Acherif. Aussi, le Mnla a annoncé jeudi soir la fin de ses «opérations militaires». Mise devant le fait accompli, l'Union africaine (UA) a annoncé hier qu'elle «rejetait totalement la prétendue déclaration d'indépendance» du Nord-Mali proclamée par un groupe touareg. Le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, a ajouté dans un communiqué qu'il «condamnait fermement cette annonce, qui est nulle et sans aucune valeur», et qu'il «appelait toute la communauté internationale à soutenir pleinement cette position de principe de l'Afrique». La France, quant à elle, rejette la déclaration d'indépendance qu'elle considère comme «nulle et non avenue», selon la déclaration du ministère français des Affaires étrangères. Cette «Déclaration d'indépendance unilatérale» du Nord-Mali, «n'aurait pas de sens» si elle n'était pas reconnue par les Etats africains, a aussi déclaré le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, lors d'une conférence de presse devant l'association de la presse anglo-américaine. Mardi, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, avait exprimé l'opposition de la France à la revendication indépendantiste du Mnla. Cependant, «cette revendication pourrait conduire, dans le cadre d'un dialogue national, à une forme d'autonomie assortie d'une politique ambitieuse de développement. Le Nord n'a pas assez bénéficié pour l'instant d'efforts de développement aussi importants que le sud du pays», avait-il indiqué. De son côté, l'Union européenne refuse toute remise en cause de l'intégrité territoriale du Mali, a averti hier la porte-parole de la représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, après la proclamation d'indépendance de la rébellion touarègue. «Tant que l'ordre constitutionnel n'aura pas été restauré, aucune solution ne pourra être trouvée», a averti Maja Kocijancic. Une mission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) qui ont imposé un embargo diplomatique et économique total au Mali quelques jours après le coup d'Etat, ont aussi clamé leur attachement à l'intégrité territoriale de ce pays membre de l'organisation. La Cédéao se trouvait toujours à Bamako, hier, pour des pourparlers avec la junte dirigée par le capitaine Amadou Sanogo à qui il est demandé un retour à l'ordre constitutionnel en échange de la levée de l'embargo. Pour sa part, la Tunisie a, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, réaffirmé, hier, son attachement absolu au principe du respect de la légitimité constitutionnelle et à la préservation de l'intégrité territoriale du Mali, ainsi qu'à sa sécurité et sa stabilité.

Par Nardjes FLICI

Mali : l'Azawad est un « Etat » mort-né

AFRICATIME  Mali : l'Azawad est un « Etat » mort-né  - Le rendez-vous de l'Afrique sur Internet

Mali : l'Azawad est un « Etat » mort-né (SYNTHESE)

(Xinhuanet 07/04/2012)
BAMAKO -- C'est à travers un communiqué daté de vendredi publié à partir de Gao que le Mouvement nationale pour la libération de l'Azawad proclame l'indépendance de cette région constituant 60% de la République du Mali. Une « souveraineté » rejetée de facto par l'ensemble des forces vives du Mali et la communauté internationale.
« C'est juste pour se donner des arguments de négociation », pense S. Camara, un leader politique du pays. « Ces gens du MNLA sont des plaisantins. L'Azawad ne leur appartient pas plus qu'à nous. S'ils sont sûrs que les populations de cette région veulent l'autonomie, pourquoi ne pas organiser alors un référendum au lieu de prendre des armes contre des gens innocents. Depuis la nuit des temps, ces régions appartiennent au Mali et nous nous ne reconnaissons une autre patrie que le Mali », insiste un haut cadre du nord qui requiert l'anonymat de peur de représailles contres ses proches.
Une position défendue par plusieurs responsables du Collectif des ressortissants du nord (COREN) joints au téléphone, mais qui craignent les mêmes représailles contre les familles dans les villes sous le contrôle de MNLA.
« C'est la suite logique des victoires militaires sur le terrain ces dernières semaines. N'empêche que ce supposé Etat de l' Azawad est mort-né d'autant plus que même si les autorités de Bamako ne contrôlent plus 2/3 de leur territoire, une grande partie de cet espace compromis n'est pas non plus contrôlé par le MNLA mis en difficulté par Ançar Dine, notamment à Kidal et Tombouctou. L'Azawad ne saurait se limité à Gao qui, historiquement, est le berceau de l'empire songhaï. Cette région ne peut pas être revendiquée par les tamasheq et les arabes », défend Kader Toé, chroniqueur politique et intellectuel très engagé pour la sauvegarde de l'unité nationale et la démocratie dans son pays.
Pour appuyer ses arguments, il souligne que la République de l' Azawad est isolée avant même sa naissance. En témoigne sa non reconnaissance par l'Union Africaine, l'Union Européenne, la France, l'Algérie.
« Nous considérons que la déclaration unilatérale d'indépendance de l'Azawad est nulle et non avenue .. La France défend l'unité et l'intégrité territoriale du Mali », a aussitôt déclaré à la presse le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero. Il a ajouté que son pays appelle le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) à inscrire son action dans « le cadre d'un dialogue politique respectueux de l'ordre constitutionnel malien et de l'unité du pays ».
Toutefois, malgré ce rejet du Quai d'Orsay (ministère français des Affaires étrangères), beaucoup de Maliens soupçonnent la France d'être à la base de la déstabilisation de leur pays. « Cela ne me fait pas changer de position quant à la grande hypocrisie de la France. Ce sont les médias français qui servent de lieu de propagande pour une bande d'illusionniste touaregs qui ne représentent qu'eux même. Si le MNLA n'était pas en perte de vitesse sur le terrain face aux groupes islamistes armes, la France allait prendre une position différente, ou du moins si la réélection de Nicolas Sarkozy n'était pas compromise », s'insurge Bakary Sanogo, un intellectuel malien vivant en Virginie, aux Etats-Unis.
Pour Adama Diakité, membre actif de la société civile malienne, « Nous pensions que la France pouvait avoir de moyens plus légaux pour contraindre un gouvernement laxiste que de déclencher une guerre de division territoriale et de conflit ethnique. Elle sera comptable de tout ce qui adviendra. Elle devra savoir qu'elle est passible de poursuite pénale, de crime de guerre en ayant provoqué l'invasion du territoire malien par les rebelles venant de Libye avec des armements lourds ».
Même si les responsables du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République (FDR) refusent de commenter officiellement et unilatéralement cette nouvelle donne, en attendant une « condamnation commune », ils rejettent de facto cette « indépendance utopique et fantaisiste ».
Pour de nombreux interlocuteurs, il faut un retour rapide à l' ordre constitutionnel pour favoriser l'appui des pays amis et des organisations comme la CEDEAO pour renverser la situation actuelle en libérant le nord-Mali du joug des islamistes, des narcotrafiquants.
Toutefois, aujourd'hui, presque toutes les composantes de la société malienne appellent à l'union sacrée pour la libération du nord et à relever les défis qui se posent à toute la nation malienne. « Aujourd'hui, en tant que Maliens nous sommes tous de Gao, nous sommes tous de Kidal, nous sommes tous de Tombouctou », rappelle un responsable du Collectif Cri de Coeur pour le Nord qui organise demain, samedi 7 avril 2012, sur la question ainsi que l' ouverture d'un corridor humanitaire pour apporter l'aide aux populations se trouvant aujourd'hui dans le total dénouement.
Et depuis l'annonce de cette indépendance, synonyme de l' annexion des régions nord du pays, des initiatives de création de comités d'autodéfense se multiplient à travers les réseaux sociaux comme Facebook et les SMS. « Chaque malien et chaque malienne qui veut participer activement a l'écriture de l'histoire du pays doit contribuer, à sa manière et selon ses compétences, à l'effort de défense de l'intégrité territoriale. L'adhésion aux comites d'autodéfense donne une occasion de lier le geste à la parole. Il y a plusieurs manières de contribuer aux comités d'autodéfense. Si vous ne savez pas exactement comment vous pouvez contribuer prière de vous renseigner auprès de la commission. Ne sous-estimez pas la valeur de votre contribution individuelle à l'effort collectif ! Tôt ou tard vos enfants ou vos petits enfants pourrons vous demander quelle action concrète avez-vous fait personnellement quand le Mali avait besoin de vous ? », indique l'un des défenseurs de telles initiatives.
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Azawad déclaré indépendant: Le Maroc rejette la proclamation

AFRICATIME Azawad déclaré indépendant: Le Maroc rejette la proclamation


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Azawad déclaré indépendant: Le Maroc rejette la proclamation


(MAP 07/04/2012)
El Otmani : «La proclamation unilatérale par le Mouvement national de libération de l'Azawad de l'indépendance du Nord-Mali est inacceptable»
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Saad Dine El Otmani a affirmé, dans une déclaration à la MAP, vendredi 06 avril 2012, au sujet des derniers développements au Mali, que la proclamation unilatérale par le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) de l'indépendance du Nord-Mali vis-à-vis de la République malienne est «totalement inacceptable» de la part du Royaume du Maroc.
El Otmani a précisé que le Royaume du Maroc considère cette déclaration comme une décision «totalement inacceptable» eu égard à ses conséquences graves sur la paix, la sécurité et la stabilité dans la région tout entière, soulignant la nécessité pour tous les Etats «d'assumer leurs responsabilités pour traiter cette question».
Concernant les conséquences de la crise du nord-Mali, au vu notamment de l'afflux d'un grand nombre de réfugiés maliens vers les pays voisins, ce qui a provoqué une grave crise humanitaire dans la région, le ministre a indiqué que le gouvernement marocain a pris l'initiative, sur hautes instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, d'envoyer des aides humanitaires afin d'alléger les souffrances de ces réfugiés en Mauritanie, ajoutant que le Royaume s'apprête à entreprendre des initiatives similaires au profit des réfugiés maliens au Niger et au Burkina Faso.
Au sujet de la capacité du Mali de sortir de la crise sans grands dommages et par les moyens pacifiques, surtout avec l'aggravation de la situation dans le Nord, le ministre a indiqué que le Mali, «considéré comme l'une des démocraties d'Afrique, dispose des outils nécessaires pour un retour souple et pacifique à la légitimité constitutionnelle, dans le cadre d'un consensus entre toutes les parties concernées, y compris l'institution militaire», laquelle a exprimé à maintes reprises sa disposition à remettre le pouvoir aux civils et à agir dans le cadre des institutions constitutionnelles pour pouvoir gérer la crise dans le Nord.
El Otmani a souligné que le Royaume du Maroc, qui accorde, dans le cadre de sa politique étrangère, un grand intérêt aux questions africaines, en général, et à la région Sahélo-saharienne en particulier, entreprend les contacts et les consultations avec les pays de la région et nombre de pays amis en vue de rechercher les voies de coopération propres à «aider les frères maliens à sortir de leur crise».
El Otmani a ajouté que le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération s'est hâté, dès l'annonce du coup d'Etat militaire au Mali, de rendre public un communiqué officiel dans lequel il a souligné la nécessité de rétablir les institutions constitutionnelles, de préserver l'unité territoriale de ce pays frère et d'arrêter l'effusion de sang des Maliens, dans leurs diverses composantes. Il a, de même, décidé la mise en place d'une cellule de veille à son siège pour assurer le suivi de la situation de la communauté marocaine résidant dans ce pays, en faisant part de l'attachement du Maroc à ce qu'aucune atteinte ne soit portée aux intérêts des entreprises marocaines opérant dans ce pays.
Concernant le rôle que peut jouer la diplomatie marocaine pour aider au règlement de cette crise, El Otmani a fait savoir que, sur Hautes instructions royales, le Maroc a annoncé sa disposition à apporter tout le soutien nécessaire pour contribuer au rétablissement de la sécurité et de la stabilité au Mali et garantir une issue sereine et pacifique à cette crise, partant de sa position en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité, et de membre observateur au sein de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest ( Cedeao), et en conformité avec ses orientations diplomatiques basées sur le respect du principe de souveraineté.

Compte tenu de ces éléments, l'ambassadeur de Sa Majesté le Roi à Bamako, qui a rencontré à plusieurs reprises le chef du comité militaire en place, a été chargé d'affirmer la nécessité de rétablir dans leurs fonctions les institutions constitutionnelles, en exprimant la disponibilité du Royaume du Maroc à se tenir aux côtés du Mali pour la préservation de sa sécurité, de son unité et de sa stabilité.

MAP

“Le nord du Mali n’est pas la zone d’origine des Touarègues”

AFRICATIME “Le nord du Mali n’est pas la zone d’origine des Touarègues”




- Le rendez-vous de l'Afrique sur Internet

Interview /Maïga Amadou (Secrétaire général du Conseil des Maliens de Côte d’Ivoire):


“Le nord du Mali n’est pas la zone d’origine des Touarègues”

Secrétaire général du Conseil des Maliens de Côte d’Ivoire, Maïga Amadou, fait ici le point de la situation dans son pays et invite la CEDEAO à agir rapidement pour restaurer l’ordre au Mali.

Le Patriote: Quelle est la situation actuelle dans votre pays?

Maïga Amadou: Depuis le 17 janvier 2012, le Mouvement national pour la Libération de l’Azawad, (MNLA) a déclenché des opérations armées dans le nord du Mali, qui ont entraîné une crise au sein de l’appareil d’Etat malien entre l’armée et le régime d’Amadou Toumani Touré. Cette crise a abouti au coup d’Etat du 22 mars et à l’occupation d’une bonne partie du nord du Mali.



LP: Pour vous, c’est la crise déclenchée par le MNLA qui a entraîné le coup d’Etat?

MA: Je pense que c’est la gestion de la crise qui a entraîné le coup d’Etat. Parce que le militaires se sont fait massacrer. Ils n’ont pas bénéficié du soutien de la hiérarchie. Ils sont eu le sentiment qu’ils ont été trahis par la hiérarchie militaire et par le Président ATT lui-même. Les femmes des militaires sont allées dire au président de la République que leurs maris ont été massacrés parce qu’ils n’ont pas bénéficié de l’armement nécessaire et du soutien de l’Etat.



LP: Est-ce à dire que vous soutenez le coup de force?

MA: Non ! Il faut savoir que depuis la déclaration d’Alger de 1999 de l’OUA (NDLR actuelle UA), les coups d’Etat sont proscrits en Afrique. Il n’est pas concevable qu’au 21e siècle, des personnes qui détiennent des armes achetées avec l’argent du contribuable, renversent ceux qui ont été désignés par ces contribuables pour diriger le pays. On ne peut pas soutenir un coup d’Etat quel que soit le contexte dans lequel il intervient. Mais, nous avons le sentiment que les militaires ont été poussés à bout. Parce que la gestion de la crise Touarègue par ATT est critiquable. La France, la Mauritanie et différents Etats l’ont mis en garde, par rapport à son traitement de la question Touarègue. Il n’a pas réagi efficacement. C’est ce qui nous a entraînés dans cette situation que nous vivons. La gestion est d’une légèreté inimaginable. Elle est critiquable, mais cela ne justifie pas pour autant le coup d’Etat qui devient un facteur de complexité du problème Mali.



LP: Qu’est ce qui se passe aujourd’hui au Mali?

MA: Aujourd’hui, nous avons des bandes armées dans le nord du Mali, qui sont en train de détruire ce que l’on a mis 50 ans à bâtir. Ces bandes armées prétendent être l’émanation des populations. Ce qui est faux. Le MNLA, AQMI, ANSAR DINE ne sont que les têtes d’une même hydre. A la base, le MNLA était un petit parti politique régional. Avec la crise libyenne, avec les contacts que Iyad Ag Ghaly

A eus avec des pays du Golf, il a bénéficié de soutiens financiers. Ce qui lui a permis de former des troupes qui sont le bras armé de cette rébellion. Le MNLA n’est que la partie politique du mouvement. Croire que le MNLA aurait en son sein des hommes qui seraient plus policés ou civilisés qu’AQMI, est une erreur absolument à éviter.



LP: Craignez-vous pour le Mali?

MA: Je crains, non seulement pour le Mali, mais pour toute la sous-région africaine et pour l’Afrique en général. Parce que ceux qui occupent actuellement le nord du Mali, ont toujours fait de cette région, une zone à haut risque pour les touristes. Puisque ce sont eux les ravisseurs. Iyad Ag Ghaly est connu pour être l’interface entre les groupes de preneurs d’otages et les Etats occidentaux. Aujourd’hui, ils veulent créer une zone de non droit. Il faut savoir que contrairement à ce que l’on raconte sur les chaînes étrangères, le nord du Mali n’est pas la zone d’origine des Touarègues. Tout le monde sait que cette zone qu’ils prétendent être la leur, a donné naissance à deux grands empires: l’empire du Mali et l’empire Songhaï. Cette zone n’est pas la zone des populations touarègues, qui sont des populations nomades. Aujourd’hui, elle est peuplée essentiellement de négro-africains, comme par le passé. Les Touarègues au nord du Mali sont une minorité. Le combat que le MNLA mène est un combat de terroristes. A terme, nous allons assister à une ‘’afghanisation’’ de l’Afrique de l’ouest. Tous les terroristes comme Boko haram, AQMI trouveront un sanctuaire pour déstabiliser l’Afrique de l’ouest. C’est un combat dont la légitimité est extrêmement contestable. Il ne repose pas sur l’aspiration des populations du nord du Mali qui sont majoritairement des Peuhls, des Dogons, des Bozo. Aucun Touarègue ne peut prétendre que Gao par exemple est une zone Touarègue. Dire que le MNLA a recouvré l’entièreté de sa zone géographique, est une imposture.



LP: Que faut-il faire alors?

MA: L’erreur est humaine. La persévérance dans l’erreur est diabolique, disaient les Latins. Aujourd’hui, il faut que les militaires sachent raison garder et retournent en caserne. C’est le meilleur moyen de trouver une solution à la crise malienne. S’ils s’entêtent, les conséquences risquent d’être incalculables pour le Mali et pour toute la sous-région. Je suis ressortissant du nord du Mali. Je connais les réalités de cette région. Mon village est occupé, ma région est occupée. Ces gens n’ont aucune légitimité. Il ne faut pas qu’on essaie de leur donner une légitimité qu’ils n’ont pas et qu’ils n’auront jamais.



LP: Que pensez-vous de l’embargo décrété par la CEDEAO?

MA: L’embargo est une mesure qui avait une seule finalité: montrer aux putschistes que la CEDEAO est déterminée pour le retour à l’ordre constitutionnel. On a pensé qu’ils reculeraient. Il faut que la junte comprenne que l’on ne peut pas accepter de coup d’Etat au 21e siècle.



LP: Que pensez-vous de l’intervention militaire?

MA: Je pense que c’est la solution. Pour les bouter hors du Mali, il faut une intervention militaire. Ils ne sont pas plus d’un millier comme l’a dit Alain Juppé. Ils détruisent tout sur leur passage.



LP: Ne pensez-vous pas que l’intervention militaire va aggraver la situation au lieu de l’apaiser?

MA: Je pense au contraire que cette intervention va solutionner le problème. Il y a au sud, un pouvoir illégitime, au nord des bandes armées. Il faut rapidement mettre fin à tout ce désordre.



LP: Quel est votre part, en tant que Maliens vivant en Côte d’Ivoire, dans ce conflit?

MA: Nous avons protesté. Il faut savoir que les populations du nord du Mali se sont défendues elles-mêmes. Mais faute de moyens et pour n’avoir pas été soutenues par l’Etat central de Bamako, elles n’ont pas résisté.

Réalisée par Thiery Latt

“La France est prête à assurer la logistique de la force de la Cedeao”

AFRICATIME“La France est prête à assurer la logistique de la force de la Cedeao”


 - Le rendez-vous de l'Afrique sur Internet

La question d'une éventuelle intervention militaire au Mali est débattue en ce moment à Abidjan par les chefs d'état major de la Cédéao, la communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest. La France a fait savoir par la voix de son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé qu'elle est prête à assurer la logistique de la force de la Cédéao pour stopper les combats et rétablir l'ordre, mais qu'elle ne souhaite pas s'engager dans une intervention directe.

RFI : Au Nord-Mali, à Gao, à Tombouctou, les bandes armées se livrent au pillage et même aux viols de jeunes femmes. Comment mettre fin à cette catastrophe ?

Alain Juppé : La situation est très préoccupante, je dirais même dramatique. Et c’est la raison pour laquelle, lorsque je suis allé à Dakar il y a 48 heures, j’ai participé au sommet des chefs d’Etat de la Cédéao, la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest. Et la Cédéao s’est fortement engagée sur deux plans. D’abord le plan politique pour obtenir le retrait de la junte militaire et le rétablissement de l’ordre constitutionnel afin que le processus électoral puisse s’engager. Blaise Compaoré, le président du Burkina Faso, a été chargé de cette médiation qui progresse à l’heure actuelle même si elle est difficile. Puis, deuxièmement, il y a le volet militaire qui est complexe parce qu’il y a deux tendances si je puis dire ou deux mouvements dans le Nord du Mali. D’abord le MNLA, le Mouvement national de libération de l'Azawad, dont l’objectif est l’autonomie voire la séparation d’Azawad, zone dont ils ont aujourd’hui quasiment le contrôle ; et puis, il y a Ansar Dine qui est infiltré par al-Qaïda en réalité et dont l’objectif est différent qui est d’instaurer un régime islamique sur l’ensemble du Mali et au-delà sur la zone sahélienne. Les chefs d’Etat ont donc décidé de préparer l’intervention de la force en attente de la Cédéao qui est composée de deux bataillons, à peu près 3 000 hommes. La France a indiqué qu’elle était prête à assurer la logistique de cette force de façon à stopper les combats et à rétablir l’ordre. Vous avez peut-être noté que le MNLA vient d’annoncer qu’il cessait ses opérations puisqu’il avait atteint ses objectifs.



RFI : Oui, mais les autres rebelles n’ont pas annoncé la même chose. Est-ce que les villes de Mopti et Ségou pourraient être menacées ?

A.J. : C’est possible. Nous sommes très inquiets, très vigilants et c’est la raison pour laquelle d’abord la mise en place d’autorités politiques capables de négocier avec au moins le MNLA et, d’autre part, l’intervention de la Cédéao nous paraissent prioritaires. Et c’est la raison pour laquelle la France a pris l’initiative de saisir le Conseil de sécurité qui a adopté une déclaration présidentielle soutenant les efforts de la Cédéao. Je voudrais quand même bien insister sur ce point : la France est engagée parce que le Mali est un pays ami, parce que nous avons dit depuis le début que nous étions attachés à son intégrité territoriale, parce que nous l’aidons de manière considérable avec notre coopération bilatérale. Mais la lutte contre le terrorisme au Sahel, c’est d’abord la responsabilité des pays de la région. Certains d’entre eux se battent bien contre Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique) : la Mauritanie que nous aidons en formant ses cadres militaires, le Niger. Force est de constater que le Mali n’a pas fait ça. Nous avons envoyé des messages répétés au président ATT (Amadou Toumani Touré) depuis des mois et des mois. Henri de Raincourt y est allé. J’y suis allé pour lui dire attention, il faut vous battre contre Aqmi et il ne faut pas compter sur une sorte de complaisance d’Aqmi à l’égard du régime de Bamako. Et ceci n’a pas fonctionné. Donc aujourd’hui, il faut mobiliser l’ensemble des pays de la région : l’Algérie qui a un rôle majeur à jouer, la Mauritanie, le Niger, les autorités de Bamako lorsqu’elles seront opérationnelles pour lutter contre ce fléau qui menace toute la zone jusqu’au Nigeria. Je voudrais insister sur le fait qu’il s’est passé la conjonction de deux évènements qu’on a un peu tendance à simplifier. C’est que la rébellion touarègue, elle ne date pas d’hier. Elle s’est déroulée pendant des décennies dans cette région. Il y a eu plusieurs révoltes. Il y a eu même un accord à Alger en 2006 pour essayer de trouver une solution politique. Ça n’a pas abouti, hélas. Et puis, à cela est venue s’ajouter Aqmi qui est un phénomène plus récent et qui a été renforcé, c’est vrai, par ce qui s’est passé en Libye avec l’arrivée de nouveaux combattants et surtout d’armes.



RFI : Vous confirmez que trois chefs d’Aqmi dont Abou Zeib et Mokthar Belmokhtar séjournent à Tombouctou depuis lundi ?

A.J. : Je n’ai pas de confirmation particulière, mais Aqmi est présent à Tombouctou.



RFI : Est-ce que ça ne va pas compliquer les négociations pour la libération des six otages français ?

A.J. : C’est une inquiétude que nous avons.



RFI : Vous dites que Cédéao a 3 000 hommes pour intervenir. Mais franchement, est-ce que 3 000 hommes peuvent suffire ? Est-ce qu’il ne faut pas envisager le déploiement de casques bleus ?

A.J. : Vous savez à combien on évalue le nombre de combattants touaregs et d’Aqmi ? Un petit millier. Donc il faut avoir quand même le rapport de force. C’est vrai que ce sont, pour ce qui concerne Aqmi en tout cas et même pour les Touaregs, des combattants aguerris. Nous sommes prêts à étudier toutes les options. Il faut absolument que l’on arrête d’abord les exactions qui se produisent au Nord-Mali, les violences, les hostilités. Et le problème touareg ne se réglera pas par la force. Il ne se réglera que par la négociation et le dialogue. C’est la raison pour laquelle nous voulons des autorités constitutionnelles à Bamako et avec le MNLA, un dialogue positif.



RFI : Beaucoup de Maliens en détresse disent, mais pourquoi l’armée française n’intervient pas comme en Côte d’Ivoire ?

A.J. : En Côte d’Ivoire, nous sommes intervenus alors qu’un processus électoral était en cours, que le président désigné nous le demandait, que les Nations unies étaient présentes. C’est l’Onuci qui est intervenue. La France est intervenue en soutien. Là nous sommes dans une configuration tout à fait différente. Je voulais simplement vous demander de réfléchir à une question, parce que je sais bien qu’on nous demande d’intervenir partout : êtes-vous sûr que le déploiement de forces françaises au Sahel entraînerait l’enthousiasme de tous les pays de la région, à commencer par l’Algérie ? Il faut quand même réfléchir un peu avant de dire, allons-y, allons-y. Nous sommes solidaires de nos amis maliens, du peuple malien, nous l’aidons et nous sommes décidés à l’aider, mais dans les conditions que j’ai indiquées.



RFI : Avec peut-être une aide pour le transport des troupes ?

A.J. : Oui, ça c’est tout à fait possible. Nous aidons déjà, je le répète, à la formation des cadres militaires en Mauritanie et au Niger qui sont des pays qui se battent bien. Nous sommes prêts à le faire. Nous sommes prêts à continuer. Nous avons même convaincu l’Union européenne de mettre en place une stratégie Sahel. Nous sommes en train de monter une opération, pardon d’entrer dans le jargon de Bruxelles, PSDC (Politique de sécurité et de défense commune) pour précisément aider les pays sur place. Vous voyez que nous ne sommes pas restés inactifs, loin de là. J’ajoute que nous avons aussi pris toutes les dispositions pour que nos ressortissants soient protégés. Nous avons fermé par anticipation le lycée français pendant l’arrivée des vacances et nous avons recommandé à tous ceux dont la présence n’est pas indispensable au Mali de se replier provisoirement en France.



RFI : Vous dites que la médiation de Blaise Compaoré progresse. Est-ce qu’on va vers un président de la transition ? Qui pourrait être qui ?

A.J. : Je ne peux pas vous le dire puisque ce sera le résultat de la médiation de Blaise Compaoré. Il y a plusieurs solutions. Le président ATT peut démissionner et à ce moment-là, si l’on fait jouer la Constitution, c’est le président de l’Assemblée nationale qui est en charge du gouvernement, Dioncounda Traoré. Si non d’autres solutions sont possibles et c’est ça qui fait l’objet précisément de la médiation. Ce qui m’a beaucoup frappé dans l’attitude des chefs d’Etat de la Cédéao dans cette réunion de Dakar, c’est leur fermeté pour dire, nous ne voulons plus de coup d’Etat militaire en Afrique. Le rétablissement de l’ordre constitutionnel a une valeur symbolique pour l’ensemble du continent. Et c’est la raison pour laquelle cette médiation aujourd’hui se déploie. Je connais Baise Compaoré, je sais que c’est un homme de grande sagesse, très compétent et très opiniâtre et je pense que sa médiation peut donner des résultats dans un délai relativement rapproché.



RFI : A Paris, la candidate du Front national Marine Le Pen affirme que, par son intervention en Libye, Nicolas Sarkozy a déclenché une vague islamiste dans toute l’Afrique sahélienne ?

A.J. : C’est une vision simpliste de la politique étrangère et de la réalité du Sahel, comme je vous l’ai dit. Qu’est-ce qui s’est passé dans le Nord-Mali ? D’abord, les Touaregs. Ça n’a rien à voir avec l’intervention française en Libye. C’est un problème qui se pose depuis des décennies. Des révoltes touarègues, il y en a eu dans les années 1990, dans les années 2000. Et puis c’est vrai un renforcement d’Aqmi. Je pose simplement la question : fallait-il maintenir monsieur Kadhafi en Libye ? Fallait-il l’autoriser à massacrer des dizaines de milliers de personnes à Benghazi ? C’est extrêmement facile de dire, il y avait qu’à, il fallait qu’on. Quand on est aux affaires, quand on est en situation de responsabilité, on assume ses responsabilités. Et la France a eu raison d’assumer la sienne lorsque la population libyenne appelait au secours et que les chars de Kadhafi s’apprêtaient à entrer dans Benghazi.



RFI : Vous êtes intervenu en Libye. Mais est-ce que vous avez vraiment vu le coup d’après au Sahel ?

A.J. : Bien sûr. Bien sûr qu’on prend des risques quand on intervient. S’il n’y avait que des opérations présentant des avantages et aucun inconvénient, la vie serait facile et la prise de décision le serait aussi. Nous sommes parfaitement conscients que le problème ne se pose pas uniquement au Sahel. Il se pose en Tunisie, en Egypte, en Syrie, il se pose partout. Le monde arabe est en pleine révolution. On ne peut pas partir du principe que tout Etat musulman est incompatible avec la démocratie. C’est le pari que nous avons fait et nous continuons à aller dans ce sens en renforçant nos partenaires politiques qui partagent un socle de valeurs et qui ne franchisent pas les lignes rouges que nous nous sommes fixées. Aqmi est un adversaire. Aqmi nous a déclaré la guerre. Aqmi prône la mort et la violence. Et donc c’est un adversaire désigné, bien entendu.

Source : RFI

Le Mali face à tous les dangers. 3: la révolte touarègue - actu-match - ParisMatch.com

Le Mali face à tous les dangers. 3: la révolte touarègue - actu-match - ParisMatch.com

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jeudi 5 avril 2012



Le Mali face à tous les dangers. 3: la révolte touarègue



Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) a proclamé vendredi "l'indépendance de l'Azawad" sur son site internet.
Le porte-parole s'est en revanche désolidarisé et a condamné l'enlèvement jeudi du consul d'Algérie à Gao (Nord-Est) "par un commando terroriste" lors d'une opération "très violente".
Alger a confirmé qu'un groupe d'assaillants "non-identifiés" avait emmené le consul et six de ses collaborateurs "vers une destination inconnue".

Le succès de la rébellion des Touaregs et des islamistes d’Aqmi plonge tout le Sahel dans la crise. Troisième partie : les origines de la révolte touarègue.

Alfred de Montesquiou - Parismatch.com

Farouchement indépendants, les nomades de la confédération Touarègue ont été les principaux adversaires des troupes françaises à l’époque coloniale. « S’ils se considèrent depuis la nuit des temps comme les « seigneurs du désert », les Touaregs ont vu leur condition devenir encore plus précaire avec le découpage du Sahara lors de la décolonisation, » explique le chercheur du CNRS Pierre Boilley. Berbères et nomades, ils ne sont que deux millions, coincés entre les Arabes au nord et les peuples Noirs au Sud, en minorité partout.
Au Mali, ils se soulèvent dès 1963, juste après les débuts de l’indépendance du pays. De traités de paix en insurrections, leurs mouvements armés n’ont pratiquement pas cessé depuis, réclamant le droit de parler le tamasheq, et d’enseigner leur alphabet à l’école, le tifinagh. Les grandes sècheresses des années 1970 et 80 ont encore empiré la situation de ces pasteurs nomades, chroniquement marginalisés par les gouvernements de Bamako et de Niamey. En Libye, c’est l’époque où Mouammar Kadhafi se lance dans sa grande politique africaine, qui le conduira à se proclamer « Roi des rois d’Afrique ». Il attire les clans de guerriers, affamés par la mort de leurs troupeaux, notamment le principal lignage noble de Ifoghas. Ces jeunes chômeurs, que les autres Touaregs appèlent ironiquement les « Ichoumars », formeront le fer de lance des milices libyennes jusqu’à la chute du dictateur l’année dernière. Revenus au pays avec armes et bagages, ils expliquent le succès étonnamment rapide d’un nouveau groupe rebelle, le Mouvement national de libération de l’Azawad, MNLA.
Inconnu en septembre dernier, le MNLA a maintenant conquis tout l’Azawad malien, territoire historique des Touaregs au nord du fleuve Niger. Mais dans son sillage, le groupuscule rebelle Ansar Dine pointe vers un lien entre Touaregs et islamistes d’AQMI (al-Qaïda au Maghreb Islamique). Le chef d’Ansar Dine, Iyad Ag Ghali, a été écarté de la direction du MNLA. Mais il est proche de l’Amenokal, le chef désigné par les principaux clans et lignages de la grande confédération touarègue. « Pendant longtemps Iyad était considéré comme le bras armé de la chefferie, poursuit Pierre Boilley. Même si la chefferie est très hostile à AQMI, ils se font discrets aujourd’hui ».
"Après 20 ans de démocratie, le chaos semble en passe de s’installer pour de bon au Mali"
Soucieux d’établir au plus vite l’indépendance de l’Azawad, dans les faits sinon en droit, le MNLA a annoncé la fin des combats avec l’armée régulière en déroute. « Ils croient réellement que leur Etat de l’Azawad peut être viable, analyse Gilles Yabi de l’Ong ICG (International Crisis Group). Il faut se souvenir qu’en Afrique, les sécessions récentes de l’Erythrée et du Sud-Soudan sont dans tous les esprits ». Pierre Boilley estime que les autres grandes peuplades du nord Mali, notamment les puissants Songhaïs et les clans arabophones des Berabiches, pourraient adhérer à un nouvel Etat targui. Mais beaucoup s’inquiètent que ce redécoupage de la carte coloniale n’entraîne encore plus d’instabilité dans la région. « Les tendances centrifuges au Niger, et même au Burkina Fasso, risquent de s’accélérer » estime Alain Chouet, ancien patron de la DGSE, le service français de renseignement.
C’est peut-être en partie pour cela que les chefs d’états-majors des pays de la Cedeao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) menacent à présent d’envahir le Mali. Officiellement, il s’agirait de « restaurer l’ordre constitutionnel », réduit en lambeaux depuis le coup d’Etat militaire du 22 mars contre le président sortant ATT (Amadou Toumani Touré). Après 20 ans de démocratie, le chaos semble en passe de s’installer pour de bon au Mali. « Le problème, c’est que malgré le vernis démocratique, les institutions maliennes n’ont pas cessé de s’affaiblir ces dernières années » estime Gilles Yabi, d’ICG.
Dans l’ambiance de fin de règne qui plane sur Bamako, les putschistes, menés par le capitaine Sanogo, réclament quant à eux une intervention occidentale contre les Touaregs. Ils entendent aussi réunir une grande conférence nationale avec les différents partis politiques du pays et des représentants des principales ethnies : Bambaras, Malinkés, Peulhs etc. Histoire de tenter de maintenir le « sanakuya », cet « art de vivre ensemble » qui faisait la fierté des Maliens.