ⵜⴰⵎⴰⵣⵉⵖⵜ

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BIENVENUE AU SAHARA, AIRE DE LIBERTE

"Le désert est beau, ne ment pas, il est propre." Théodore MONOD.



31 mars 2008

Observatoire du Sahara et du Sahel

Observatoire du Sahara et du Sahel... lire la suite....
Les travaux de la 10ème session du Conseil d’administration de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) ont débuté samedi à Tripoli en présence du secrétaire du comité populaire général libyen de l’Agriculture et des Richesses animales et maritimes, Aboubakr Mansouri et des ministres de l’environnement en Tunisie, Nadhir Hamada, et au Sénégal Djibo Leity Kâ.
Le secrétaire général de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD) Mohamed Al-Madani Al-Azhari, le secrétaire exécutif de l’OSS et des experts et spécialistes de Libye, du Burkina Fasso, du Maroc, d’Algérie, du Kenya, d’Egypte, de Mauritanie, du Niger, d’Ethiopie, du Tchad, du Nigeria, d’Ouganda, de Guinée-Bisseau, du Mali, du Cap-Vert, du Soudan, de Djibouti, d’Allemagne, du Canada, de France et de Suisse prennent part également à cette rencontre.
Les participants à ce rendez-vous qui se poursuivra deux jours, se pencheront sur plusieurs questions, notamment l’examen du programme d’activités du Conseil exécutif de l’OSS pour 2007, les rapports du secrétaire général et de la commission stratégique du conseil sur les activités scientifiques et techniques et l’évaluation des programmes et actions de l’OSS pour l’an dernier.
Ils discuteront aussi du projet de budget de l’Observatoire pour 2008, des contributions des pays membres ainsi que des accords conclus par l’OSS dans le domaine de l’environnement.
A l’ouverture des travaux, M. Aboubakr Mansouri a insisté siur la nécessité de conjuguer les efforts pour combattre le fléau de la désertification dont souffrent les pays membres de l’organisation.
Pour sa part, le président de l’OSS, le ministre tunisien de l’Environnement et du Développement durable, Nadhir Hamada a affirmé que la tenue de cette réunion en Libye est une concrétisation pratique de la volonté commune des pays de cette instance pour promouvoir la coopération entre eux, conjuguer leurs efforts et mobiliser leurs énergies dans l’objectif de donner un élan au processus de développement et d’assurer le progrès du continent africain.
Il a souligné également que l’OSS agit avec la coopération de la Libye et de l’UNESCO en vue de préparer la troisième conférence internationale relative aux grandes nappes phréatiques transfrontalières en Afrique en mai prochain à Tripoli.
L’OSS, dont le siège se trouve à Tunis est une organisation à caractère international regroupant 22 pays africains et 5 pays occidentaux à savoir l’Allemagne, la France, le Canada, l’Italie et la Suisse.
Cette organisation a été officiellement lancée en 1992 pour servir de trait d’union et de cadre de partenariat et de consultation dans le domaine de la lutte contre la désertification et pour réduire l’impact de la sécheresse ainsi que pour contribuer dans l’échange des informations relatives à la désertification et aux nappes phréatiques communes.
La Libye est l’un des pays fondateurs de l’Observatoire. Elle est membre du conseil d’aministration de cette instance et de sa commission stratégique. Tripoli occupe également le poste de vice-président de l’assemblée générale de l’OSS.
Tripoli - 29/03/2008

25 mars 2008

DOCUMENTAIRE VIDEO NORD MALI

YouTube - Tuareg's Return Home - Mali

TERAKAFT EXCLUSIVITE

MySpace.com - Terakaft - ML - Blues / Acoustic / Other - www.myspace.com/terakaft

LE CHANT DES FAUVES

Tamasheq.net - le site des musiques touarègues... lire la suite...
LE CHANT DES FAUVES
La collection des musiques du SaharaLa collection "chant des fauves", créée par le label Reaktion, vise à produire des compilations ou albums d’artistes des pays sahariens, sans se limiter ni à une ethnie, ni à un pays, ni à un style musical, mais avec une prédilection pour les musiques actuelles.Le souhait de Reaktion est de présenter des disques qui, en plus de la dimension musicale, aient un aspect informatif et éducatif très marqué. La musique est un excellent vecteur pour présenter au public occidental les conditions de vie de ces ethnies, en remettant leurs musiques dans leurs contextes historiques, géographiques et politiques.Les disques sont accompagnés de livrets aux textes conséquents, rédigés par des anthropologues, ethnomusicologues, militants associatifs etc…

7 mars 2008

NIGER CILSS

Le Président de la République, Chef de l'Etat, SEM. Mamadou Tandja, a reçu, hier en audience, le Secrétaire exécutif du Comité Inter Etats de lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS), le Professeur Alhousseini Bretaudeau. A sa sortie d'audience, le Secrétaire exécutif du CILSS a souligné qu'il est venu présenter au Chef de l'Etat la situation du CILSS, et recueillir ses recommandations et ses conseils afin de relever les défis confiés par les Chefs d'Etat au comité. Concernant ces défis, le Professeur Alhousseini Bretaudeau a indiqué qu'ils ont longuement parlé du problème de l'eau. Il a rappelé que lors du dernier sommet, à la demande des Chefs d'Etat, il a été question d'installer la coalition mondiale pour l'eau au Sahel. Ce programme, a ajouté le Secrétaire Exécutif du CILSS, a été beaucoup commenté par le Président de la République, Chef de l'Etat, SEM. Mamadou Tandja, qui leur a donné des idées en rapport avec le Programme spécial. " J'ai trouvé un homme qui a beaucoup d'expériences dans le cadre de la lutte contre la sécheresse et la désertification. Il m'a longuement entretenu sur son expérience depuis qu'il était Préfet, et sur les résultats auxquels il est parvenu ", a souligné M. Alhousseini Bretaudeau. Le Secrétaire exécutif du CILSS a également souligné que le CILSS s'enrichira de toutes ces expériences afin que l'insécurité alimentaire soit un problème dépassé au niveau des Etats membres du CILSS. " Au niveau du comité, les résultats sont excellents en matière d'élaboration du bilan céréalier et alimentaire. Les réalisations sont moins importantes dans le domaine de l'amélioration de la production agricole. Le Programme spécial que nous voulons installer avec les Chefs d'Etat au niveau du CILSS consiste à domestiquer les ressources en eau et à les utiliser pour accroître la productivité agricole ", a conclu le Professeur Alhousseini Bretaudeau.
Source :Présidence de la République du Niger 07/03/08

5 mars 2008

FONDS ITALIE/CILSS Le Pays -Quotidien d'informations générales du Burkina Faso
FONDS ITALIE/CILSS A l'heure du bilan
Du 3 au 7 mars 2008 à Ouagadougou, se tient la quatrième réunion du comité sous-régional de pilotage du Fonds Italie/CILSS. Le ministre délégué chargé de l'agriculture, Issaka Maïga, a présidé le lundi 3 mars dernier la cérémonie d'ouverture des cinq journées d'échanges. La quatrième réunion du comité sous-régional de pilotage du Fonds Italie/CILSS a lieu du 3 au 7 mars 2008 à Ouagadougou. A la deuxième rencontre tenue en mars 2006 à Niamey au Niger, les différents acteurs avaient formulé des recommandations spécifiques à l'adresse des pays et partenaires du Fonds. Aussi, la présente réunion doit faire le bilan de la mise en oeuvre des différentes recommandations. Pour le secrétaire exécutif adjoint du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), Issa Martin Bikienga, des progrès ont été enregistrés à différents niveaux : "Ces 24 mois nous ont permis de progresser sur beaucoup de plans. Les investissements sur le terrain se sont accrus et les méthodes de travail des différents acteurs se sont améliorées." Il a ainsi invité les participants à poser les jalons d'une nouvelle stratégie d'intervention du Fonds. Et ce à travers entre autres choses, l'examen des rapports des années 2006 et 2007, des progrès accomplis pour les pays (le Mali, le Niger, le Sénégal et le Burkina Faso) dans la mise en oeuvre de la composante " appui aux activités génératrices de revenus", des plans d'opérations et budgets de 2008.... A la faveur de cette rencontre, tous devront s'accorder sur les actions à entreprendre pour relancer les investissements sur le terrain. La volonté du CILSS comme indiqué, étant d'étendre la première d'investissements à de nouvelles zones à "risque environnemental et social élevé au Sahel." Le ministre délégué chargé l'agriculture, Issaka Maïga, a salué la tenue de la réunion et la mise en place du Fonds qui se penche sur les problèmes de la dégradation des ressources naturelles et de l'écosystème. Il a souhaité que les uns et les autres fassent des propositions de mesures actions "correctives des faiblesses et de consolidation des acquis." Pour sa part, Fabrizio De Georgio, chargé de programme au bureau de coopération de l'ambassade d'Italie, a indiqué que les cinq journées de réflexion visent à recentrer la stratégie opérationnelle pour permettre la pérennisation des acquis. Par Philippe BAMA Quotidien le Pays N°4069 du 05/03/2008

29 févr. 2008

Les Afriques «Le Maghreb ne peut qu’aller à la rencontre du Sahel»... lire...
«Le Maghreb ne peut qu’aller à la rencontre du Sahel» Pour Ali Bensaad, géographe algérien, il n’est pas dans l’intérêt du Maghreb « de jouer le rôle du supplétif de répression pour le compte de l’Europe » et d’aller ainsi à l’encontre de l’indispensable intégration africaine. Propos recueillis par Yassin Temlali

Il y a une résistance des pays du Maghreb à admettre leur nouveau statut de pays d’accueil, car il implique des réponses juridiques et sociales qu’ils ne sont pas encore disposés à donner.
Les Afriques : Les flux migratoires subsahariens vers les Etats du Maghreb semblent beaucoup plus importants que par le passé. Qu’est-ce qui explique leur développement rapide ?
Ali Bensaad : La migration subsaharienne vers le Maghreb n’est pas nouvelle, mais elle a acquis une plus grande visibilité depuis qu’elle s’est greffée sur la circulation migratoire irrégulière entre le Maghreb et l’Europe et qu’elle est devenue une préoccupation pour l’Europe. Il est vrai que longtemps, elle n’a concerné que les régions sahariennes. Les Etats maghrébins s’en sont bien accommodés tant qu’elle restait au Sahara. Le taux d’urbanisation au Sahara est plus élevé que dans le reste des territoires, avec une forte concentration dans des villes de plus de 100000 habitants. L’agriculture se développe, proportionnellement, plus qu’au Nord. Les Maghrébins disent, à juste titre, que leur population a contribué à construire l’Europe. Les Subsahariens peuvent dire que le Sahara n’aurait pas pu être ce qu’il est sans eux. Graduellement, la migration subsaharienne a fini par se diffuser vers le Nord et les métropoles littorales et attirer des Africains plus lointains que les seuls Nigériens, Maliens et Sénégalais. Les flux migratoires vers le Nord ne s’expliquent donc pas par l’attraction européenne, même si celle-ci participe, maintenant, à les doper. Ils sont le produit du développement du Maghreb et de son rapprochement, à travers le Sahara, du Sahel.















LA : Hormis les rapports de police, nous possédons peu d’informations sur l’immigration subsaharienne dans les pays du Maghreb…
AB
: Même les rapports de police ne concernent que les refoulements de migrants censés être là « en transit vers l’Europe ». Ils occultent ceux, beaucoup plus nombreux, qui sont installés sur le sol maghrébin et y travaillent. En Algérie, comme ailleurs au Maghreb, les services de sécurité possèdent les chiffres sur l’émigration subsaharienne mais ils ne les rendent pas publics. L’Office algérien des statistiques (ONS, Algérie, NDR) a mené une enquête sur ce phénomène, mais les résultats de cette enquête restent à ce jour inconnus.Il y a une résistance des pays du Maghreb à admettre leur nouveau statut de pays d’accueil, car il implique des réponses juridiques et sociales qu’ils ne sont pas encore disposés à donner, surtout qu’ils reproduisent à l’égard des migrants africains, en les aggravant, les ségrégations subies par leurs propres migrants en Europe.Pour l’Algérie uniquement, on estime le nombre de migrants subsahariens à plusieurs dizaines de milliers, soit entre 100 et 300 000. Si les détails vous intéressent, je vous renvoie à une étude que j’ai faite et dont une partie porte sur tous les enjeux et manipulations autour des chiffres (publiée sur le site de l’European University Institute, NDR). Les villes sahariennes comme Agadez, Tamanrasset ou Sebha, sont depuis très longtemps de véritables tours de Babel africaines, avec près de la moitié de la population constituée de migrants d’une vingtaine de nationalités !
LA : Sur ces dizaines de milliers de migrants, quelle est la proportion de ceux pour qui le Maghreb est une « destination finale » ?
AB
: L’écrasante majorité de ces migrants est présente au Maghreb pour y travailler. Mais ils ne sont pas forcément très visibles parce qu’ils s’installent essentiellement dans les villes du Sahara. Il y en a plus d’un million dans un pays riche comme la Libye, et même dans un Etat aussi pauvre que la Mauritanie il y en a 300000, chiffre cautionné officieusement par les autorités car l’immigration dans ce pays est davantage admise. Les villes sahariennes (Agadez, Tamanrasset, Sebha) sont depuis très longtemps de véritables tours de Babel africaines, avec près de la moitié de la population constituée de migrants d’une vingtaine de nationalités ! Dans les années 90, les autorités locales de Tamanrasset (extrême sud algérien, NDR) estimaient que les migrants constituaient les deux tiers de la population de la ville et on en expulsait déjà dans les années 70 et 80, même si une bonne partie des expulsés étaient alors des Touaregs nigériens et maliens. La Libye, depuis les années 70-80, accueille et expulse par centaines de milliers des migrants africains. Et pourtant, à l’époque, on ne parlait pas d’elle comme d’un « pays de transit » pour l’Europe !
LA : Comment appréciez-vous l’attitude des Etats du Maghreb vis-à-vis de la politique européenne dite de « lutte contre l’immigration clandestine » ?
AB
: L’émigration a toujours été un noeud de crispation dans les relations euro-maghrébines. Avec l’apparition de Subsahariens, l’Union européenne fait pression sur les Etats du Maghreb les invitant à « maîtriser leurs frontières », non seulement avec elle mais aussi avec les Etats africains limitrophes. Pratiquement tous les pays maghrébins, entre 2003 et 2007, ont légiféré des mesures plus restrictives de circulation sur leur territoire. A l’égard des migrants africains, ils amplifient les dépassements et les violations qu’ils exercent déjà aux dépens de leurs citoyens.Il n’est pas dans l’intérêt de ces pays de jouer le rôle du supplétif de répression pour le compte de l’Europe et d’aller à l’encontre de leur profondeur historique et géostratégique. L’émigration noire africaine vers les Etats du Maghreb, je le répète, est consubstantiel au développement économique de ces Etats. L’avenir de l’Afrique est dans son intégration. Le Maghreb ne peut, en se développant, qu’aller à la rencontre du Sahel. C’est fatalement la logique du NEPAD et de la transsaharienne alors même qu’elle est inachevée ! Faut-il y renoncer ? L’Algérie et le Nigeria ont raison de vouloir la financer, en dehors même de l’espace de leurs pays. En agissant ainsi, ils ne font que reconstituer l’axe du commerce transsaharien qui fut, il y a plus de douze siècles, l’une des premières phases de mondialisation. Les Afriques 28-02-2008

27 févr. 2008

Un congélateur qui pourrait sauver le monde
Le 26 février, un étrange entrepôt [a été] inauguré dans l'archipel norvégien du Svalbard, dans l'Arctique. Il s'agit d'y conserver des échantillons de graines et semences en tous genres – pour que l'humanité ait quelque chose à replanter en cas de cataclysme, explique The Independent. Rien que le nom évoque un vestige de la guerre froide ou un film de James Bond : on en parle comme du "coffre-fort de l'Apocalypse", et il repose au cœur d'un glacial bunker de béton et d'acier, à plus d'une centaine de mètres dans le permafrost montagneux d'un archipel de l'Arctique. Pourtant, la réserve mondiale de semences du Svalbard constitue la dernière tentative de l'humanité pour se doter d'une Arche de Noé des temps modernes, sorte de police d'assurance planétaire dans l'éventualité d'une catastrophe, comme de violents bouleversements climatiques provoqués par le réchauffement. Après des dizaines d'années consacrées à la planification et aux travaux de construction, la réserve est officiellement opérationnelle [depuis le] 26 février. Premier entrepôt mondial de stockage de graines, il a la capacité d'abriter jusqu'à 4,5 millions de types de semences provenant de toutes les variétés connues des principales cultures vivrières de la planète. Sa construction a coûté 6 millions d'euros. Il peut résister à des tirs de missiles nucléaires et même à une montée cataclysmique du niveau de la mer, qui pourrait résulter de la fonte simultanée de la banquise du Groenland et de l'Antarctique. Il a pour but de permettre de réimplanter des cultures et des végétaux s'ils venaient à disparaître de leur environnement naturel ou étaient détruits lors de grandes catastrophes. Pour Cary Fowler, membre du Global Crop Diversity Trust, à l'origine du projet avec la Banque génétique nordique de Norvège, le dépôt est "l'endroit idéal" pour stocker des semences. Il se compose de trois grandes chambres froides étanches logées dans un long tunnel en forme de trident, creusé à travers le permafrost dans le flanc d'une montagne de calcaire et de grès. L'archipel norvégien du Svalbard est situé à environ 1 000 kilomètres du pôle Nord, à l'intérieur du cercle arctique. Aucun arbre n'y pousse, mais on y dénombre quelque 2 300 habitants. Ces îles ont été choisies du fait de leur climat hostile et de leur inaccessibilité. En hiver, il y règne une température moyenne de - 14 °C. Le dépôt est protégé par de hautes murailles de béton renforcé, des portes d'acier blindées, et une garde d'ours polaires en maraude. "L'installation est conçue pour abriter deux fois plus de variétés de semences que celles dont nous connaissons l'existence, explique Fowler. Il ne sera pas rempli de mon vivant, ni du vivant de mes petits-enfants, mais, à de telles températures, les graines de végétaux essentiels comme le blé, l'orge et les pois peuvent survivre pendant mille ans", ajoute-t-il. Grâce au permafrost et à la roche qui entourent les tunnels, les échantillons resteront congelés, même en cas de panne du système de réfrigération ou d'augmentation de la température extérieure due au réchauffement planétaire. "Pour la planète, c'est une police d'assurance", déclare Fowler. Le 26 février, quand José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, et l'environnementaliste Wangari Maathai, lauréate du prix Nobel de la paix [en 2004], arriveront au Svalbard pour l'inauguration, le dépôt contiendra déjà quelque 250 000 échantillons. Les scientifiques impliqués dans le projet ont fait remarquer qu'une partie de la biodiversité mondiale avait déjà été mise à mal par les guerres et les catastrophes naturelles. Des réserves génétiques ont disparu en Irak et en Afghanistan à la suite de l'invasion américaine, et des banques de semences ont succombé à des catastrophes naturelles aux Philippines et au Honduras. Le dépôt du Svalbard semble d'ores et déjà avoir survécu à sa première épreuve écologique. Le 21 février, ce que l'on a présenté comme "le plus grand tremblement de terre de l'histoire de la Norvège", une secousse d'une magnitude de 6,2, a été enregistré près de l'archipel. Tony Peterson The Independent

20 févr. 2008

LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION
Le CILSS pour une implication des populationsOuagadougou abrite du 18 au 20 février 2008, la table ronde régionale de partage des résultats de la deuxième phase du Projet de communication participative (PCP) en appui aux actions de lutte contre la désertification. La rencontre est à l'initiative du Comité permanent inter-états de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS). Le secrétaire général du ministère de l'Environnement et du Cadre de vie, Alain Edouard Traoré, a présidé le lundi 18 février dernier, la cérémonie d'ouverture des trois journées d'échanges.Avec l'appui du Centre de recherche pour le développement international (CRDI), le Comité permanent inter-états de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) a initié le Projet de communication participative (PCP) intitulé : "intégration de la Communication participative dans les actions de lutte contre la désertification au Sahel (Phase II)". Du 18 au 20 février 2008 à Ouagadougou, se tient la table ronde régionale de partage des résultats dudit projet. Le secrétaire exécutif du CILSS, Alhausseini Bretaudeau, a indiqué que les échanges visent à assurer la pleine participation des populations aux actions initiées à leur profit : "Comment passer du concept de bénéficiaires à celui d'acteurs, afin que les communautés deviennent les véritables maîtresses de leur destin ?" Cette interrogation pose donc le problème de l'implication des populations aux chantiers de développement. Dans ce sens, le secrétaire général du ministère de l'Environnement et du Cadre de vie, Alain Edouard Traoré, a laissé entendre que "sans les populations il n'y a pas de développement". Aussi, les participants devront réfléchir sur les instruments d'évaluation des outils de communication développés au cours de la deuxième phase du PCP, les besoins et opportunités dans les différents pays en vue d'une recherche-action en appui aux actions de lutte contre la désertification et pour la préservation des ressources naturelles au Sahel. Guy Bessete, administrateur principal du programme de recherche du CRDI, s'est appesanti sur la contribution de la recherche au développement. Selon lui, 80% des budgets alloués il y a quelques années à la communication, ne semblent pas produire les résultats escomptés. Toute chose justifiant la tenue d'une telle rencontre. Débuté en juillet 2004 pour trois années, la deuxième phase du PCP mis en oeuvre en Gambie, en Mauritanie et au Burkina Faso a permis de mettre en place des mécanismes de développement communautaire. Les résultats obtenus sur le terrain ont été positivement appréciés. Par Philippe BAMA LE PAYS 20 02 08
Karité, l'or des femmes
PROTECTION DE L'ARBRE A KARITE: 4 organisations maliennes et burkinabè se donnent la main
Le projet d'appui aux initiatives paysannes pour la gestion durable des ressources du karité dans les territoires villageois du Mali et du Burkina a été lancé le 12 février dernier à Dédougou. La salle de conférences du centre Di Alfred Diban de Moundasso a servi de cadre à la cérémonie présidée par Ouétien Tibiri, président du conseil régional de la Boucle du Mouhoun, entouré des directeurs régionaux et un panel d'invités. Prévu pour durer 3 ans, ce projet qui est une initiative de l'intercoopération du Sahel sera coordonné par l'agence Corade au Burkina et Bacil au Mali, et permettra à 4 organisations paysannes maliennes et burkinabè de mener des actions pour la sauvegarde et la protection à long terme des peuplements de karité.Levier de la lutte contre la pauvreté en milieu rural, le karité (Vitellaria paradoxa) est de nos jours, selon des chercheurs, menacé de disparition au Mali et au Burkina qui sont parmi les plus grands producteurs mondiaux de karité. Cette essence n'en est devenu que plus vulnérable et ne parvient plus à régénérer, principalement à cause de la disparition progressive des jachères. Face à cette menace et compte tenu des importantes fonctions écologiques, alimentaires, économiques et culturelles du karité, l'intercoopération du Sahel, avec l'appui de la coopération suisse, a initié le projet "Shisun" pour le renforcement des femmes dans la gestion du karité au Mali et au Burkina. La fédération des producteurs professionnels de la Sissili (FEPPASI) et l'Union provinciale des producteurs de coton des Banwa (UPPCB) au Burkina, l'union des femmes productrices de karité des cercles de San et de Tominian (ASPROFER) et l'association des femmes rurales de Koutiala (CESIRI) au Mali sont les quatre organisations paysannes qui sont appuyées par le projet pour la gestion durable du karité. Trois ans durant, ces organisations paysannes burkinabè et maliennes vont, non seulement mettre en oeuvre des stratégies d'incitation à la protection du karité au sein des communautés, mais aussi définir un plaidoyer auprès des autorités publiques nationales et régionales afin qu'elles considérent le karité comme une filière porteuse et prennent des mesures qui améliorent la protection de la ressource. Selon Alexis Kaboré de l'agence Corade, le choix des femmes s'explique par le fait que les femmes rurales restent les principales actrices sur laquelle repose l'ensemble de la filière karité, aussi bien du point de vue de la récolte, de la transformation que de la commercialisation. Le ramassage des fruits, le conditionnement des amandes, la transformation en beurre et la vente de produit prétransformé, sont des activités exclusivement féminines. Elles sont également les principales utilisatrices des espaces de savane et de parcs agroforestiers. Malheureusement, ces femmes rurales disposent de peu de pouvoir de décision et sont souvent tenues à l'écart de la gestion du foncier rural et des ressources naturelles. L'objectif à atteindre au cours des trois années, c'est d'arriver à la participation active des femmes dans les décisions au niveau des villages, toute chose qui va déboucher sur l'amélioration durable de la gestion des parcs agroforestiers au Burkina et au Mali. Pour y parvenir, des activités de sensibilisation, d'information sur les méfaits de l'abattage de karité, la destruction de jeunes plants dans les champs, la cueillette des fruits immatures devront être menées. Aussi, des journées de protection, de production et de plantation des pieds de karité, l'installation de vergers à karité ainsi que des rencontres de concertation avec les chefs d'exploitation et les chefs coutumiers devront être organisées. Le temps est certes court pour de si grandes ambitions. Mais pour le chargé du programme d'intercoopération au Sahel, Célestin Dembélé, le pari est d'arriver à développer des mécanismes de diffusion qui permettent d'avoir un effet levier et attirer un maximum d'acteurs autour de la gestion du karité. Selon lui, de nombreuses initiatives sont en cours tant au niveau des familles paysannes que des instituts de recherches, avec divers essais de domestication, mais surtout de gestion et d'exploitation multifonctionnelle des savanes et parcs agroforestiers avec des processus de négociation entre tous les acteurs locaux impliqués. Le projet va travailler au renforcement des cadres de concertations et d'échanges entre les acteurs de niveaux intermédiaires au Burkina et au Mali. La promotion de réseaux de formation et d'information privilégiant la participation des femmes, la facilitation de processus pour la construction collective de connaissances et de leur diffusion, et le renforcement des capacités de plaidoyer des actrices et acteurs auprès des collectivités territoriales décentralisées, des services techniques déconcentrés et de l'Etat pourront contribuer à l'atteinte des objectifs. Tout en se réjouissant du choix de sa région pour le lancement officiel du projet, le président du conseil régional a invité les femmes, principales actrices de la filière karité, à mettre à profit l'accompagnement du projet pour conquérir leur place légitime dans les espaces où l'avenir du karité se dispute. Aussi a-t-il pris l'engagement de faciliter l'établissement des synergies nécessaires au succès du projet. La trentaine de membres des deux organisations faîtières burkinabè présente à la cérémonie a, pendant 72 heures, examiné les éléments du projet, son cadre logique, et élaboré un programme pour l'année 2008, échangé avec les conseils régionaux sur les dispositions de partenariat. Par Serge COULIBALY
Photos: http://www.capsurlemonde.org/faso/karite2.html

5 févr. 2008

RADIOACTIVITÉ - Un Touareg contre la pollution nucléaire... lire:

















"Un Touareg contre la pollution nucléaire. L'uranium de nos centrales est-il vraiment si propre? A Arlit, petite ville minière au Niger, les habitants vivent au quotidien avec la radioactivité. Témoignage."

AMINATOU

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23 janv. 2008

IL ETAIT UNE FOIS LES PHENICIENS

Il était une fois les Phéniciens
Jusqu’au 20 avril, l’Institut du monde arabe, à Paris, met à l’honneur « La Méditerranée des Phéniciens ». Spécialiste incontesté de Carthage, Mhamed Hassine Fantar revient sur l’odyssée et le rayonnement de ce peuple méconnu.
Ils étaient les Vénitiens de l’Antiquité. Audacieux peuple de marchands et de navigateurs originaires du Liban actuel, les Phéniciens ont établi les comptoirs le long des côtes de la Méditerranée, et ont fondé Carthage (Qart Hadash, « la ville nouvelle »), en 814 avant notre ère. C’est un des leurs, dont la postérité n’a pas retenu le nom, qui a réalisé pour le compte du pharaon Nechao II la première circum­navigation de l’Afrique, au VIIe siècle av. J.-C. Une prouesse stupéfiante. L’expédition, partie des rives de la mer Rouge, a mis trois ans pour longer les côtes orientales du continent, doubler le cap qui ne s’appelait pas encore de Bonne-Espérance, remonter par l’actuel golfe de Guinée et regagner l’Égypte en empruntant un détroit qui allait devenir celui de Gibraltar. Ce peuple et sa culture restent mal connus. L’Institut du monde arabe, à Paris, leur consacre une grande exposition. Intitulée « La Méditerranée des Phéniciens, de Tyr à Carthage », elle a ouvert ses portes le 6 novembre 2007, et doit durer jusqu’au 20 avril 2008. 470 pièces exceptionnelles, dont des chefs-d’œuvre de la statuaire empruntés au Louvre et aux musées de Berlin, Londres, New York et, bien sûr, Carthage et Beyrouth, ainsi que des objets mobiliers d’un grand raffinement et des tablettes en argile aident à saisir la profonde originalité de ce peuple de passeurs de langues et de cultures, qui ont transporté l’héritage assyro-babylonien d’un bout à l’autre de la Méditerranée. Spécialiste incontesté de Carthage, l’archéologue et historien tunisien Mhamed Hassine Fantar, 71 ans, est l’auteur d’une somme de travaux sur les mondes phénicien et punique. Directeur du Centre d’études phéniciennes, puniques et des antiquités libyques à l’Institut du patrimoine de Tunis, c’est un farouche détracteur des thèses, popularisées par les Romains et reprises par Flaubert, dans Salammbô, qui présentent les Carthaginois comme un peuple cruel et répugnant, adepte des sacrifices d’enfants. Il revient sur les grandes dates, le rayonnement et l’influence de cette civilisation qui a inventé l’alphabet, révolutionné la navigation, et légué à l’humanité de grandes figures de la mythologie.
Jeune Afrique : Qui sont les Phéniciens, que sait-on de leurs origines ?
Mhamed Hassine Fantar : Eux-mêmes ne se définissaient pas comme Phéniciens mais comme Cananéens. Ce sont des Sémites, les habitants autochtones des zones côtières de Syrie, du Liban et de Palestine. Le nom de Phéniciens vient des Grecs. Il renvoie à la couleur rouge caractéristique de la pourpre, fabriquée et commercialisée par les marchands de Tyr. Aux Phéniciens, les Grecs ont énormément emprunté : l’alphabet, le modèle de la cité-État et même des mythes fondateurs. Vers 1200 avant J.-C., les royaumes phéniciens ont été envahis par les peuples venus de la mer. Ce fut un prodigieux bouleversement sociopolitique : Byblos et Tyr ont été incendiés, et certaines cités détruites. Le « génie » des Cananéens a consisté à « absorber » les apports des Peuples de la Mer et à les bonifier. Pour marquer la césure entre avant et après cette invasion, les historiens ont pris l’habitude de parler de Cananéens pour désigner la période antérieure à 1200 av. J.-C., et de Phéniciens après.

Et ces mystérieux Peuples de la Mer, que sait-on d’eux ?
Peu de choses. Ils étaient d’origines très différentes, égéenne, lybique, etc. On suppose qu’ils ont déferlé après une série de famines consécutives à une explosion démographique. Ces peuples de pêcheurs et de marins employaient des navires à quille et à membrures et disposaient d’une supériorité navale. Ils ont été mis en déroute par les armées de Ramsès III et n’ont pas osé se frotter au grand empire assyro-babylonien. Ils se sont rabattus sur les petites cités côtières du pays de Canaan. Mais les Phéniciens, porteurs d’une culture puissante, ont reçu sans se perdre. Finalement, ils ont « digéré » les Peuples de la Mer, bénéficié de leurs technologies de navigation, et ont pu entreprendre de très grands voyages commerciaux autour de la Méditerranée. En un sens, ils ont été refécondés, ethniquement, culturellement et techniquement par les Peuples de la Mer.

Pourquoi les Phéniciens ont-ils d’abord fondé des comptoirs plutôt que des colonies, voire un empire ?
Au début, ils se sont effectivement cantonnés aux comptoirs. Un comptoir, c’est un abri, une halte et un dépôt de marchandises. On n’y fait pas sa vie, on n’y meurt pas. Commercialement, les Phéniciens étaient surtout des intermédiaires, des vendeurs de métaux précieux et de pourpre, même s’ils avaient aussi leur propre artisanat et excellaient dans le travail de l’ivoire. Pendant trois siècles, ils ont régné sans partage sur la Méditerranée, jusqu’au IXe siècle av. J.-C., époque du grand retour des Grecs. Ayant profité du « miracle phénicien », ces derniers avaient retrouvé un dynamisme commercial et démogra­phique, et commençaient eux aussi à ?fréquenter la Méditerranée occidentale. C’est à ce moment que les Phéniciens ont jeté leur dévolu sur des emplacements stratégiques pour installer des établissements permanents : Utique (Ifriqiya, actuelle Tunisie), Lixus (Maroc), Gadez (Espagne). Carthage a été fondé à cette époque. Ces « colonies » étaient généralement adossées à des centres urbains déjà existants, commerce oblige. Carthage devait servir de dépôt, de plaque tournante commerciale, mais surtout de base navale capable d’intervenir en cas de danger. C’était un moyen d’affirmer la prépondérance phénicienne en Méditerranée occidentale. Cette politique a payé, les Grecs n’ont jamais mis les pieds en Afrique du Nord. Les Phéniciens voulaient garder le contrôle de la navigation entre les deux bassins de la Méditerranée, et se sont appuyés sur Carthage, la Sicile et la Sardaigne. Ce qui leur a permis de sécuriser les mines d’or et d’argent de la péninsule Ibérique…

Pourquoi n’ont-ils pas cédé à la tentation de créer un Empire ?
Ils ne formaient pas un peuple politiquement unifié. Ils n’avaient pas non plus de réelles possibilités d’expansion territoriale, le pays de Canaan étant encerclé par deux grands royaumes, l’égyptien et l’assyro-babylonien. Au fil des siècles, leur situation est devenue de plus en plus précaire, car le roi assyrien exigeait d’eux des tributs toujours plus lourds et multipliait les incursions pour s’emparer de leurs richesses. Cette situation a fini par forcer les Phéniciens à s’éloigner de leur berceau, et Carthage a pris la relève de Tyr en devenant la Reine de la Méditerranée. Le sentiment d’appartenir à une civilisation unique s’est néanmoins perpétué, car d’un bout à l’autre de la Méditerranée les Phéniciens parlaient la même langue et honoraient les mêmes divinités.
En quoi Carthage et Tyr différaient-ils ?
Carthage a été conçu pour devenir la métropole dominante de la Méditerranée occidentale, mais n’a jamais été dans une logique de rivalité avec Tyr, bien que, politiquement, les deux métropoles aient adopté des systèmes très différents. Carthage était une république, dotée d’une Constitution, d’ailleurs décrite par Aristote dans Le Politique, Constitution sans doute bien antérieure à la Constitution athénienne. Les Carthaginois sont ethnoculturellement à la fois différents et semblables aux Phéniciens, car ils se sont mélangés avec les populations autochtones - les Berbères - et ont donné naissance aux Puniques. Carthage a connu son apogée bien avant Amilcar ou Hannibal, dès les VII-VIe av. J.-C. Et on connaît mieux son histoire que celle de Tyr. On suppose que Tyr, dont l’apogée remonte au Xe siècle, était plus orientale. Carthage a à son tour donné naissance à une civilisation dont l’empreinte est encore visible aujourd’hui. Le punique a irrigué toute l’Afrique du Nord. C’était la langue de cour des royaumes berbères de l’Antiquité, la langue du politique et aussi du religieux, des élites. Elle occupait exactement la même place que l’arabe dans l’Afrique du Nord précoloniale. Les îlots berbères qui n’ont pas été atteints par la pénétration culturelle punique sont aujourd’hui les bastions de l’amazighité.
Qu’est-ce qui explique que les Phéniciens, qui ont beaucoup été imités par les Grecs, et ont tant apporté à la civilisation universelle, soient si peu reconnus ?
Les Phéniciens ont été les premiers bâtisseurs de l’Union de la Méditerranée et les premiers à jeter des ponts entre les cultures. Pourquoi cet héritage a-t-il été occulté ? On a tendance à dire « malheur aux vaincus ». Mais il n’y a pas que ça. Les Phéniciens avaient le génie de la navigation, pas celui de la communication. C’est pour cela que leur apport est minoré. On ne retrouve pas trace chez eux d’une historiographie élaborée. D’eux, on ne sait que ce que les autres peuples ont bien voulu nous en dire. Leur postérité est biaisée, tributaire de la perception et des jugements des autres. Il faut méditer cette leçon, qui reste actuelle et doit nous interpeller, en tant qu’historiens arabes et qu’historiens du Sud : malheur aux peuples qui ne parlent pas eux-mêmes ! La Méditerranée des Phéniciens, de Tyr à Carthage, jusqu’au 20 avril 2008, Institut du monde arabe - 1, rue des Fossés-Saint-Bernard, 75005 Paris. www.imarabe.org
par PROPOS RECUEILLIS À TUNIS PAR SAMY GHORBAL
Jeune Afrique n°2454 du 20 au26 janvier 2008

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