26 août 2010
6 août 2010
Les touaregs, ce peuple mystérieux ! - C4N
Les touaregs, ce peuple mystérieux ! - C4N
Les Touaregs sont appelés également « hommes bleus » en référence à leur tenue de couleur indigo.
Ils s'appelaient d'origine « Kel Tamasheq » les gens du tamasheq ou encore « Kel Tagelmoust » ceux qui
Les Touaregs sont appelés également « hommes bleus » en référence à leur tenue de couleur indigo.
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20 juil. 2010
8 juil. 2010
Jean Rouch, le cinéaste qui découvrit le fleuve Niger « petit à petit » - Les blogs du Diplo
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jeudi 8 juillet 2010, par Philippe Rekacewicz
Tillabéry est un petit bourg situé à deux heures de route de Niamey, là où le fleuve Niger se scinde en une multitude de bras. Trois à quatre heures de pirogue sont nécessaires pour ceux qui
jeudi 8 juillet 2010, par Philippe Rekacewicz
Tillabéry est un petit bourg situé à deux heures de route de Niamey, là où le fleuve Niger se scinde en une multitude de bras. Trois à quatre heures de pirogue sont nécessaires pour ceux qui
La Mésopotamie: aux sources de l'écriture
actuel, des hommes inventent un système de codes organisé pour tenir une comptabilité de leurs échanges commerciaux : l'écriture cunéiforme était née.
Vingt perles en lapis-lazuli, quatre bracelets de cheville en argent, deux perruques, deux lits et huit domestiques : la dot de Simatum, princesse mésopotamienne promise à l'un des vassaux de son père, Zimri-Lim, le roi de Mari, comporte bien des trésors. Mais le principal n'est ni une parure, ni un meuble, ni même une robe. C'est une femme scribe. En cette première moitié du XVIIIe siècle avant notre ère, la fonction est masculine à une écrasante majorité. Mais la jeune épousée va rejoindre un harem. On lui a donc attribué une servante afin de
Vingt perles en lapis-lazuli, quatre bracelets de cheville en argent, deux perruques, deux lits et huit domestiques : la dot de Simatum, princesse mésopotamienne promise à l'un des vassaux de son père, Zimri-Lim, le roi de Mari, comporte bien des trésors. Mais le principal n'est ni une parure, ni un meuble, ni même une robe. C'est une femme scribe. En cette première moitié du XVIIIe siècle avant notre ère, la fonction est masculine à une écrasante majorité. Mais la jeune épousée va rejoindre un harem. On lui a donc attribué une servante afin de1 juil. 2010
Sommet sur la Grande muraille Verte Un mur pour endiguer la désertification - Hebdomadaire d'information et de réflexion - Burkina-Faso - Bendré
Sommet sur la Grande muraille Verte Un mur pour endiguer la désertification - Hebdomadaire d'information et de réflexion - Burkina-Faso - Bendré
Le premier sommet sur le projet de mise en place de la grande muraille verte s’est tenu à N’Djamena au Tchad, le 17 juin 2010. Une occasion pour les chefs d’Etat et de gouvernements des onze pays concernés par ce projet, de mettre en place une agence panafricaine de la Grande muraille verte.
Etaient présents à cette
Le premier sommet sur le projet de mise en place de la grande muraille verte s’est tenu à N’Djamena au Tchad, le 17 juin 2010. Une occasion pour les chefs d’Etat et de gouvernements des onze pays concernés par ce projet, de mettre en place une agence panafricaine de la Grande muraille verte.
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30 juin 2010
25 juin 2010
AFRICATIME - Le rendez-vous de l'Afrique sur Internet
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Les réponses à la sécheresse dans les pays du Sahel et à la crise alimentaire qui en découle restent insuffisantes, malgré la mobilisation des Etats et de leurs partenaires, a relevé le Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) à travers un communiqué publié mercredi.
"A l'entrée de la campagne agricole 2010-2011, la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel, déjà préoccupante, risque de
Les réponses à la sécheresse dans les pays du Sahel et à la crise alimentaire qui en découle restent insuffisantes, malgré la mobilisation des Etats et de leurs partenaires, a relevé le Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) à travers un communiqué publié mercredi.
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24 juin 2010
Lutte contre la désertification: UN PROJET DE MURAILLE VERTE DE 7000 KM LANCE AU TCHAD
FRATMAT.INFO - Lutte contre la désertification: UN PROJET DE MURAILLE VERTE DE 7000 KM LANCE AU TCHAD
Le projet de la Grande Muraille Verte (Gmv) a été officiellement lancé ce 17 Juin à N’Djamena au
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18 juin 2010
L'Afrique s'engage pour la "Grande Muraille verte" - LeMonde.fr
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Onze pays africains, réunis pour un premier sommet sur le sujet, ont rappelé jeudi 17 juin à N'Djamena (Tchad) leur engagement à développer la Grande Muraille verte qui doit, à terme, enrayer l'avancée du
Onze pays africains, réunis pour un premier sommet sur le sujet, ont rappelé jeudi 17 juin à N'Djamena (Tchad) leur engagement à développer la Grande Muraille verte qui doit, à terme, enrayer l'avancée du
17 juin 2010
Touaregs : nouvelle lueur d’espoir pour « le Nord »
Niger – Touaregs : nouvelle lueur d’espoir pour « le Nord »* - Temoust.org Le portail du peuple touareg berbère Kel Tamasheq
Vérité, justice, équité et réconciliation : les clés de l’unité et de la cohésion nationales, donc d’une vie politique apaisée.
Le Niger vient de connaitre un nouvel épisode de
Vérité, justice, équité et réconciliation : les clés de l’unité et de la cohésion nationales, donc d’une vie politique apaisée.
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3 juin 2010
22 mai 2010
10 mai 2010
4 mai 2010
Pr ALHOUSSEINI BRETAUDEAU, SECRETAIRE EXECUTIF DU CILSS - Les Editions Le Pays
"Le Sahel peut se nourrir"lundi 3 mai 2010
Famine au Niger, insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest, plus particulièrement au Sahel, période de soudure qui s’annonce. Autant de questions qui ont espéré avoir des réponses chez le Secrétaire exécutif (SE) du CILSS (Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel), le Pr Alhousséïni Brétaudeau. Pour y répondre, cet ancien professeur malien d’agronomie et d’agriculture qui a enseigné pendant une trentaine d’années son sacerdoce dans de nombreux pays africains, a daigné nous recevoir. C’était le samedi 1er mai 2010 dans
28 avr. 2010
19 avr. 2010
Desert song : en immersion chez les touaregs - Temoust.org | Le portail du peuple touareg berbère Kel Tamasheq
Desert song : en immersion chez les touaregs - Temoust.org Le portail du peuple touareg berbère Kel Tamasheq
Dans le désert algérien, une guitare électrique. C’est Tamikrest. Le groupe chante la colère et la douleur des Touaregs, peuple de nomades obligés de
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16 avr. 2010
14 oct. 2009
Tinariwen, porte-voix musical et politique berbère - LeMonde.fr
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Tinariwen a été le porte-voix de la rébellion touarègue au Mali, au début des années 1990. Il attire un public jeune, enthousiaste, qui n'a aucune notion de
Tinariwen a été le porte-voix de la rébellion touarègue au Mali, au début des années 1990. Il attire un public jeune, enthousiaste, qui n'a aucune notion de
17 août 2009
Les Touaregs... - A l'affiche - WebArabic
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Les Touaregs racontés aux enfants. Ils vivent dans dans le Sahara central, l’Algérie, la Libye et sur les bordures du Sahel, Niger, Mali, et Burkina Faso : les Touaregs. A travers ce livre, Jean-Marc Durou et David Giraudon font découvrir aux
Les Touaregs racontés aux enfants. Ils vivent dans dans le Sahara central, l’Algérie, la Libye et sur les bordures du Sahel, Niger, Mali, et Burkina Faso : les Touaregs. A travers ce livre, Jean-Marc Durou et David Giraudon font découvrir aux
10 août 2009
Seneweb news : Environnement - La Grande Muraille Verte, ‘’ une réponse africaine à un drame africain’’, selon Djibo Kâ
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L’édification de la Grande Muraille Verte, du Sénégal à Djibouti, est ‘’une réponse africaine à un drame africain’’, a déclaré samedi le ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature des Bassins de rétention et
L’édification de la Grande Muraille Verte, du Sénégal à Djibouti, est ‘’une réponse africaine à un drame africain’’, a déclaré samedi le ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature des Bassins de rétention et
3 août 2009
Alger : 2 000 ans sous la terre - Le Monde.fr
Alger : 2 000 ans sous la terre - Le Monde.fr
LE MONDE 01.08.09 13h59 • Mis à jour le 01.08.09 13h59
Alger Envoyé spécial
élicatement tamponnée avec une éponge humide, la mosaïque polychrome révèle, après quinze siècles d'oubli, l'éclat de ses rouges, de ses jaunes, de ses noirs et la délicatesse de ses motifs. La chaleur de l'été algérois a tôt fait d'évaporer l'eau. Les tesselles perdent immédiatement leur éclat, s'affadissent en couleurs passées, brûlées par la lumière trop crue,
comme s'évanouit un rêve.
Les archéologues viennent de mettre au jour le sol décoré d'une basilique paléochrétienne, datant à première vue du Ve ou du VIe siècle. Ils ne peuvent s'attarder dans cette contemplation, affiner la datation ou vérifier leurs hypothèses. Ils ont déjà repéré, en dessous, des vestiges plus anciens, un mur datant du Ier ou du IIe siècle de notre ère, qu'il faut vite excaver.
Tout autour du chantier, gronde la rumeur impatiente d'Alger. Place des Martyrs, au pied de la Casbah et de la grande mosquée Djamâa el-Jdid, là où bat le coeur de la capitale, deux larges trous ont été ouverts de chaque côté d'un monument érigé en l'honneur des héros de la guerre d'indépendance. A la pelleteuse et au pinceau, les fouilles exhument, palier après palier, le riche passé de la ville.
Vingt mètres sous terre passera bientôt la première ligne de métro, qui devrait être achevée à la fin de 2009. Une station doit être percée, place des Martyrs. Or le pays s'est doté d'une loi qui protège les monuments historiques. Le périmètre est en outre classé par l'Unesco au Patrimoine mondial de l'humanité depuis 1992. Les autorités ont donc commandé des sondages du sol, sous la responsabilité conjointe du Centre national de la recherche archéologique, de l'Office national de gestion et d'exploitation des biens culturels et de la Direction de la culture de la wilaya d'Alger.
L'Algérie a demandé l'appui technique de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) français, rodé à ce type de fouilles express, sous la pression des aménageurs. "Nous ne faisons pas à la place des Algériens, précise François Souq, 53 ans, directeur de l'Inrap Méditerranée. Nous transmettons un savoir-faire." Quatre archéologues français et une douzaine de confrères algériens creusent ainsi depuis un mois, six jours par semaine, neuf heures par jour, par plus de 40 ºC.
Sous la croûte de bitume, les traces de la première colonisation française ont été relevées. Puis l'étage ottoman a été excavé, laissant apparaître ce qui pourrait être une mosquée, quelques rues au pavement de galets et les traces d'un souk. La strate médiévale a été plus décevante, signalant un déclin de la cité à cette époque que relatent d'ailleurs la plupart des textes. Puis, il y eut la découverte de la basilique, large d'une vingtaine de mètres, flanquée de sépultures dont les ossements ont - hélas ! - mal résisté au temps. Des bases de colonnes subsistent également. Affleure juste en dessous le Bas-Empire.
Il reste encore trois bons mètres à excaver avant de heurter le tablier de roche schisteuse. Avec l'espoir d'atteindre l'époque de l'apogée romaine et, qui sait, l'ancien comptoir phénico-punique, connu dans les livres sous le nom d'Ikosim, dès le IIIe siècle avant notre ère. "Des sites comme celui-ci, on en a une ou deux fois dans sa vie, assure François Souq. Nous faisons remonter deux mille ans d'histoire sur 7,50 mètres de stratigraphie. Et c'est à Alger, une ville emblématique." Le temps presse. Les archéologues ont huit semaines pour achever leur diagnostic et rédiger un rapport sur leurs découvertes. "Nous ne devons pas être considérés comme ceux qui bloquent les projets de développement", disait Kamel Stiti, 44 ans, l'archéologue algérien qui codirige le chantier avec François Souq. Les ministères de la culture et des transports ferrailleront pour décider de l'ampleur des fouilles qu'il conviendra d'accomplir ensuite, débat classique entre défenseurs du passé et promoteurs de l'avenir.
Dans la jeune République algérienne, née des affres de la guerre d'indépendance, se greffe une autre considération, plus politique. Jamais des recherches préventives d'une telle ampleur n'avaient été entreprises. Tout juste avait-on trouvé, au hasard des coups de pioche, quelques pièces puniques ou les restes d'une domus romaine.
Le pays ancre son nationalisme dans la lutte contre le colonialisme. Mais l'histoire de cette terre est celle de l'assimilation successive par les populations berbères des apports extérieurs, qu'ils soient envahisseurs ou protecteurs encombrants. La ville aura été Ikosim, Icosium, El-Djezaïr puis Alger. Phéniciens, Romains, Vandales, chrétiens, pirates, conquérants arabes, janissaires de l'Empire ottoman ont ainsi laissé leurs empreintes successives dans le sol, pris et donné, pillé et enrichi.
Les Français sont venus à leur tour. Ils ont remanié la basse Casbah, au milieu du XIXe siècle, ont construit des immeubles haussmanniens avec les matériaux trouvés sur place. Mais chaque nouvel arrivant semble avoir fait de même, comme l'atteste le réemploi des pierres. "Nous découlons d'un brassage des civilisations", en conclut Kamel Stiti. Très suivi par les médias algériens, le chantier archéologique est ainsi devenu une quête identitaire.
Benoît Hopquin
L'Algérie en six dates
IIIe siècle avant notre ère Fondation d'Ikosim, un comptoir phénico-punique, sur une côte où vivaient les Amazighs, devenus les Berbères. La cité dépend bientôt du royaume de Maurétanie, sous Juba II (environ - 25 à 23 de notre ère).
40 de notre ère Rome accentue sa domination. Icosium est un municipe jusqu'en 372, où les Berbères se révoltent. La ville passe sous domination vandale.
VIIe siècle Arrivée de l'islam et implantation de la tribu des Beni Mezrenna.
960 Le Berbère Bologhine Ibn Ziri refonde la cité, qui tombe bientôt aux mains des Almoravides et des Almohades.
1516 Les frères Barberousse prennent possession de la ville.
1830-1962 Colonisation française.
Article paru dans l'édition du 02.08.09
LE MONDE 01.08.09 13h59 • Mis à jour le 01.08.09 13h59
Alger Envoyé spécial
élicatement tamponnée avec une éponge humide, la mosaïque polychrome révèle, après quinze siècles d'oubli, l'éclat de ses rouges, de ses jaunes, de ses noirs et la délicatesse de ses motifs. La chaleur de l'été algérois a tôt fait d'évaporer l'eau. Les tesselles perdent immédiatement leur éclat, s'affadissent en couleurs passées, brûlées par la lumière trop crue,
comme s'évanouit un rêve.Les archéologues viennent de mettre au jour le sol décoré d'une basilique paléochrétienne, datant à première vue du Ve ou du VIe siècle. Ils ne peuvent s'attarder dans cette contemplation, affiner la datation ou vérifier leurs hypothèses. Ils ont déjà repéré, en dessous, des vestiges plus anciens, un mur datant du Ier ou du IIe siècle de notre ère, qu'il faut vite excaver.
Tout autour du chantier, gronde la rumeur impatiente d'Alger. Place des Martyrs, au pied de la Casbah et de la grande mosquée Djamâa el-Jdid, là où bat le coeur de la capitale, deux larges trous ont été ouverts de chaque côté d'un monument érigé en l'honneur des héros de la guerre d'indépendance. A la pelleteuse et au pinceau, les fouilles exhument, palier après palier, le riche passé de la ville.
Vingt mètres sous terre passera bientôt la première ligne de métro, qui devrait être achevée à la fin de 2009. Une station doit être percée, place des Martyrs. Or le pays s'est doté d'une loi qui protège les monuments historiques. Le périmètre est en outre classé par l'Unesco au Patrimoine mondial de l'humanité depuis 1992. Les autorités ont donc commandé des sondages du sol, sous la responsabilité conjointe du Centre national de la recherche archéologique, de l'Office national de gestion et d'exploitation des biens culturels et de la Direction de la culture de la wilaya d'Alger.
L'Algérie a demandé l'appui technique de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) français, rodé à ce type de fouilles express, sous la pression des aménageurs. "Nous ne faisons pas à la place des Algériens, précise François Souq, 53 ans, directeur de l'Inrap Méditerranée. Nous transmettons un savoir-faire." Quatre archéologues français et une douzaine de confrères algériens creusent ainsi depuis un mois, six jours par semaine, neuf heures par jour, par plus de 40 ºC.
Sous la croûte de bitume, les traces de la première colonisation française ont été relevées. Puis l'étage ottoman a été excavé, laissant apparaître ce qui pourrait être une mosquée, quelques rues au pavement de galets et les traces d'un souk. La strate médiévale a été plus décevante, signalant un déclin de la cité à cette époque que relatent d'ailleurs la plupart des textes. Puis, il y eut la découverte de la basilique, large d'une vingtaine de mètres, flanquée de sépultures dont les ossements ont - hélas ! - mal résisté au temps. Des bases de colonnes subsistent également. Affleure juste en dessous le Bas-Empire.
Il reste encore trois bons mètres à excaver avant de heurter le tablier de roche schisteuse. Avec l'espoir d'atteindre l'époque de l'apogée romaine et, qui sait, l'ancien comptoir phénico-punique, connu dans les livres sous le nom d'Ikosim, dès le IIIe siècle avant notre ère. "Des sites comme celui-ci, on en a une ou deux fois dans sa vie, assure François Souq. Nous faisons remonter deux mille ans d'histoire sur 7,50 mètres de stratigraphie. Et c'est à Alger, une ville emblématique." Le temps presse. Les archéologues ont huit semaines pour achever leur diagnostic et rédiger un rapport sur leurs découvertes. "Nous ne devons pas être considérés comme ceux qui bloquent les projets de développement", disait Kamel Stiti, 44 ans, l'archéologue algérien qui codirige le chantier avec François Souq. Les ministères de la culture et des transports ferrailleront pour décider de l'ampleur des fouilles qu'il conviendra d'accomplir ensuite, débat classique entre défenseurs du passé et promoteurs de l'avenir.
Dans la jeune République algérienne, née des affres de la guerre d'indépendance, se greffe une autre considération, plus politique. Jamais des recherches préventives d'une telle ampleur n'avaient été entreprises. Tout juste avait-on trouvé, au hasard des coups de pioche, quelques pièces puniques ou les restes d'une domus romaine.
Le pays ancre son nationalisme dans la lutte contre le colonialisme. Mais l'histoire de cette terre est celle de l'assimilation successive par les populations berbères des apports extérieurs, qu'ils soient envahisseurs ou protecteurs encombrants. La ville aura été Ikosim, Icosium, El-Djezaïr puis Alger. Phéniciens, Romains, Vandales, chrétiens, pirates, conquérants arabes, janissaires de l'Empire ottoman ont ainsi laissé leurs empreintes successives dans le sol, pris et donné, pillé et enrichi.
Les Français sont venus à leur tour. Ils ont remanié la basse Casbah, au milieu du XIXe siècle, ont construit des immeubles haussmanniens avec les matériaux trouvés sur place. Mais chaque nouvel arrivant semble avoir fait de même, comme l'atteste le réemploi des pierres. "Nous découlons d'un brassage des civilisations", en conclut Kamel Stiti. Très suivi par les médias algériens, le chantier archéologique est ainsi devenu une quête identitaire.
Benoît Hopquin
L'Algérie en six dates
IIIe siècle avant notre ère Fondation d'Ikosim, un comptoir phénico-punique, sur une côte où vivaient les Amazighs, devenus les Berbères. La cité dépend bientôt du royaume de Maurétanie, sous Juba II (environ - 25 à 23 de notre ère).
40 de notre ère Rome accentue sa domination. Icosium est un municipe jusqu'en 372, où les Berbères se révoltent. La ville passe sous domination vandale.
VIIe siècle Arrivée de l'islam et implantation de la tribu des Beni Mezrenna.
960 Le Berbère Bologhine Ibn Ziri refonde la cité, qui tombe bientôt aux mains des Almoravides et des Almohades.
1516 Les frères Barberousse prennent possession de la ville.
1830-1962 Colonisation française.
Article paru dans l'édition du 02.08.09
20 juil. 2009
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